NERVA
celai qui a reçu des meilleurs de ses souverains le nom de siècle des Antonins.
Nerva.
Originaire de Narnia, en Ombrie, Cocceius Nerva était un vieux consulaire du parti des honnêtes gens qui avait à ce titre mérité la haine et Texil. De loin, à Tarente, il encouragea, applaudit les résistances à Domitien, et peut-être conspira contre lui. Les s 'nateurs et le peaple, dans le moment de trouble qui suivit la mort de Domitien, élevèrent ce personnage à Tempire ; et celui-ci se fit accepter des prétoriens en leur donnant le donativum^ rançon nécessaire de Tautorité. Seules les légions du Danube tentèrent de protester contre cette nomination; mais un rhéteur éloquent, Dion Chrysostome, banni par Domitien dans les marais du Danube , ramena les soldats par les généreux élans de son cœur plus encore que par sa rhétorique Ce fut le premier exemple du succès d'une élection civile.
Nerva voulut régner comme il avait vécu. Il remit en vigueur les lois de Titus, défendit à l'avenir toute accusation de lèse-majesté et de judaïsme; les philosophes furent rappelés et les délateurs bannis. Déjà les honnêtes gens, dans le sénat, commençaient à relever la tête; mais les prétoriens, excités par iËlianus Caspinns, préfet du prétoire, vinrent tout à coup demander compte à l'empereur des outrages faits à la mémoire de son prédécesseur et réclamervengeance contre ses meurlriers. Assailli dans son palais, menacé par ces furieux, Nerva offrit en vain sa tête pour sauver les malheureux Pariheuiùs et Stephanus, qui furent massacrés presque sous ses yeux. On avait tenté d'arracher Tempire à l'influence prétorienne; les préto-