Eckhel, Doctr, num.^ vi, Î
NÉRON. ns
assistât aux délibérations, inspirât toutes les volontés*. Elle donna enfin elle-même Tordre du meurtre de M. Silanus. Rien cependant de plus étrange à Rome, de plus choq-nnt que cette nouveauté. Une femme dans la république romaine gouverner, administrer ! Une femme» incapable de toute charge publique, n'échappant, en droit, à la puissance paternelle que pour tomber sous la puissance maritale, ne pouvant exercer la tutelle de ses enfants, une femme tenir l'Etat, Rome, l'Empire en tutelle t N'était-ce pas une double anomalie politique et civile? Elle blessa tous les yeux, froissa tous les préjugés, souleva toutes les consciences.
Les deux personnages qui étaient le plus à même, bien que créatures d'Agrippine, de s'opposer à cette nouveauté, étaient Burrhus et Sénéque. Leur conscience de Romain , leur ambition d'homme les y poussaient Ils étaient sûrs de trouver un appui dans le sénat, dans le peuple peut-être; ils en chercbèrent un autre plus facile encore à rencontrer dans l'amour-propre de Néron, qui n'aimait pas à être mis en tutelle et effacé sur le trône même par sa mère. Burrbus et Sénéque proûtérent de la première faute que commit Agrippine aux yeux des Romains^ bien que dans l'intérêt de l'empire, pour l'éloigner du pouvoir. Ils protestèrent contre le sang versé de Silanus et de Narcisse, au nom de Néron qui voulait inaugurer avec son règne le régime de la clémence. Ils éloignèrent de la cour Pallas l'affranchi. Le sénat enhardi revint sur quelques édits de Claude malgré l'opposition de l'impératrice mère, qui prétendit alors défendre les actes, l'honneur du défunt. Il osa davan- , tage; il s'abstint désormais de tenir ses séances au palais impérial. Les honneurs quittaient Agrippine; elle voulut
l. DioD, Lxi. — Suet., Nér.j 9.
aller les prendre et se rendit elle-même au sénat. C'était un jour où les ambassadeurs arméniens venaient rendre hommage au sénat el au peuple romain. Agrippinc entre, se dirige vers la première place, qu'elle veut occuper. Sur un mot de Sénèque, Néron descend de son siège, va au-devanl de sa mère, et, sous prétexte de lui témoigner sa tendresse, l'empereur, lui donnant un autre siège, épargne à Tempire, dit Tacite, cette honte. C'était renverser la régence, proclamer la déchéance d'Agrippine.
Rome vit avec plaisir ce déplacement du pouvoir. Le sénat espéra y retrouver l'occasion de ressaisir son influence. Le pouvoir était au moins occupé par deux simples et libres citoyens dans lesquels on prenait confiance. Le sénat reconquit en effet une partie de ses attributions. Il restitua aux magistrats républicains des fonctions qui avaient passé aux magistrats impériaux et porta un coup aux délateurs en défendant de rémunérer les avocats, Néron, bien conseillé^ se montra généreux pour tous; il assura aux Sénateurs pauvres des pensions et au peuple des jeux. Les plus grandes espérances reposaient surtout sur Burrhus et Sénèque. Ne représentaient-ils pas au pouvoir une doctrine, une opinion, presque un parti qui pouvait être appelé à jouer un rôle dans Tempire?
