‹ Les Emprunts de GuerreChapitre 34 sur 143 · VI. — Nouvelle phase de la politique allemarde · texte numérisé non relu

VI. — Nouvelle phase de la politique allemarde

Abandon de la politique de M. Hellferich. — Exposé de M. de Rœdern, le 1ér décembre 1917. -— Opinions de la presse allemande. — Proportion desrecettes ordinaires avec la dette flottante et consolidée.

€ Vom Jahre 1917 ab beginnt die zweite Phase der wachsenden Finanznot. » Avec l’année 1917, commence la : 2€ phase de la misère financière croissante, disait le ministre des finances M. Wirth, le 1° juillet 1920. Les grands emprunts continuaient à jouer régulièrement leur rôle, tous les six mois; mais les budgets ordinaires présentaient des déficits croissants sous le poids de l'augmentation des intérêts de la dette. 1.250 en 1917, 2.87$ millions en 1918 doivent être trouvés pour équilibrer le budget. Malgré les promesses de M. Hellferich, le Gouvernement dut se décider à faire appel à l'impôt, c'est de là que devait naître, le 21 juin 1916, le kriegssteuer, impôt sur les bénéfices de guerre se superposant au Besitzsteuer‘du temps de paix, mais applicable aux sociétés qui n'étaient point frappées par ce dernier.

Le résultat des nouvelles mesures était exposé par M. de Roœdern, ministre des finances, au Reichstag, le 1° décembre 1917. |

« Je crois pouvoir vous dire que l'impôt de guerre avec les taxes accessoires doit rendre à l'empire $ milliards de marks en chiffres ronds, si les cercles qui ne sont pas compris dans les résultats connus correspondent à la moyenne des autres. Cette moyenne dépasse un peu le quintuple du rendement de la contribution de guerre (Wehrbeitrag). »

« Le Wehrbeitrag, le Besitzsteuer qui donne annuellement un peu plus de 100 millions et le Kriegssteuer représentent à eux trois, les seuls impôts directs que l'empire ait institué durant les hostilités et ensemble ils produiront 6 milliards. Je sais parfaitement qu'avec ces ressources ce n’est qu’une très petite partie de nos dépenses de guerre effective qui a pu être couverte, que les impôts de guerre existant à cette heure ont avant tout servi à assurer le service des intérêts de la dette actuelle, en même temps qu’à compenser le rendement diminué d’autres impôts, et enfin qu’une partie «seulement du produit des impôts de guerre pourra être employée à diminuer la dette effective résultant de l'emprunt. Ces impôts doivent servir, je le répète, à assurer le service des intérêts de notre dette qui s'accroît, et ils y ont parfaitement suffit. » (En n'oubliant point le mode de reversement au budget extraordinaire d’une partie des dépenses normales en temps de paix.) L'année 1918 marqua un nouveau pas vers la taxation exceptionnelle, le Reichstag dut accepter un nouveau Kriegsabgabe, impôt sur le revenu progressif, combiné avec charge supplémentaire sur le capital; comme pour le précédent, les titres d'emprunt de guerre étaient acceptés en° paiement, tous les nouveaux impôts étaient exceptionnels et ne réalisaient point une réforme fiscale ; ils n'étaient point suffisants pour combler le déficit et à plus forte raison pour solder la plus minime partie des frais de la guerre. Le public

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