‹ Les empereurs romains (volume 2)Chapitre 110 sur 122 · Eusèbe, Vit, Const., u · texte numérisé non relu

Eusèbe, Vit, Const., u

% Eusèbe, HisL eccl., vr, 5. — Socr., i, 18. — Joro., Df re6. get. c. 26. -i* Zonare, un, p. 8. — P&n. Vet., iz, 14.

païen, Thistoire de ses prédécesseurs, ne manquaient pas de Tenlretenir, quoique avec des vues différentes, dans le même ordre d'idées.

Entre ces deux directions contraires, on comprend que le choix de la divinité protectrice, qui présidait à ses destinées, restât longtemps douteux dans Tâme de Constantin, quoiqu'il s'avançât tous les jours progressivement vers le christianisme. La victoire d'Andrinople fit cesser presque toutes ses hésitations. Il ne pouvait guère douter maihtenant d'avoir trouvé le Dieu tout- puissant; et il savait à qui il devait de la reconnaissance. Zonare *, Cedrenus et Libanius nous assurent que son changement décisif date de cette époque. On surprend le fait sur le vif dans le préambule de l'édit par lequel, arrivé en Orient, Constantin rend aux chrétiens de ce pays leurs temples, leur liberté, leurs biens, t C'est la Divinité, dit-il, qui, me prenant aux bords de l'Océan britannique, où le soleil se couche, m'a transporté victorieux aux contrées du soleil levant, pour que l'humanité fût ramenée à la foi bienheureuse, sous la conduite d'un maître tout-puissant; et, quelle est cette divinité? Celle qui seule existe véritablement et qui a établi à travers les âges son inébranlable puissance. Dieu puissant, très-bon et très-grand, c'est toi aussi que je crains et que je révère ; c'est sous ta main puissante que je veux gouverner paisiblement ton peuple, pour l'utilité du monde entier. Que personne donc n'inquiète son prochain, que chacun fasse ce qui lui convient, que chacun aide même son prochain, s'il lé peut; s'il ne le peut pas, qu'il le laisse du moins en paix. Que ceux qui se refusent à la vérité, conservent les temples de l'erreur, puisqu'ils le désirent ; nous, nous habiterons la splendide demeure de la foi, et nous

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