Du nom des montagnes laconiques dans l'Etat de Vcrmont
2. Murchison et, à son exemple, plusieurs autres géologues ont réuni le cambrien supérieur au silurien. Je ne vois pas de motifs pour donner au silurien une telle extension.
TUestone, lits de passage entre le silurien et le riévonien.
( Ludlow supérieur.
\ Étage de Ludlow ) Calcaire d'Aymestry.
Silurien supérieur ( Lud low inférieur.
! / Calcaire de Wenlock.
** » m- i i. S Calcaire de Woolhope.
Etage de Wenlock < . . ^ .. ..
^ i Grès du Denbigshire.
\ Schiste de Tarannon.
Silurien moyen (Passage ; ( Grès de May-HiL.
du silurien inférieur au } Étage de UandoTcrr . . . \ . . . . ;. '
... . . . f f Schiste de Llandovery.
silurien supérieur). \
' Étage de Caradoc et de Bala.
I j Schiste de Llandeilo.
Silurien inférieur \ £u ** de u * wl « l0 j Couches d'Arenig.
Êug* de Trémadoc, passage du cambrien au silurien
(pays de Galles).
Si les Anglais peuvent revendiquer l'honneur d'avoir établi l'histoire chronologique de la période silurienne, c'est surtout \\ noire compatriote, M. Rarrande, qu'appartient le mérite d'avoir fait connaître la paléontologie de cette période. Dans son immense ouvrage sur la Bohème, M. Barrande a reconnu de nombreuses divisions dans le silurien; avec une réserve bien louable, il s'est abstenu de donner des noms à ces étages, et s'est contenté de les désigner au moyen de lettres. Voici sa classification :
Sous-étage h\ Étage H.... ] Sous-étage h'.
Sous-étage h*.
Sous-étage g*.
Faune troisième ) Stage G ] Sous-étage g*.
(Silurien supérieur). \ ( Sous-étage g 1 .
*w- f Sous-étage f».
Êta « eF I Sous-étage P.
C Sous-étage e 1 .
ÊU « eE f Sous-étage e\
Étage D 1 .
[ Étage D\ Faune seconde (Silurien 1 £ u D>
moyen et inférieur). ^ ÊUge D ,'
\ Étage D\
Le silurien a été retrouvé dans d'autres parties de P Allemagne, en Scandinavie, en Russie, en Sardaigne, en Espagne, dans le Portugal. MM. Malaise, Gosselet et Dewalque l'ont signalé
Silurien supérieur..
en Belgique. En France, il a été étudié surtout par deVerneuil, Marie Rouaull, MM. de Tromelin, Lebesconte, Charles Bar roi s, Louis Bureau. C'est ce terrain qui renferme les mines d'or du Mont Alexandre en Australie; il s'étend aussi dans la Nouvelle-Zélande, en Asie au centre de l'Himalaya, dans l'Amérique du Sud et surtout dans l'Amérique du Nord. Les terrains anciens de cette dernière contrée offrent pour l'étude des conditions plus favorables que ceux de la plupart des autres pays, car ils sont à nu sur de vastes surfaces, et souvent leurs couches ont été peu dérangées de leur position primitive. Grâce surtout aux travaux de M. Hall, on distingue dans le terrain silurien d'Amérique les nombreuses assises dont voici les noms :
' Calcaire supérieur à pentamères.
Étage inférieur 1 Calcaire schisteux.
d'Heldcrberg. j Calcaire inférieur à pentamères.
\ Calcaire à tentaculites.
Étage du calcaire hydraulique.
Étage salifère d'Onondaga.
Étage du Niagara. -.. . ( Étage de Clinton.
( Grès de Médina.
Étage d'Hudson River.
Schiste d'Utica.
Ét&ffe ( ^ a ' ca ' re ^ e Trenton.
, de Ttenton. ^"î" *" * la ° k Ri¥er - Silurien inférieur. . . / l Calcaire de Bird s eye.
Calcaire de Chaiy.
Étage ( Siller ï-
de Québec. ^ Uïon - [ Levis.
Crès calcifère supérieur.
Terrain dévonien. — Le terrain dévonien a été ainsi appelé par Sedgwick et Murchison à cause de son développement au sud de l'Angleterre dans le comté de Devon. Il comprend trois étages :
supérieur, étage de Petherwyn.
Dévonien. •• ] moyen, étage de Plymouth.
inférieur, étage de Lynton.
Quelquefois, au lieu du nom de dévonien, on emploie celui de vieux grès rouge ; cela provient de ce que le dévonien esl représenté dans le comté d'Hereford et dans une grande partie de l'Ecosse par des couches de grès rouge qui ont attiré l'attention des géologues bien avant qu'on ait étudié les couches du comté de Devon.
La France possède plusieurs gisements de fossiles dévoniens tels que Ferques dans le Boulonnais, Néhou dans le Cotentin, Bru Ion dans la Sarthe, la Baconnière dans la Mayenne. Un habile paléontologiste, M. Œhlert, se livre spécialement à leur élude.
Les importâmes recherches qui ont élé faites en Belgique et dans les régions avoisinantes par d'Omalius d'Halloy, Dumont, de Dechen, Schloenbach, MM. Roemer, Dewalque, Gosselet, Mourlon, Kayscr, Koch, etc., ont permis d'y reconnaître de nombreuses assises :
... . . ( Calcaire d'Ëtrœungt.
