‹ Les empoisonnements criminels et accidentelsChapitre 47 sur 96 · EXPERTISE · texte numérisé non relu

EXPERTISE

année encore, deux recommandations que je vous ai déjà faites. D'abord vous devez établir qu'il y avait un malade, dire si le pronostic était grave, apprécier dans la mesure du possible quel était l'avenir probable de la maladie. Secondement, ne jugez pas la conduite du médecin en tenant compte des événements survenus depuis que le médecin a fait sa prescription ; ceux-ci, l'autopsie surtout, vous donnent des lumières que le médecin n'avait pas à sa disposition. Ces constatations ne doivent donc pas intervenir dans votre esprit. Ne vous préoccupez pas de vos doctrines médicales, elles peuvent ne pas être celles de votre confrère, ne vous demandez donc pas : « Dans tel cas, qu'est-ce que j'aurais prescrit? » demandez-vous: « Le médecin était-il autorisé à faire cette ordonnance ? »

Je prends l'exemple que je citais il y a un moment. Un médecin avait ordonné à un malade atteint de fièvre typhoïde des paquets de 4 grammes d'acide salycilique et en faisait prendre un en deux heures dans la journée. Je n'aurais pas fait cette ordonnance, la dose est excessive, dangereuse, si les reins n'ont pas leur perméabilité parfai te. Mais le médecin, élève de Vulpian, avaitvu son maître appliquer ce traitement à l'hôpital, et n'avait été témoin d'aucun accident ; Vulpian avait exposé ce mode de traitement à l'Académie de médecine, personne n'avait pris la parole pour discuter ses con- ■clusions. Dans ces conditions, j'ai pensé que ce jeune médecin était autorisé à choisir cette médication. Je ne partageais pas l'opinion de Vulpian, mais celle de ce ■dernier valait bien la mienne.

2° La maladie mettait-elle la vie du malade en dan- </er, et, par suite, l'emploi de celte médication était-il ■légitime ?

Messieurs, celte question est capitale dans le débat. Les •magistrats acceptent très volontiers que lorsque la vie d'un homme semble compromise par une maladie grave, le médecin intervienne par une médication dangereuse. Un •homme a un accès de fièvre intermittente à forme coma-

teuse, le médecin prescrit le sulfale de quinine à une dose qui semble excessive. L'imminence de la mort, si on n'inlervient pas par une médication énergique, légitime le danger créé par la médication.

Par contre, un homme a une névralgie qui ne compromet pas sa vie, le médecin prescrit un médicament dangereux, l 'aconitine par exemple, si le malade meurt, le tribunal estime que le péril de la médication n'était pas justifié par la gravité de l'affection dont souffrait cet homme.

J'ai terminé, Messieurs, ce que je désirais vous dire sur l'empoisonnement accidentel. J'ai insisté sur l'empoisonnement médical, parce qu'il n'est pas assez rare. C'est pourquoi je ne cesse de vous recommander la prudence. Si je multiplie les exemples qui sont, je l'avoue, des exceptions, c'est que je désire graver dans votre esprit le danger qui vous menace. Vous avez entre les mains la santé, la vie de familles entières qui peuvent se trouver à la merci d'une défaillance de votre mémoire, d'une absence de votre esprit.

Vous maniez chaque jour des médicaments, qui, à dose variable, sont des poisons, mais ces toxiques salutaires vous devez les prescrire avec crainte. Quelle que soit la maladie ou le médicament, je vous conseille avant d'entreprendre un traitement dangereux, de tâter la susceptibilité spéciale de votre malade vis-à-vis du médicament; commencez par administrer une dose minime dont vous surveillerez l'effet et qui dans tous les cas, ne pourra donner lieu à aucune complication grave ni pour votre malade, ni pour vous-même.

Laliste des arts insalubres est longue et je vous signalerai seulement les principales intoxications qui peuvent atteindre l'ouvrier à l'occasion de son travail, surtout pour vous indiquer les règles à suivre dans les enquêtes. Le médecin légiste

n'a que rarement à intervenir, et c'est surtout l'hygiénisto à qui revient le rôle de protéger le travailleur contre les risques de sa profession, en obligeant la fabrication à soumettre son industrie à des règles de salubrité déterminées.