Le stoïcisme avait été vaincu avec Caton et Brutus ; on le croyait disparu en même temps que la république sous la victoire de l'épicurisme et de l'empire. Auguste, sur le conseil de Mécène, avait éloigné les stoïciens de son gouvernement. Sous Caligula et sous Claude deux stoïciens avaient perdu la vie, dont le célèbre Petus. Cependant, continuant à disputer à l'ennemi la direction pratique de la vie, les Potion, les Attale, les Fabianus, nouveaux docteurs de l'école de Zenon, avaient continué à faire plus de prosélytes qu'on n'aurait pu l'attendre dans une partie de la société romaine et particulièrement
de l'aristocratie. Le stoïcisme était devenu la consolation de toutes les âmes fortes, de tous les cœurs libres encore, grâce à ses nouveaux adeptes, les Musonius Rufus, les Cornutus, les Démëtrius le Cynique même. Incapables de plier leurs cœurs aux vices du temps, et de prêter leurs mains à l'oppression impériale; trop fiers, il est vrai, pour s'intéresser au mal même en le combattant, et pratiquant en politique le sustine et Vabstine. les stoïciens restaient au moins debout et purs sous la tyrannie et au milieu du débordement général, comme une protestation. On leur reprochait leur attachement étroit aux vieux préjugés de l'aristocratie romaine. On les estimait cependant, et le nom du Portique^ sorle de mot de ralliement pour ceux qui pensaient de la même manière, survivait comme une espérance aux ruines de toute vertu et de toute liberté.
Sous Néron, Sénéque, bien qu'il ne partageât la rigueur ni des principes du stoïcisme, ni des vieux préjugés romains, et qu'il n'eût pas surtout plus de constance dans ses maximes que dans sa conduite, pouvait cependant passer, en morale, pour un stoïcien de coûr. Burrhus, quoiqu'un peu courtisan en môme temps que soldat, appartenait par son caractère à la môme doctrine. C'est pourquoi on espérait en eux. Tous deux confièrent en effet le commandement des légions d'Orient à l'honnête Corbulon pour y rétablir la discipline; ils fortifièrent au sénat Cassius, le descendant du conjuré, et Thraséaî^, le plus honnête caractère du temps, de Plautius Lalera • nus et de quelques autres. On recommença à croire sinon à la vertu, au moins à l'honnêteté, sinon à la liberté, au moins à un despotisme tempéré.
Ce que demandaient surtout les stoïciens de Burrhus et de Sénèque^ c'était qu'ils inspirassent à leur pupille de nobles sentiments, à la hauteur de sa puissance. Ayant des
sentiments humbles comme leur fortune, ils n'espéraient pas qu'ils en fissent un citoyen prêt à rendre à Rome la république désormais condamnée ; ils voulaient au moins en lui un maître noble et généreux. Burrhus, Sénèque tentèrent l'œuvre. Le tribun entraînait quelquefois son élève au camp des prétoriens pour lui faire partager leurs exercices militaires ; Sénèque, directeur de conscience habile, quand il voulait, adressait à son élève ses livres: De la clémence y De la colère^ De la sagesse. Mais Néron persistait à mieux aimer conduire un char dans la carrière qu'une cohorte sur le champ de manœuvres. Il répétait volontiers quelques mots heureux que lui soufflait Sénèque : € Je voudrais ne pas savoir écrire, » disait-il quand on lui présentait une condamnation à signer; ou bien encore, si on lui votait des actions de grâces : « Attendez que je les aie méritées. » Mais il ne fallait pas lui demander de plus grands sacrifices pour acquérir une popularité facile. Néron était jeune, il aimait la compagnie des jeunes gens, non pas des meilleurs; et, parmi eux, Othon, Sénécion, jeunes voluptueux, sans compter l'histrion Paris, étaient les maîtres imberbes d'une philosophie qui n'avait plus besoin de docteurs, tant elle était universellement pratiquée : celle du plaisir. En vain Sénèque essaya de pousser au milieu de celte jeune cour pour flatter, entretenir au moins chez Néron les goûLs élevés, deux jeunes gens, philosophes et poètes, le Toscan Perse et l'Espagnol Lucain, tous deux ayant à des degrés différents une certaine teinture de stoïcisme, Néron n'aimait guère la vertu un peu raide et gourmée du premier, et il ne goûtait la redondance du second que si elle vantait sa divine puissance comme au commencement de la Pharsale. Il consentait encore quelquefois à rivaliser avec eux de poésie. Mais il n'aimait à entendre parler philosophie qu'après boire, pour voir les philosophes se disputer. A cette corn-
pagnie, d'ailleurs, à ces rivalités poétiques, à ces joutes de philosophes, il préférait de beaucoup la société des libertins, des histrions ou de l'affranchie Acte, elles querelles du théâtre, qu'il excitait sous main lui-même. Les nuits, il les donnait tout entières à ces goûts. Il s'en allait sous des habits et sous une chevelure empruntés, avec ses plus chers compagnons, courir les rues de Rome, insultant les passants et les femmes, tantôt baltant, tantôt battu, pour aller attendre ensuite le lever du jour dans les orgies et les débauches du pont Milviufs. Les précepteurs, après avoir essayé de quelques observations, prirent le parti de se taire et de fermer les yeux ; faisant la part du feu, ils voulaient attendre que l'âge et la raison calmassent cette jeune effervescence.