Dévonien Minérieur V . . , . „ .*. f . > < Schiste de la Famenne.
(Etage famcnnicn). ) „ ,
\ Sous-etage frasmen.
Dévonien moyeu ^ Sous-étage givétien.
(Étage oifélinn). ( Schiste de Couvin.
! Partie inférieure de l'eifélien de Dumont.
Sous-étage ahrien.
Sons-étage coblentzicn Sous-étage gédinnien.
Goldfuss, d'Archiac, de Verneuil et MM. Sandberger ont soigneusement décrit les fossiles de la Prusse rhénane ; Paflraih auprès de Cologne et Gerolstein dans l'Eifel sont d'admirables gisements de fossiles. Le dévonien se montre fossilifère sur d'autres points de l'Allemagne, en Espagne, en Russie, dans la Turquie d'Kurope et d'Asie, en Sibérie, au Thibot, on Chine, aux lies Malouines, dans l'Amérique du Sud et surtout dans l'Amérique du Nord. L'état de New- York est le pays du monde où Ton distingue le plus nettement les étages du terrain dévonien; voici la classification qu'en a donnée M. Hall :
TERRAINS. i5
Étage de CaUkill.
Étage de Chemung.
Étage de Portage.
/ Schiste de Genesée.
Étage de Hamilton J Couche d'Hamilton.
( Schiste de Marccllus.
( Calcaire de Melderbcrg.
Étage de l'flelderberg supérieur. \ Grès calcaire de Schoharie.
( Grès à Cauda Galli.
Étage du grès d'Oriskany, intermédiaire entre le silurien et le dévonien.
Terrain carbonifère. — La houille ou charbon de terre a un intérêt si grand pour tous les peuples qu'on a publié da nombreux travaux sur les formations carbonifères. Il y a quelques années, M. fiurat a calculé que les terrains qui renferment du charbon de terre occupent en France 330000 hectares, en Prusse (Saxe) 300 000, dans la Grande-Bretagne 1570000. Cela est peu de chose comparativement à rétendue des couches charbonneuses situées hors de l'Europe. Dans une note présentée récemment à l'Association britannique, M. Bail dit que ces couches ont une surface de 240000 milles carrés en Australie, de 400 000 milles en Chine, de 500 000 milles aux Etats-Unis et, suivant M. Hughes, de plus de 30000 milles dans l'Inde. Mais il s'en faut que toutes ces formations appartiennent uniquement à la période dite carbonifère ; le charbon de terre, étant le résultat de l'accumulation des végétaux, a dû se former dans tous les temps. Ainsi M. Pumpelly rapporte aux terrains secondaires les principaux gisements houillers de la Chine 1 . Les plantes que MM. Fuchs et Saladin viennent de recueillir dans les gîtes de combustibles du Tong-King sont attribuées par M. Zeiller au terrain secondaire. MM. Medlicott et Blanford ont publié un excellent ouvrage * qui est le résumé des travaux du Geological Survey
«i. Geological Magazine, juillet 1867. Plus récemment M. Carruthers a signalé une Annularia longifolia trouvée dans une houillère de la Chine; il en a conclu qu'outre les gisements houillers d'époque secondaire, la Chine devait en avoir qui remontent, comme en Europe, à Tépoque carbonifère.
2. A manual of the geology oflndia, en 2 volumes grand in-8°. Calcutta, 1879.
46 TEMPS PRIMAMES.
de l'Inde ; on y voit que les couches houillères connues dans ce pays sous le nom de Gondwana rocks appartiennent pour la plupart à des terrains moins anciens que les terrains primaires.
Dans l'Europe occidentale et dans l'Amérique du Nord, la période carbonifère a compris deux principales phases : une première pendant laquelle se sont formés les dépôts marins qui constituent le carbonifère proprement dit, et une seconde pendant laquelle se sont formés les dépôts continentaux qui constituent l'étage houiller (coal-measures des Anglais). Entre ces deux étages se trouve dans plusieurs pays un grès qu'on a appelé le Millstonc grit (grès à meule). En Belgique, M. Dupont a reconnu dans le terrain carbonifère marin plusieurs assises distinctes dont les fossiles sont en ce moment l'objet d'un grand ouvrage de M. de Koninck. Voici les assises admises par M. Dupont :
Assise de Visé (Productus cora et giganteui). Assise de Namur ( Grands Euomphalus et Syringopora catenata). Assise de Waulsort (Spirifer strialus et cuspidatus). Assise d'Anseremme (Spirifer mosquensis et Orthis resupinata). Assise de Dinant (Pccten intermedius)*
Assise des Écaussines (Spirifer octoplicatus et dis tans, mélange de fossiles dévoniens et carbonifères).
M. Gosselet, qui a fait de très beaux travaux sur les terrains primaires de la Belgique et du nord de la France, reconnaît dans le carbonifère marin un nombre encore plus considérable de divisions; il en admet dix.
Le houiller étant bien plus riche en fossiles végétaux qu'en débris d'animaux, c'est en se basant sur l'étude des plantes qu'on a cherché à établir ses subdivisions. Les remarquables recherches de M. Geinitz en Allemagne 1 et de M. Grand'Eury