En maintes occasions, les Conseils d'hygiène départementaux et le Comité d'hygiène de France ont émis des vœux. Mais ces Conseils et ce Comité sont consultatifs, c'est-à-dire que le gouvernement peut suivre ou ne pas suivre leur avis. Je dois ajouter que lorsque le Comité d'hygiène, interprète des avis des Conseils départementaux, s'est prononcé, le gouvernement s'est, dans le plus grand nombre de cas, efforcé de mettre ses conclusions à exécution. Mais la loi met obstacle à l'action du gouvernement. Le Ministre, que les Conseils d'hygiène ont convaincu, ne peut pas faire rendre un décret applicable sur toute l'étendue du territoire. Il ne peut qu'adresser aux Préfets une circulaire les engageant à prendre des arrêtés interdi sant telle mesure ou tel mode de fabrication dans leur département. Il en résulte que ce qui est légal dans un département cesse de l'être dans les départements voisins.

C'est ainsi que lorsqu'en 1852 à la suite d'accidents d'in- -loxication, le Ministre écrivit aux Préfets de prendre des arrêtés pour interdire la fabrication des poteries vernissées à l'aide d'enduits plombifères, les Préfets suivirent l'ordre gouvernemental excepté dans deux départements, ceux dans lesquels on fabriquait les poteries incriminées, de sorte que, la fabrication continuant comme par le passé, le résultat de la circulaire fut à peu près nul. Pour la céruse un pas de plus a été fait. Je ne veux pas en ce moment vous exposer les méfaits du plomb, mais pour vous montrer à quelles difficultés on se heurte en hygiène, quand il s'agit de faire cesser les dangers créés par une industrie insalubre, je prends comme exemple la céruse (1).

(1) Ogier, Rapport an Comilë consuUalif d'hygiène publique de France, k mars 1901. — Voir pièce n» 21.

11 y a cent vingt ans, Courtois présentait à l'Académie de Dijon un blanc de zinc remarquable par son inaltérabilité; en 1783, Guyton de Morveau en préconisait l'emploi, tant pour des motifs d'hygiène qu'en raison des propriétés chimiques de ce produit. Les patentes anglaises d'Atkinson datent de 1796. Malgré les rapports favorables des hommes les plus éminents de celte époque, Fourcroy, Berlhollet, Vaiiquelin, la peinture au blanc de zinc ne s'est pas répandue en France jusqu'aux travaux de Leclaire (1849), qui a réussi à fabriquer l'oxyde de zinc en grand, au même prix que la céruse, et qui a obtenu une série de couleurs de blanc de zinc inaltérables par les vapeurs sulfurées. Après un rapport de Chevallier à la Société d'encouragement, le ministre de l'Intérieur, en 1852, adressa aux Préfets une circulaire, dans laquelle il les invitait à prendre les mesures nécessaires pour que, dans les travaux exécutés pour les administralions, la céruse soit remplacée par le blanc de zinc.

Les intentions des hygiénistes et du ministre se heurtèrent à cette objection : dans les travaux de peinture, le blanc de zinc couvre moins que la céruse, disaient les fabricants et au point de vue de l'emploi de cette substance, les choses restèrent en l'état.

Toutefois les instructions rédigées par les Conseils d'hygiène, notamment par celui de la Seine (1881) sur les mesures à prendre dans les usines, ateliers, chantiers, où on se livre à la fabrication ou à la manipulation du plomb et de ses dérivés a eu des bons résultats.

Dans les fabriques de céruse, le travail à sec a été supprimé presque complètement. La céruse n'est plus livrée en poudre, mais sous forme de pâle à l'huile. Le broyage de la céruse en présence de l'eau, le mélange avec l'huile, l'élimination de l'eau, toutes ces opérations se font dans des appareils où la formation des poussières est à peu près impossible.

