SITUATION DE LA DETTE ITALIENNE AU 31 DÉCEMBRE
4 nie Capital nominal | Intérêtsà servir DÉCOMPOSITION IDE, LA DETTE Millions de Lire Millions de Lire I. Dettes administrées par la Direction générale de la Dette publique. 42.045.5 426.2... a) Dettes, portées au Grand Livre de la Dette publique.
Rentes consolidé (1).... 9.922 .9 355.7 Rentes amortissables... 491 .4 490 Rentes au nom du Saint- SICDÉ LR ER Eee OCR 64,5 3.2 b) Dettes amortissables et perpétuelles (Inscrites à part au Grand Livre).
Dettes amortissables..…. . 185.0 760 Dette perpétuelle é (Modène 30/0 1825)... 0:46 . 0.14 c) Dettes perpétuelles et amor- £ tissables (non comprises au Grand Livre). k Dettes amortissables... 1.316.9 44.0 Dettes perpétuelles .... 64.3 2.8 IT. Dettes administrées parle Trésor. 2.064.6 67.7 ToTAL de la Dette publique. 14.110 .1 15-4937 (1) Le consolidé 3 1/, ch net représente à lui seul 8.098 millions de lire nécessitant un service d'intérêt de 283.442.000 lire.
Les trois budgets d’avant guerre de l'Angleterre. Exposé finarcier du 14 mai 1914 de M. Lloyd George. Les accroissements de dépenses et leurs causes.
Les trois budgets d'avant guerre de l'Angleterre se sont clôturés d’une façon satisfaisante. Bien que Jon ait considéré que les augmentations de recettes prévues par le chancelér de l’Échiquier, dans l’exposé des motifs du budget de
| mb l'exercice 1913-1914, étaient entachées d'optimisme imprudent, elles se sont réalisées; mais pour l'avenir, les prévisions qui n'ont pu se vérifier concluaient à de prochains déficits pouvant varier entre 8 et 12 millions de liv..st.
I faut attribuer l'augmentation croissante du budget aux exigences de la marine britannique, qui avaient atteint 48.809.000 lv. st. dans l'exercice 1913-1914, et qui s'inscrivaient dans le projet de 1914-1915, pour la somme de
$1.550.000 liv. st., sans compter les crédits supplémentaires
probables. Il faut y ajouter aussi les charges grandissantes des retraites pour la vieillesse et l'assurance contre l’incapacité de travail. | |
Dans son.exposé financier du 4 mai 1914, le chancelier de l’Echiquier, M. Lloyd George, indiquait la politique financière du gouvernement à cette époque :
= « L'année dernière a été une année de grande prospérité. J'avais basé mes évaluations de recettes sur la prévision d’un essor commercial dépassant en importance tout ce qui s'était vu jusquà ce jour dans ce pays. J'étais arrivé à cette conclusion après une enquête très sérieuse ét très approfondie. On m'a fait à ce sujet des reproches sévères. On m'a reproché en particulier d'être par trop optimiste dans mes évaluations. Le commerce de ce pays est parvenu au point le plus élevé qui ait jamais été atteint jusqu'ici. Le chômage est descendu au minimum qui ait jamais été connu dans l’histoire de la Grande-Bretagne et ceci est d’autant plus flatteur qu'aucune autre nation du monde, ne saurait se prévaloir du même avantage. Nos grands rivaux commerciaux ont particulièrement souffert vers la fin de l’année.
« J'escomptais une plus-value de 6 millions de iv. st., en réalité cette plus-value a atteint 9.441.000 iv. st. Ce fait est sans précédent dans l’histoire budgétaire de notre pays.
J'avais bien prévu en établissant mon budget un déficit de
815.000 liv. st. Je proposais de faire un prélèvement de 1 million de liv. st. sur la balance de l'Echiquier. Le parlement se rappellera qu'il avait été versé à la balance de l'Echiquier en vue de la renforcer pour faire face aux dépenses navales une somme de 1.500.000 liv. st. provenant de l’ancien fonds d'amortissement. J'escomptais, en utilisant ce million deliv. st., un léger excédent, mais j'eus à faire face à 3.371.000 liv. st. de crédits supplémentaires.