Agrippine profita des premiers vices que fit paraître Néron, des premières fautes c,ue lui laissèrent commettre ses maîtres pour tâcher de reprendre le pouvoir. Elle revint menaçante, et Brilannicus à la main, redemander son fils à ses précepteurs négligents, et à l'empire son maître. Attaqué dans ses plaisirs, Néron surprit aussitôt les secrets du régime impérial. Britannicus fut condamné. Néron conçut, prépara, fit exécuter le crime sous ses yeux. En plein banquet de famille, on versa au fils de Claude le poison préparé par Locuste. Il tomba frappé comme par la foudre. Du premier coup Néron eut l'inipassibililé du bourreau et l'intelligence politique du despote*.
Agrippine pouvait aisément comprendre que son fils avait voulu l'atteindre dans Britannicus. Elle recueillit la fille de Claude, la sœur de Britannicus, Oclavie, épouse outragée, délaissée déjà par Néron. On la vit rassembler de l'argent avec plus de soif encore qu'à l'ordinaire, pra-
i. Tacite, Ann., xiii, de 14 à 18.
tiquer des centurions et quelques grands personnages. Néron la priva d'abord de ses licteurs, la relégua loin de son palais, dans la maison d'Àntonie^ et n'alla plus la voir sans une escorte de prétoriens. Bientôt les délations atteignirent Agrippine abandonnée. Deux femmes, Lepida qu'elle avait persécutée, Domitia, autre tante de Néron, la firent accuser de comploter la perte de son fils et Tusurpalion de l'empire, en offrant sa main au riche et considéré sénateur Rubellius Plaulus. L'empire arrivé à Néron par le mariage d'Agrippine, pouvait passer ainsi dans une autre main. Avec la rapidité qui avait frappé Britannicus, Néron allait condamner sa mère. Burrhus et Sénèque eurent beaucoup de peine à décider celui qui avait promis de ne point ressembler à Claude, à entendre sa mère accusée. Agrippine, mandée, au lieu de se défendre, accabla de mépris ces femmes et ces valets conjurés contre elle; elle rappela ses bienfaits, ses crimes mêmes, dont elle n'avait plus que la honte, et obtint le châtiment ou l'exil de ceux qui l'accusaient, à l'exception de l'histrion Paris, qu'on ne put arracher à l'amitié de l'empereur ; puis elle rentra dans sa solitude, impuissante mais respectée.
Agrippine vaincue, un partage tacite se fit entre Néron et ses tuteurs, Burrhus et Sénèque. Pour garder la direction des affaires, le tribun et le philosophe lâchèrent la bride aux passions impériales. A eux et au sénat le soin de la république; au jeune empereur les plaisirs. Pourvu qu'on empêchât le retour de ces violences sanguinaires dont on avait déjà vu les signes, on était satisfait. Ce partage peu honorable assura cependant à Rome et à Tempire cinq années de bonheur.
