SCENE XIX
Us précédens, LA Ste HER M AND AD, LES GENS de C A P*. L O S , en habit de route uniforme.
l’o fficier, au Corréfidor.
N O U S vous amenons d’honnêtes , de braves gens , qui nous ont aidé à prendre trois voleurs , qui vouloient dépouiller leur maître.
les gens de Carlos.
Eh ! voilà le seigneur Carlos 1
Carlos.
C’est vous , mes bons amis ; je vous croyois écrasés dans les précipices.
^ Robert, i part.
L’enfer est déchaîné contre nous.
l’ OFFICIE R.
Ils ont abandonné les équipages pour suivre ces trois coquins mais quand nous avons voulu reprendre les mules , elles étoient disparues , et un paysan nous a dit que des passans avoien^ tout emmené.
C A R L O S ivre de joie.
Tout est ici , tout est ici 1 Nous touchous au dénouement. Voyez-vous cet homme -là ? il a pris mon nom avec tout ce qui m’appartient , et il y a une heure que je sue sang et eau pour le faire restituer.
LE CORRÉGIDOR
Il y a une heure que je sue sang et eau pour éclaircir cette affaire. Oh 1 je ne prononce pas légèrement. part.) Adieu la mule.
l’ OFFICIE R.
Croyez ces fidèles domestiques : je vous réponds d’eux.
Carlos, montrant Robert à scs gens.
Reconnoissez-vous Carlos ?
LES GENS DE Carlos, riant au ne^ de Robert.
Lui Carlos , lui ! Ah , ah , ah !
RoberTjÆ part.
Tout est perdu sans ressource.
LE CoRRÉGiDORjJ Robert.
C’est donc vous , Monsieur l’aventurier , qui venez mentir à la justice, et me berner , moi, avec vos contes saugrenus.^ Robert.
J’avoue que je ne suis médecin que par occasion ; mais il n’en sait pas plus que moi , je vous en avertis.
LE COR-RÉGIDOR
Disputer les dépouilles de cet honnête homme avec une opiniâtreté sans égale ! finir par insulter à la douleur paternelle, en me disant qu’il ressuscitera ma fille î
TOUS, bernant Robert.
Ch , l’homme aux miracles l oh , le ressusciteur ! Ah , ah ' ah 1
Robert, avec force.
Oui , je la ressusciterai , je la ressusciterai devant vous tous , fût-elle morte depuis six mois. Je suis las d’être ainsi traité , et je veux vous forcer au silence et au respect