‹ Les empoisonnements criminels et accidentelsChapitre 51 sur 96 · EXCUSES INVOQUÉES PAR LES FALSIFICATEURS · texte numérisé non relu

EXCUSES INVOQUÉES PAR LES FALSIFICATEURS

et bien que par là il ne soit pas devenu nuisible directement, il est certain que ce lait, dont la valeur alimentaire est diminuée, d'un tiers par exemple, ne donnera pas au nourrisson le même bénéfice que s'il était ingéré sans eau. D'autre part, l'adjonction de l'eau à un aliment ou à une boisson peut n'être pas toujours inoffensive, témoin l'épidémie de fièvre typhoïde de Glascow.

Il en est de même, lorsque le vendeur ajoute de la margarine au beurre; la margarine n'est pas une substance nuisible, c'est même une graisse de valeur alimentaire supérieure à celles qui sont souvent employées en art culinaire, et sur l'avis du Comité consultatif d'hygiène, la loi en a autorisé la fabrication et la vente dans des conditions de surveillance très sévères ; mais ce n'est pas du beurre et l'on ne doit pas la vendre au consommateur sous le nom de beta're ou incorporée à cette substance dans une proportion quelconque. On peut vendre de la margarine, mais à condition de la vendre sous le nom de margarine.

Quoi qu'il en soit, toutes les fois qu'il y a falsification, le consommateur se trouve lésé, toujours dans son intérêt pécuniaire, parfois dans sa santé.

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