Des mesures sévères sont appliquées pour empêcher les

ouvriers de manger dans les ateliers, pour les obliger à prendre des mesures de propreté indispensables.

Grâce à ces prescriptions, les ouvriers fabriquant la céruse sont passés sur la liste des intoxications professionnelles par le plomb du deuxième au douzième rang. La lutte a donc eu un résultat, mais ces mesures ne pouvaient atteindre les peintres qui, eux, ne travaillent pas en atelier.

C'est dans ces conditions que le ministre de l'Intérieur a, le 14 janvier 1901, invité le Comité d'hygiène à délibérer sur la substitution du blanc de zinc au blanc de céruse, dans les travaux de peinture exécutés pour le compte des administrations.

Après avoir entendu le rapport de M. Ogier, le Comité n'a pas voulu demander, comme le désirait le syndicat des ouvriers peintres, l'interdiction de la fabrication et de la vente de la céruse, parce que la céruse a dans l'industrie, notamment en céramique, des emplois autres que la peinture, mais il a voté, le 4 mars 1901, les conclusions suivantes :

« La substitution des peintures à base d'oxyde de zinc aux peintures à base de céruse est tout à fait désirable au point de vue de l'hygiène. Cette substitution semble possible dans la très grande majorité des travaux de peinture.

« Par suite, les administrations de l'État donneraient un exemple salutaire, feraient une œuvre d'hygiène très utile, en prescrivant, chaque fois que cela sera possible, la substitution du blanc de zinc au blanc de céruse dans les travaux exécutés pour le compte de ces administrations. »

A la suite de ce vote, le ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et Télégraphes a pris, le 23 mars 1901, un arrêté, visant l'avis du Comité d'hygiène et portant interdiction des couleurs ou enduits à base de blanc de céruse dans les travaux intéressant les locaux de ce ministère. Depuis, le ministre de la Guerre a décidé que pour tous les travaux exécutés dans les établissements militaires, il sera interdit de faire usage de couleurs ou enduits à base de blanc de céruse.

La l'abricalion de la lilharge et du minium exposent aux mêmes accidents que le blanc de plomb et rendront nécessaire une réglementation que les besoins de l'industrie et du commerce retardent actuellement.

Je vous ai exposé avec quelques détails l'enquête suivie à propos du blanc de céruse, parce que c'est l'industrie qui a fait parmi les ouvriers qui la fabriquent ou qui l'utilisent le pins grand nombre de victimes. J'étudierai les accidents de l'intoxication saturnine professionnelle à propos du plomb, ainsi que ceux de l'intoxication mercurielle et arsénicale, contractée dans les mêmes conditions.

Mais, dès maintenant, il est un point sur lequel j'appelle votre attention : les symptômes qui caractérisent l'intoxicalion professionnelle ne sont pas, en général, les mêmes que ceux qui suivent l'empoisonnement criminel ou accidentel.

Yous connaissez tous l'intoxication aiguë parle mercure, elle se traduit surtout par des symptômes gastro-intestinaux, par une gingivite spéciale avec odeur extrêmement fétide et salivation très abondante. Dans l'intoxication chronique, ces symptômes peuvent exister, mais ils sont souvent très atténués; la caractéristique de l'intoxication des doreurs sur métaux, des ouvriers qui travaillent dans les mines de mercure, ou de ceux qui fabriquent le feutre avec du nitrate acide de mercure est le tremblement mercuriel, commençant par la langue et les lèvres, gagnant les membres supérieurs puis enfin les membres inférieurs. C'est un tremblement à oscillations rapides, qui s exagère dans les mouvements volontaires, et comparable a celui qu'accompagne la sclérose en plaques. L'intoxication mercurielle professionnelle ne présente donc pas les mêmes symptômes que l'intoxication accidentelle ou thérapeutique

même chronique.

J'insiste à propos du mercure sur cette remarque, mais elle est d'ordre général, nous aurons occasion d'y revemr.

quand nous étudierons les intoxications causées par les falsifications alimentaires. On ne peut pas se fonder sur les symptômes d'une intoxication née dans des conditions déterminées pour rejeter la possibilité d'une intoxication, créée dans des conditions différentes et se traduisant par d'autres symptômes.

