CONSTANCE
et Singare prises, ses troupes défaites, ses provinces ravagées. L'orgueilleux auguste essaya de tromper l'Empire en publiant ses propres défaites comme des victoires et nn s'attribuant à lui-même les victoires de Julien, dans des bulletins où le jeune césar n'était pas. nommé. Mais lorsqu'il voulut traiter Julien comme Gallus, il échoua. Apprenant au fond de TOrient que les légions de la Gaule avaient élu Julien, il partit avec ses troupes, comme au* trefois contre Magnence, mais beaucoup moins confiant. Julien s'avançait, en descendant le Danube, avec la rapidité de la foudre. Constance enfin prit peur, s'arrêta malade dans un petit village de l'Asie Mineure, et y mourut baptisé, comme son père, à sa dernière heure^ par un prêtre arien.
Julien était alors sur le point de franchir les limites de l'Empire d'Orient. 11 cherchait, dans les entrailles des victimes^ dans le vol des oiseaux, le mot de l'avenir. En vain le rtiéteur Âprunculus lui montrait une réponse fa« vorable dans Tinspection d'un foie à double tégument, il n'était pas satisfait; lorsque,montant à cheval avec l'aide d'un serviteur, il vit tomber celui sur le dos duquel il avait mis le pied : f Ah f » dit-il, en langant de ses yeux un de ces jets de flamme qu'on y remarquait quelquefois, c eelui qui m'a élevé est tombé. »