JTXoitik, large ; Eçr^epov, éphémère
216 FOSSILES PltlHAIRES.
vaux de MM. Scudder aux Etats-Unis, Woodward en Angleterre, Goldenberg en Allemagne, Preud'homme de Boire en Belgique, nous les ont fait connaître. Il y avait des coléoptères de la famille des charançons et de celle des scarabées; des orthoptères des Tamilles des blattes, des sauterelles, des mantes; des névroptères nombreux. Une aile trouvée par M. Dawson dans le boiiillcrdu Canada annonce, suivant M. Scudder, un ortlioptère qui avait, en étalant ses ailes, Qr,iTJ de largeur. En France, la houillère de Commentry (Allier) a fourni à
Pic. 310. — Protophatma Dumatii, à \/ï grandeur : a. antennes; o «11; 1 p., ip.,3 p. première, seconde el troisième paires Je pal les ; I a. ailes de la première pire ; 2 a. ailes de la seconde paire ;ab. restauration imaginaire de l'alnfomen (d'après M. Charles Brongniartj. — Partie supérieure du liouiller, Coiiinicnlry, Allier.
M. Fayol un grand nombre d'insectes que M. Charles Brongniart étudie en ce moment. Quelques-uns sont dans un étal remarquable de conservation, comme on en jugera par le dessin ci-dessus du Prolôphasma 1 (fig. 216). Le Titanophasma'dépassait les plus grands insectes de notre époque ; il avait m ,2"> de long (sans les antennes). M. Charles Brongniart a
I. Ilp&roc, premier; fiijfia, spectre, ï. Tnàv, à-iai. Titan, géant, ci fâ«|tx
fait observer qu'en général les insectes houillers différaient peu des formes actuelles et étaient déjà très élevés en organisation. D'après cela, il faudrait croire qu'à l'époque houillère les continents ont vu le règne des articulés, de même qu'ils ont vu à l'époque secondaire le règne des reptiles, et à l'époque tertiaire le règne des mammifères. Ce que nous connaissons des articulés à respiration aérienne des temps primaires révèle des êtres qui ont achevé leur perfectionnement, et non pas des êtres qui sont en voie d'évolution.
A cet égard, ils contrastent avec les articulés marins, car ceux-ci, ainsi que l'a montré le tableau de la page 183, paraissent indiquer une marche évolutive : d'une part, le règne dans l'époque cambrienne et silurienne des crustacés les plus inférieurs, tels que les ostracodes, les branchiopodes, les trilobites, d'autre part, la tardive arrivée ou la rareté des crustacés les plus élevés favorisent l'idée d'un développement progressif.
D'où vient ce contraste offert par les articulés à respiration branchiale et ceux à respiration aérienne? Il résulte peut-être en partie de ce qu'à l'exception de quelques vestiges trouvés dans le dévonien, tous les articulés à respiration aérienne jusqu'à présent connus, proviennent du terrain houiller; ce terrain, quoique rangé dans le primaire, est récent comparativement aux couches cambriennes dans lesquelles on a déjà recueilli une multitude de crustacés.