‹ Les empereurs romainsChapitre 70 sur 73 · M THÉODOSE · texte numérisé non relu

M THÉODOSE

particaliërement en Orient, la fernielare de quelques temples; les bandes noires des moines, aux cris de quelques èvêques, sortirent de leurs retraites et se mirent à détruire. L'arrhitecliire et la statuaire eurent à regretter un grand nombre de chefs-d'œuvre, victimes de ce vandalisme chrétien qui précéda celui des Barbares. Le célèbre saint Martin de Tours ne laissa pas un temple, pas uïïe pierre fUte^ pas un chêne, consacré par le druidisme, debout dans son diocèse. Marcel d'Apamée fit miner le temple de cette ville et périt d'une flèche au siège d'une autre. Théophile d'Alexandrie s'acquit la gloire de renverser le temple le plus célèbre, la divinité la plus révérée de l'Orient, celle de Sérapis d'Egypte. Dans ce temple colossal, le dieu Sérapis élevait sa tète couronnée d'un boisseau jusqu'au faite, et étendait ses bras aux parois des deux murailles. Là était déposé le nilomètre. Un des prêtres de ce temple, pour défendre son dieu, essaya de fanatiser le peuple, en prétendant qu'on allait compromettre les bienfaits du Nil. L'évèque d'Alexandrie» Théophile, soutenu du préfet d'Egypte, se dirigea contre le temple. Un soldat donna le premier de la cognée dans la tôle du dieu, d'où s'envola une nuée de chauves-souris. Libanius n'eut plus qu'à pleurer sur les ruines des temples : c Hélas! écrivit-il, voici qu'on se précipite sur les monumenls de notre piété. On mine leurs fondements, on sape leurs murailles, on défonce leurs toits; il ne reste plus aux prêtres qu'à se taire ou à mourir; les bandes noires sillonnent la contrée et bondissent contre les maisons des dieux; la campagne sans temple est comme le printemps sans fleurs. > Mais ce qui fait couler les larmes de Libanius arrache à Chrysos:ome des ctiants de triomphe : c Us ont passé, dit-il, ces mystères du paganisme; on avait cru longtemps que c'était argent et or, et il s'est trouvé que ce n'était que poussière. Us

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