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conditions que la Trésorerie jugera convenable de lui imposer.
« Nous avons également pu rouvrir le Liverpool Cotton Exchange moyennant une garantie du même genre et là encore il ne nous a pas été demandé un penny pour cette transaction. Il y a, dans les villes de province, un bon nombre de négociants qui envoyaient des marchandises sur Île continent sans être couverts par des lettres de change : ils se contentaient de débiter leur client, envoyaient leur facture et recevaient un chèque en échange. Actuellement, ils ne peuvent avoir leur argent et n’ont pas de crédit en banque. Nous avons conclu, en ce cas, qu'il était bon de les aider jusqu’à concurrence de $0 °/, du montant de leurs créances et à condition que les banques locales interviendraient pour 25 °/,. Il a été suggéré d’abord que nous aurions dû nous charger du tout; mais la difficulté était que nous ne connaissions rien à ces créances et que nous n'avions pas les moyens d'en contrôler la nature. Nous aurions pu constituer des comités locaux, mais je ne sais vraiment quel genre de comités. Nous n'aurions pu avoir ni les Chambres de commerce locales, ni les banques. Mais si les banques étaient
disposées à se charger de 25 °/, des engagements, cela suff-
sait, car ces banques connaissent leurs hommes et savent le genre d’affaires qu'ils pratiquent. Il est déjà parvenu des demandes, relativement à ce genre de dettes, pour une somme de 16 milhons de livres et nous espérons être en mesure de faire quelque chose à bref délai.
« J'ai montré ce qu'il est advenu de ces lettres de change.
Sur les 300, 400 où 500 millions de livres sterling en lettres de change reposant sur le crédit britannique au début dela guerre, la totalité des fonds a été versée et pas un étranger ne peut montrer une lettre de change d’une maison scrieuse à laquelle il n’a pas été fait honneur. A l’avenir, les affaires pourront être reprises et continuées avec l'assurance que ces
lettres de change offrent une garantie absolue. C’est quelque chose d’inestimable pour le commerce britannique. Malgré cette grande guerre mondiale, nous avons toujours la suprématie dans le commerce international. Le marché monétaire britannique se trouve actuellement en meilleure situation que n'importe quel autre marché. Nous empruntons ici, au moment même où nous sommes engagés dans une guerre qui nous coûte de 300 à 600 millions de livres sterling par an, et d’autres pays viennent également chez nous pour emprunter. »