Néron faussa décidément compagnie aux jeunes philosophes et aux poètes dont on l'avait entouré. Le poëte Lucain, un jour qu'il déclamait quelques vers de sa
Pharsaley s'était permis de réreiller, du son frémissant de sa verve espagnole, Técho de la république endormi dans le cœur de la jeunesse du temps. Néron, au milieu des applaudissements, se leva comme pour aller au sénat, et n'admit plus Lucain devant lui, en attendant qu'il fermât les salles de lecture à son ancien rival. Il obtint en revanche de Burrhus la liberté de déclamer au fond de son palais, devant ses amis, et de monter sur un char sous les yeux d'un public admis par faveur, dans un cirque ménagé tout exprés au milieu de ses jardins. Debout désormais dans le théâtre, dans les jeux publics et aux places les plus apparentes, il partagea les passions de la foule, se fit chef de partie se prit de querelle avec le peuple et lui lança parfois des pierres^ au point de blesser à la tête un préteur*.
Cependant, le sénat et les magistrats exercèrent leurs fonctions sans contrôle. On poursuivit vigoureusement les magistrats concussionnaires dans les provinces. Point d'accusation de lèse-majesté. Grâce au trésor bien rempli que lui avait laissé Claude, Néron remit des impôts arriérés. Si l'on eût écouté le jeune empereur, à qui rien ne coûtait pour se faire bien venir, il aurait aboli tous les impôts indirects, au moins en Italie. Il rendit au sénat des cas d'appels dans les causes civiles que ses prédécesseurs avaient attirés à eux. Le sénat déploya une activité législative dont il n'avait pas fait preuve depuis longtemps. 11 chassa de Rome les bateleurs, et ramena au théâtre, pour y faire la police, les magistrats qui en avaient été éloignés. Les affranchis, les esclaves, l'adoption, les testaments furent les principaux objets de ses soins. Heureux efforts du sénat conduit par les Cassius et les Thraséas, s'il n'avait gâté parfois de sévères ins-
i. Tacite, Ann. xiii, 30, 33, 42; xiv, 18, 26, A6.
pirations stoïciennes^ comme dans ses lois sur les esclaves, par d'antiques préjugés aristocratiques * !
Le stoïcisme et répicurisme s'étaient fait leur part dans le gouvernement, ot le résultat de ce partage semblait combler les vœux de tous. Trajan, plus tanl, mettait au-dessus de tout éloge ces cinq années exceptionnelles, ce lustre sans égal. Il était difficile cependant de maintenir longtemps Téqullibre entre l'épicurisme et le stoïcisme. Quelquefois le gouvernement du plaisir empiétait sur celui des affaires. Néron, sous prétexte de clémence, arrachait plus d'un concussionnaire avéré à la justice du sénat. Il voulut un jour protéger un tribun du peuple qui avait fait relâcher quelques perturbateurs arrêtés par le préteur au théâtre. La balance était encore égale cependant entre le vice et la vertu, quand une passion de Néron la fit trébucher de tout le poids d'un grand crime.
Néron était alors au pouvoir de Sabina Poppœa. Cette femme célèbre était épouse d'Othon, qu'elle fit bientôt exiler dans un gouvernement en Lusitanie. Soucieuse, comme pas une femme romaine, des exquises recherches de la mollesse, elle avait encore plus d'ai t que de beauté, et plus d'adresse au service de son ambition que de ressources à la disposition de ses délicatesses. Peu satisfaite du cœur de Néron, elle voulnit partager son trône. Après le départ d'Othon, elle regretta les saines joies, la sécurité des plaisirs du mariage; elle opposa son amour pour Néron, sa fécondité, à la froideur, à la stérilité d'Octavie. Burrhus et Sénèque commencèrent à concevoir des craintes sur les conséquences de leur faiblesse. Agrippine seule pouvait conjurer le divorce de Néron et d'Oc-
1, Tacite, xiii, 50; xiv, 28. — Suet, Nér. 17. — Hœck, fiœm. gesch.y 1, 3j p. 356.
