RÉPONSE DE TRAJAN A PLINE
« Vous avez, mon trés-cher Pline, suivi la «voie que vous deviez suivre dans l'instruc- « tion du procès des chrétiens qui vous ont été « déférés; car il n'est pas possible d'établir une « forme certaine et générale dans ces sortes « d'affaires. Il ne faut pas en faire perquisi- « tion; s'ils sont accusés et convaincus, il les « faut punir. Si pourtant l'accusé nie qu'il soit
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« Chrétien, et qu'il le prouve par sa conduite, « je veux dire en invoquant les Dieux, il faut « pardonner à son repentir. Au reste, dans « nul genre de crimes, on ne doit reoevoirde « dénonciations anonymes; car cela est trés- « éloigné de nos maximes. »
Cette affectation de haute équité et de compassion miséricordieuse ne fait que mieux ressortir le caractère particulier de cette troisième persécution.
au commencement du 2^^ siècle
Au commencement du 11""^ siècle, tous les Apôtres sans exception étaient morts; mais ils avaient laissé des disciples, et constitué le sacerdoce en établissant les relations hiérar-
chiques del'Evêque, du Prêtre, du Diacre, et des Fidèles. Les 4 évangiles de saint Mathieu de saint Marc, de saint Luc et de saint Jean, ainsi que les Epitres Apostoliques, avaient été publiés, et circulaient sous forme de manuscrits sacrés dont il était donné lecture dans les Assemblées et qui contenaient la substance du dogme Chrétien. Il n'y avait pas encore d'édifices spécialement consacrés au culte, puisque la religion Chrétienne n'était'pas reconnue; mais des autels régulièrement bénits existaient déjà dans certainesmaisons privées. Ainsi à Rome la tradition rapporte que le premier autel avait été dressé dans la maison du sénateur Pudens, converti des premiers par saint Pierre, et dontles filles Pudentienne et Praxède, par leur foi vive et leur charité ardente, ont méritéles honneurs de la canonisation.
Quatre grands centres de Chi-étienté s'é-
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taient formés: le premier à Rome, qui devint de prime abord latète et le cœur de la société Chrétienne, et trois autres à Alexandrie, à Antioche et à Jérusalem,
C'étaient comme autant de patriarcats qui englobaient chacun dans leur juridiction un grand nombre d'églises particulières.
L'Eglise d'Alexandrie avait été fondée par saint Marc disciple de saint Pierre.
L'évêque Evariste, successeur de Clément l**" était alors le chef de la Chrétienté Romaine, et l'évêque Ignace occupait le siège épiscopal d'Antioche.
Tel était l'état des choses au point de vue religieux lorsque l'Espagnol Trajan fut promu au gouvernement de l'Empire Romain.
C'était un grand général, et un tout autre Empereur que Néron et Domitien.
Il nous reste donc à expliquer d'où pouvait provenir son animosité contre la religion
Chétienne qui commençait à attirer l'attention du monde Païen.