ap. J. G
Le Droit romain et la Religion chrétienne.
A la mort d'Héliogabale, roccasion était belle pour ce qu'on peut appeler avec quelque raison dans TEmpire le parti civil, composé de lettrés, de philosophes, et surtout alors de jurisconsultes, depuis que l'enseignement du droit, devenu public à partir d'Adrien, avait perfectionné encore cette science et multiplié ses adeptes. Le sénat tenta en effet de s'approprier, pour ainsi parler, le nouvel empereur, Alexandre, en lui co'nférant en un jour les titres de César, d'Auguste, avec le grand pontificat, la puissance tribunitienne et l'empire proconsulaire. Il aurait voulu, pour prendre encore mieux possession de lui, lui faire adopter le nom d'Antonin, qui rappelait Tépoque la plus libérale et comme la plus civile de Tempire *. Le nouveau souverain refusa ce nom, si difficile à bien porter, et d'ailleurs souillé par Héliogabale; et il donna bonne opinion de lui, en déclarant qu'il aimait mieux laisser un nom que le sénat pût ensuite offrir à ses successeurs.