« Les économies réalisées par les différents Ministères atteignent au total 1.500.000 iv. st., de sorte que j'eus à faire face en définitive, à un déficit de 1.860.000 iv. st. La plus-value des recettes me permit de payer la totalité de ces dépenses supplémentaires, de combler le déficit de 815.000 liv. st. et d’avoir encore un excédent de 750.000 liv. st. tout . en laissant un million de liv. st. pour renforcer la balance de l’Echiquier. C'est là je pense une histoire qui doit être une source d'encouragement, pour ceux qui auraient le moindre doute, la moindre appréhension pour l’avenir industriel de la Grande-Bretagne.
« J'aimerais dire un mot à propos des taxes nouvelles établies par le budget de 1909. Le produit des taxes nouvelles a atteint l'année dernière le chiffre de 27.215.000 Liv. st., dépassant de beaucoup les prévisions budgétaires. Mais depuis cette époque, l'accroissement du revenu de la Nation doit avoir atteint quelque chose comme 140 à 150 millions de Liv. st. et si je m'en rapporte au témoignage de l’éminent statisticien qu'est Sir Georges Paish, l'augmentation de l'épargne nationale depuis 1909 atteint le chiffre prodigieux de 1.750.000 liv. st. ii
« Il avait était proposé que les taxes nouvelles levées en 1909, seraient affectées aux besoins suivants : La marine d'abord et ensuite les pensions de vieillesse, puis les pensions aux pauvres; lamélioration des grandes routes, le «development grant » en particulier pour l’agriculture ;
RE > — puis encore le développement des’ œuvres sociales et des assurances ; l’allégement des charges locales. Il devait être procédé à une évaluation générale et nationale, en vue de l'assiette des taxes locales.
. «Jusqu'à cette année, le rendement des impôts a été suffisant pour subvenir à ces différents besoins, sauf en ce qui concerne la mise en application du projet de révision des taxes locales. Toutefois, sur le produit des taxes en 1909, deux ou trois millions de liv. st. ont été consacrés à venir en aide aux conseils locaux, pour le paiement de dépenses auxquelles il aurait autrement fallu faire face avec le produit . des taxes locales. | - « Les dépenses navales ont certainement dépassé de beaucoup toutes les prévisions ; en 1909 on prévoyait que les dépense atteindraient 44 millions de liv. st.; nous étions alors dans une période anormale de constructions navales ; cette période anormale une fois traversée, on reviendrait au chiffre d'environ 40 millions de liv. st. C’est sur cette base que fut établi le système fiscal de 1909. Malheuréusement il y a eu un accroissement de constructions navales à l'étranger, il y a eu aussi la situation sur le continent dont 1l a fallu tenir compte, si bien que nos prévisions d'alors, n'ont pu se réaliser. En eût-1l été autrement, je serais maintenant en situation de formuler des propositions.en vue de l’allégement des taxes locales sur une base très large, sans encourir l’odieux d’avoir à proposer de nouveaux impôts. »
. Cette excellente situation était due en grande partie à l'essor industriel et commercial de l'Angleterre et à Fapplication de l'income-tax et de la super-tax. La première remonte à 1799, établie par Pitt, et destinée d'abord à être une contribution de guerre, la deuxième fut proposée par M. Lloyd George, dans son exposé du 29 avril 1909. C'est à la super-tax qu'il fait allusion dans un passage du dis-
A4 — cours précité. Leur apport total dans l'exercice 1913-1914 atteignit 47.240.771 iv. st.
Situation de la Dette publique Anglaise.
D'après The Economist, la dette publique anglaise, au 1 août 1914, Ctait la suivante (en millions de liv. st.) :