‹ Les empereurs romains (volume 2)Chapitre 33 sur 122 · Suet. C/., II · texte numérisé non relu

Suet. C/., II

pour sa personne, excepté quand il était à table; il célébrait en famille ses événements de famille^ naissances ou mariages. Le sénat fut l'objet particulier de ses attentions et de ses respects. Celte noble assemblée, sur laquelle il promit dès le premier jour de s'appuyer *, fournit comme au temps d'Auguste un conseil privé à Tempereur, fut consultée dans toutes les occasions importantes, et rentra en possession des deux provinces d'Achaïe et de Hacé* doine dont elle avait été privée. Au sénat, Claude s'asseyait sur un siège de tribun entre les deux consuls; il ne négligea jamais de témoigner aux magistrats en exer* cice autant de déférence que tous les autres citoyens. Cependant il acheva souvent de dépouiller le sénat et ses magistrats de leur antique puissance, pour la faire passer entre les mains des agents, des serviteurs discrets du vrai gouvernement qu'Auguste avait substituée Rome et dans les provinces à Tancien. Le sénats à l'occasion de la Grande-Bretagne, ne déclara plus la guerre, ne ratifia plus les traités de paix; il ne jugea guère que les rois alliés ou les sujets des Romains. Si les sénateurs ne prêtèrent plus individuellement serment, ils ne sortirent plus d'Italie sans la permission impériale. Les simples procurateurs et lieutenants des empereurs dans les provinces, chevaliers ou môme affranchis, obtinrent, par un sénatus-consulte, de partager avec les magistrats en titre de vraies attributions administratives et judiciaires. Leurs jugements furent valables et leurs volontés eurent force de loi.

L'entretien et les plaisirs du peuple étaient une des plus importantes préoccupations impériales; et les prodigalités de Ca'îus ne les avaient pas amoindries. Rien ne fut négligé sous Claude pour mettre à l'abri des

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