NÉRON. m
tavie, et empêcher l'empereur de scandaliser le peuple romain. Ils la rappelèrent, pour qae sa tendresse disputât son fils aux pièges d'une séduction si habile. Mais Poppée fit rougir Néron de rester à son âge sous la domination d'une mère. Vaincue dans cette lutte comme mère, Agrippine aurait, s'il fallait en croire les bruits de Rome, essayé sur son fils de son pouvoir de femme. Dans ce combat livré aux vices, le stoïcisme tombait de piège en piège ; Sénèque et Burrhus se seraient vus obligés d'arracher Néron à ce nouveau et plus horrible danger *.
C'est après ces scènes, dont il devait être bien difficile cependant d'avoir des témoignages certains, que Néron crut que le monde ne pouvait plus contenir le fils et la mère. Mais comment s'y prendre? Agrippine, élevée à la cour, était trop bien gardée contre le poison. Un affranchi, Anicétus, un de ces hommes prêts, dans les cours, à rendre tous les services, se présenta. Il offrit à Néron une galère habilement construite qui, sur une manœuvre, se rompant subitement, s'affaisserait dans la mer et engloutirait avec elle tous les passagers. Bien ne paraîtrait; la mer cacherait le parricide. Néron, au cap de Misène, dans la maison de l'orateur Hortensius, manda donc Agrippine, pour une fête de réconciliation, sur le beau golfe de Baies. La il Taccable, dans un festin, de prévenances, de respects, et, mêlante l'enjouement les paroles sérieuses, il l'entretient des affaires de l'État. Agrippine, après avoir quitté Néron, qui la couvrit de ses derniers baisers, mit le pied sur la galère liburnienne avec sa servante Acéraunie. C'était, dit Tacite, une belle et paisible nuit, mais dont le ciel éclatant d'étoiles refu-
1. Grâce à Flav. Joseph, Ant. jud», xx, 7, 3^ on ne saurait douter du meurtre d'Agrippine par Néron. Mais Thistorien juif dit avec raison qu'il faut se défier, pour les détails^ des récits dictés aux historiens romain?^ tantôt par la flatterie et tantôt par la haine*
sait ses ombres au crime. Un horrible craquement se fait entendre; mais la manœuvre est mal exécutée, la galère s'affaisse lentement et donne le temps aux passagers de se mettre à la nage. « Je suis Agrippine, s'écrie la servante Acéraunie, » et tandis qu'un coup de rame la plonge dans les eaux, la mère de Néron, à force de bras, gagne le rivage. Saine et sauve, elle avait tout deviné, mais savait encore mieux qu'il fallait paraître tout ignorer. Un de ses serviteurs alla rassurer Néron sur le sort de sa mère. L'empereur attendait la nouvelle de sa délivrance, quand il se vit menacé par l'insuccès de son crime, et perdu. Il raconta tout à Burrhus et à Sénèque, les interrogea. Ils se turent d'abord. Sur une demande de Sénèque, Burrhus refusa le bras de ses prétoriens pour verser le sang des Césars. Enfin , Anicétus se chargea encore d'achever. Il jeta un poignard sous les pieJs du messager d'Agrippine, l'accusa de venir assassiner Néron, le fit garrotter et partit comme pour venger l'empereur et punir une mère criminelle. En voyant passer cet homme suivi de ses assassins, la foule, qui de nuit allait aux flambeaux complimenter Agrippine sur son salut, s'éloigna. Anicétus saisit toutes les issues de la maison. Sans nouvelles, effrayée du silence de la nuit, Agrippine veillait encore à la lueur d'une lampe pâle; elle venait d'être abandonnée par sa dernière esclave, quand Anicétus se présenta. « Non! » s'écria -t- elle, mère à sa dernière heure, « non, mon fils ne te Ta point ordonné. » Mais quand elle vit le glaive : « Frappe icil » dit-elle, en montrant son ventre *.
Le parricide Néron n'en était pas moins le maître sans rival de l'empire, atteint du remords dès le lendemain, mais toujours seul gardien et prolecteur de tout l'ordre