‹ Les Emprunts de GuerreChapitre 55 sur 143 · PT SET AT RS · texte numérisé non relu

PT SET AT RS

| pete de lee

province de Québec, Cie du Canal de Suez et actions de Ciss américaines. On pense que les bons nee seront cotés au stock exchange de New-York. » |

Cet emprunt.a foufni au on S18 millions de francs net.

L'Etat est, en outre, devenu cessionnaire du montant des crédits ouverts aux Etats-Unis en faveur de certaines villes françaises, au moyen d'un emprunt dont l'émission fut préparée avec le concours du délégué de la Banque de France aux Etats-Unis.

Obligations quinquennales :

Ville de Paris, $0.000.000 de dollars à 6°/, soit pour le Trésor 248.000.000 francs net.

Villes de Lyon, Marseille et Bordeaux, 36.000.000 à 6 of, soit pour le Trésor 179.020.000 francs net.

Une opération portant sur 100 millions de dollars en avril 1917, au taux de 5.50 °/,, a produit 497.927.000 de francs et un crédit industriel de $o millions de dollars au taux de 5.50 °/, a rapporté au Trésor 238.927.000 francs.

Un appoint important a été fourni par les avances de la Trésorerie américaine consenties au taux de 4°/, par le Gouvernement des Etats-Unis. Le montant était évalué à raison de 210 millions de dollars pour les mois de mai et juin 1917, et 160 millions de dollars pour les mois de juillet à décembre 1917; mais au début de 1918, en exécution d’un arrangement passé avec la Trésorerie fédérale en vue de l’approvisionnement de l'armée américaine en monnaie française, les provisions nécessaires ont été fournies par le Trésor français contre versement de la contrevaleur en dollars à un change fixé d’accord entre les parties au crédit du Gouvernement français à New-York.

Les versements ainsi faits à l'armée américaine, sur l’ordre de Washington, se sont élevés fin janvier 1918 à environ $.600.000 millons de francs et les avances demandées à la

Trésorerie fédérale se sont, par suite, trouvées sensiblement :

réduites en 1918 et n'ont représenté qu'une somme de 1.785.000.000 de dollars environ, soit 4.636 millions de francs, contre $.8$3 millions pour les trois derniers mois de l’année précédente. Ensuite les cessions de francs ont sensiblement décru de sorteque les avances s’élevaientau 31 décembre 1918, à12.000.900.000 francs.

Une dernière opération extérieure est à citer, l'emprunt de $o millions de yens contracté au Japon et représentant 147.500.000 fr. au 31 décembre 1918.

TABLEAU pe LA DETTE À TERME EXTÉRIEURE AU 31 DÉCEMBRE 1918 AVEC LES CHARGES ANNUELLES QUI EN RÉSULTENT

DÉSIGNATION Siluat. présumée|Charges annuel.

» en capital au | présumées au DES NATURES DE DETTES 31 décem. 1918 |?1 décem. 1918 francs francs

Avances de la Trésorerie amér. 2.,180.000.000 dol.112.000.900.000! 522.700.000 Emprunt ang.-fran. aux E.-U. 250.000.000 — | 1.376.250.000| 68.919.000 Avances du Consortium des

Banques des Etats-Unis.... 100.000.000 — 550.500.000| . 39.911.000 Emprunt de la Ville de Paris

aux Etats-Unis er eme 50.000.000 — 275.250 .000| 16.515.000 Emprunt des villes Lyon, Bor-

deaux, Marseille aux E.-U.. 36.000.500 — 201.600.000| 15.812,000 Emprunt d'avril 1917 aux E.-U. 100.000.000 — 5795.000.000 wi } Emprunt au Japon......... 50.000.000 jens 147.500 .000 8.850.000

COtAUXS ER SRE ARR 15 127.000.000| 684.803.000 Il. — ITALIE

Emissions de Bons du Trésor. — Modalités et résultats Mesures de corsolidation.

L'Italie, après la France et l'Angleterre, s’est engagée dans la voie des emprunts à court terme, afin d'éviter l'émission périodique trop rapprochée de grands emprunts de guerre, dont l'inconvénient est manifeste. Durant la guerre lybique

so

en 169 EE le Gouvernement avait un peu abusé de ce moyen, aussi au début de la dernière guerre, il usa très peu de ce procédé de trésorerie, malgré les suggestions des techniciens et l’exemple des autres Etats belligérants.

Lorsqu'elle s’est décidée à employer les Bons du Trésor, elle a usé de ce moyen, d’abord à l'intérieur, ensuite à l'étranger pour y créer les crédits dont elle avait besoin.

Durant l'exercice 1914, la limite maxima des Bons du Trésor ordinaires fut fixé par la loi du budget à 450 millions, mais la circulation effective ne passa que de 379 millions 984.000 lire, au 30 juin 1914, à 401 millions 210.000 à la fin de l'exercice avec une augmentation de 21.226 millions de lire. Une autre opération concernant la dette flottante eut lieu en vertu du décret du 19 septembre 1915, n° 1.394, augmentant de 100 millions, lautorisation d'émettre les Bons ordinaires du Trésor, augmentation justifiée par l'élargissement du mouvement des entrées et sorties du budget. Un autre décret de la même date n° 1.436 autorisait l'émission de bons à cinq ans 4 °/, pour 100 millions, pour faire rentrer la caisse du Trésor dans ses avances sur les dépenses concernant les chemins de fer.

Le placement de ces titres à un prix sensiblement infécrieur au nominal, fut accueilli favorablement, par suite de l'échéance à délai relativement court qui évite la dépression des cours malgré les variations du marché.

Une catégorie de bons spéciaux fut créée jusqu’à concurrence de 300 millions par le décret du 18 octobre 1915, n° 1.498, à céder aux fournisseurs de l’armée et de la marine, conformément aux accords conclus avec eux pour le paiement partiel ou total de leur marché. L'accord intervenu ici entre les parties constitue la différence de ce mode de paiement, d'avec celui usité au début de la guerre en France pour acquitter les réquisitions. Le décret qui les à créés ne fixe ni la date d'échéance n1 l'intérêt,

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