Les ouvriers qui manipulent des substances toxiques telles que le cyanure de potassium, le sublimé corrosif, l'acide sulfurique, etc., sont très exposés aux empoisonnements accidentels.

Les erreurs sont plus fréquentes, à Paris du moins, dans la petite industrie que dans les ateliers. Ainsi, le cyanure de potassium, par exemple, est souvent employé dans la galvanoplastie, la dorure, la photographie, par des ouvriers qui travaillent en chambre; les fioles contenant des solutions toxiques et les bouteilles de vin, de cidre ou de bière, se rencontrent sur la même table, l'erreur est facile et fréquente. Bien que ces intoxications accidentelles donnent rarement lieu à une enquête médico-légale, tous les médecins légistes ont eu l'occasion de faire à la Morgue de Paris, des autopsies, à l'occasion d'empoisonnements accidentels par le cyanure de potassium, ou d'autres substances d'un usage courant dans la petite industrie.

Il semble que le goût devrait prévenir les imprudents de leur méprise, dès que le liquide touche leur langue ; il n'en est rien; quand une personne très altérée boit avec avidité, elle ne s'aperçoit guère du goût de ce qu'elle boil que lorsqu'elle a déjà avalé quelques gorgées, c'est-à-dire une quantité suffisante pour provoquer des accidents graves.

Rappelez-vous, Messieurs, une petite scène qui se passe à table et dont certainement chacun devons a été plusieurs fois témoin. Lorsqu'un connaisseur veut apprécier la qualité du vin qu'on lui sert, il en introduit quelques gouttes dans sa bouche, hume un peu d'air, fait claquer sa langue. P. Brouardel. — Les Empoisonnements. 14

Pourquoi ? C'est que l'intervention de l'odorat est indispensable pour goûter un liquide ou un aliment solide. Lorsque l'on veut faire avaler un médicament désagréable à un enfant, on lui bouche le nez. ^ C'est quand ces précautions ne sont pas prises, que les \ accidents surviennent.

Léon Le Fort racontait que pendant la guerre de 1870-71, les Prussiens pénétrèrent dans une propriété qu'il possédait en Sologne. Dans un placard, les soldats découvrent soigneusement rangées, cachetées et étiquetées dans une langue qu'ils ne connaissent pas, des bouteilles remplies d'un liquide citrin. Faire sauter les bouchons et absorber le liquide fut l'affaire d'un moment, de sorte que toutes les urines que le professeur Le Fort se proposait d'examiner plus tard, traversèrent le gosier altéré des envahisseurs.

Voici un autre fait, les conséquences n'ont pas été graves mais auraient pu le devenir. Dans un hôpital, trois infirmières faisaient du café, le mal n'était pas grand, mais l'administration ne tolère pas cet adoucissement à l'ordinaire de la maison; le café est versé, prêt à être bu, quand on annonce le directeur. Les délinquantes sautent sur les verres qu'elles vident d'un trait, aussitôt elles sont prises de douleurs intolérables. Celle qui avait fait le café s'était trompée et avait fait son infusion avec de l'eau phéniquée. Grand émoi dans tout l'hôpital, des soins immédiats furent donnés et l'on n'eut pas d'accident grave à déplorer. Aucune de ces trois filles n'avait senti le goût de ce qu'elle avalait avant que tout le verre n'eut été vidé.

Je vous ai dit que les empoisonnements professionnels dont nous avons parlé jusqu'à présent, se distinguaient des intoxications criminelles, suicides, ou accidentelles par leur forme généralement chronique, il n'en est pas de même des intoxications par les gaz, auxquels les ouvriers sont exposés au cours de leurs travaux. Ceux-ci se présentent comme dans les autres conditions propres à ces accidents.

De tous les toxiques gazeux, celui qui occasionne le plus grand nombre d'accidents professionnels, qu'il s'agisse .d'ouvriers travaillant dans les mines, dans les hauts fourneaux, dans les usines à gaz, est l'oxyde de carbone.

