‹ Les empereurs romainsChapitre 64 sur 73 · CONSTANCE · texte numérisé non relu

CONSTANCE

GrauBde il n'avait pas grande confiance aans ce cousin, qui avait failli ôtre sa victime^ il nomma ses préfets du prétoire, ses maîtres de la milice; il Tentoura surtout 4'espions, de surveillants prêts à dépasser leur mission, et, au premier prétexte, à le perdre. Gallus et sa femme, Consiantine, sœur de Constance, par suite d'une égaie défiance^ organisèrent espionnage contre espionnage. Enfin, lasdeceite tutelle gênante, poussé à bout par Tinsoience de subordonnés qui se sentaient ses supérieurs, Gallus chercha à secouer ces entraves et conspira peut-être pour se rendre Indépendant. Constance, pour le rappeler à la subordination^ envoya en Orient le préfet Demi* tien et le questeur Montius. Le premier, débutant par où il aurait dû finir, intima arrogamment Tordre au césar de partir pour Milan. Gallus, furieux, le lit jeter en prison; le questeur Montius réclama. Gallus ameuta contre lui la populace d'Antioche et les soldats, qui le mirent à mort avec Domitien. Après cela^ Gallus devait se mettre en pleine révolte. Il ne l'osa et le paya cher. Constance, dissimulant sa colère, commença par rappeler d'Orient Ursicinus^ le seul général sur lequel Gallus pût compter; puis, il manda à Milan son césar, pour délibérer avec lui. Constaniine partit la première afin de désarmer son frère; mais elle mourut en route. Perdant alors tout courage, Gallus obéit, mais lentement. Au fur et à mesure qu'il approchait, les officiers, les garnisons sur lesquels il pouvait faire fonds, étaient changés. A peine fut-il ar« rivé à Peltau, en Pannonie, que Barbation, soldat dévoué à Constance» pénétra dans sa demeure, lui arracha ses ornements impériaux et l'entraîna à Pola en Istrie où, après un jugement sommaire^ le chambellan Eusèbe le fit décoller, les mains attachées derrière le dos ^«

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Le goQTeinenieiit de Conslanœ ert plein de ees pièges et de ces sarprises. Sylvaniis, Franc de naissance, officier de fortane, devena maître de la caTalerie en Gaule, est accnsé de complots sur des lettres supposées, par un Talet aux équipages de Temperenr qni oonyoitait sa place. Il perd la tète, ne TOit plus de sAretè poor lui que dans l'Empire, et trouve des soldats pour le proclamer. Constance remet h l'un de ses généraux, Ursidnus, honnête homme cependant poor le temps, le brevet de maître général de la milice^ mais avec ordre d'embrasser onyertement le parti de Sylyanus, pour le mieux perdre. Ursicinus accepte la commission, gagne la confiance de Sylranus, débauche ses gardes, un jour pénètre dans son palais, et le met à mort.

Constance sentit à la fin le pouvoir temporel et spirituel lui échapper des mains. Les Barbares menaçaient sur toutes les frontières, les Germains et les Perses» particulièreroent, sur le Rhin et rEuphrate.Âu dedans, chrétiens et païens étaient mécontents. Il s'associa Julien et l'envoya en Ganle. Lui-même, il crut encore pouvoir relever sa majesté impériale dans un triomphe qu'il célébra à Rome, bien qu'il n'eût jamais en personne commandé une armée. A travers les enseignes aux dragons de pourpre qui sifflaient au vent, le peuple romain vit s'avancer, sur un char d'or brillant de pierreries. Son Éternité coiffée de la tiare, ensevelie sous la pourpre, la soie et l'or, la tête et les yeux fixes, sans mouvement du cou ni des mains, pour cracher ou se moucher, baissant seulement la tète quand Elle passait sous les arcs de triomphe, comme slls n'étaient pas assez élevés pour laisser passer Sa Grandeur.

A quelque temps de là, le césar Julien, en Gaule, Remportait sur les Alamans et les Francs de brillantes victoires qui attiraient sur lui les regards de tout l'Empire; Constance, au contraire j en Orient, voyait Amida

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