DEUXIÈME PARTIE
Messieurs,
De l'empoisonnement-suicide je n'aurai que peu de choses à vous dire, car au point de vue médico-légal vous aurez rarement à vous en occuper.
Pour qu'un médecin légiste soit commis, il est nécessaire qu'il y ait présomption d'attentat à la vie ou à la santé, s'il n'en est pas ainsi, le comtiïissaire de police fait les constatations, mais l'autopsie n'est pas pratiquée. Je le regrette, car vu le grand nombre des suicides, nous aurions à notre disposition une source de recherches médico-légales qui nous permettrait d'élucider bien des questions encore obscures.
Dans tous les temps, les suicides ont été fréquents et les moyens employés, pour se débarrasser du fardeau de la vie, ont été les plus divers. Mais depuis 1870, ainsi que vous le montrent les tableaux ci-après (p. 184) empruntés à M, Vibert (1), les empoisonnements prennent une place ae plus en plus importante relativement aux autres modes de suicide.
(1) Vibert, Précis de toxicologie, p. 4.
j\ n l^ L'. Cl s ,
NOMltltES MOYENS ANNUELS
do la lotalilé (les suicides.
des suicides par
poisons divers.
des suicides pur asphyxie par le cliarhon .
de la lolalilé des einpoisounemeiils.