Dans un de mes cours précédents (1), je me suis longuement étendu sur ce sujet, je n'y reviendrai donc pas. J'appellerai simplement votre attention sur un point, c'est la rapidité véritablement inouïe avec laquelle l'organisme est envahi par le gaz toxique. M. Motet dans sa propre observation (2), nous raconte comment, en l'espace de deux ou trois minutes, il fut très gravement incommodé dans un fiacre par les émanations oxycarbonées d'une briquette de charbon aggloméré. Il eut de suite des vertiges accompagnés de vomissements et une véritable ataxie-abasie avec entraînement du corps à droite. Il fut une quinzaine de jours à se remettre.

Je vous ai dit quelques mots du ploinb des vidangeurs, cette intoxication qui frappe comme un coup de foudre. Je vous ai signalé la période de rémission de cinq à six heures qui peut parfois exister entre le moment de l'intoxication et celui de l'éclosion d'accidents mortels (3). La soudaineté du choc est particulière à cette intoxication. C'est ainsi qu'un ouvrier étant occupé à travailler dans une fosse sans ressentir aucune gêne respiratoire, un de ses camarades, qui descend auprès de lui, tombe aussitôt frappé par l'intoxication.

L'empoisonnement ^s.vV hydrogène arsénié est relativement fréquent. La toxicité de ce gaz est excessive. En 1890, Geigy (4) a recueilli 37 cas d'intoxication par ce

(1) Brouardel, Les asphyxies par les gaz, les vapeurs et les aneslhésiques, 1896, p. 16 à 29. — Obs. 2.

(2) Motet, Intoxication par l'oxyde de carbone, aiilo-observaiion {Annales d/iygiène, 1894, t. XXXI, p. 258).

(3) Brouardel, Les asphyxies par les gaz, les vapeurs et les anesthésiques, 1896, p. 126. — Voir p. 165.

Mmschen^mt'^^"^^ '^^^^^^^^^ der Arsenwassersto/f-Vergiftung des

gaz - en 1895, MM. J. Dixon Mann et J. Gray Clegg (1) en ont 'recueilli 12 autres. Sur la totalité, 10 cas et 6 morts sont dus à des imprudences au cours d'expériences chimiques. Dans 31 cas d'intoxication professionnelle, l'hydrogène arsénié n'avait été préparé qu'une seule fois avec intention. MM. Maljean (2) Crone (3), Grandjux (4) ont particulièrement insisté sur les dangers que font courir aux aérostiers l'emploi de l'hydrogène fabriqué avec des produits impurs.

Les victimes de l'hydrogène arsénié sont les chimistes, on

sait que le chimiste A.-F. Gehlen est mort, en 181o, après avoirinspiréquelquesbullesd'hydrogènearsénié,lesouvriers

des usines dans lesquelles on purifie le zinc, etc. Certains I papiers de tentures colorées avec des verts arsénicauxpour- raient, dit-on, dégager dans les pièces humides de 1 hydro-

erène arsénié. , • ,

Le début des sjmplômes alarmants n est pas toujours immédiat, il suit en géaéral de sept ou huit heures le moment de l'inhalation du gaz toxique. On constate des nausées, des vertiges, de l'abattement, de la céphalée , les malades toujours somnolents se plaignent de douleurs abdominales et rénales. Bientôt il y a de l.ctere les urines sont rares et noirâtres, il y a hématurie ou hemoglobinurie (36 fois sur 49 cas, d'après D.xon Mann et J Gray Clegge). La bouche est sèche, la scf ardente t ZI est fréquent, la peau sèche (5). La mort, qu, survient dans m p. 100 des cas, arrive du troisième au sixième jour. 11 semble d'après les observations et les

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Uique et de med. lég., i° série, loio,

expériences que l'hydrogène arsénié détruit les globules rouges et transforme l'hémoglobine en méthémoglobine (1). Il y a une diminution considérable des globules dont le nombre, dans un cas, tomba à 920000 par millimètre cube.

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