‹ Les enchainements du monde animal dans les temps géologicquesChapitre 96 sur 128 · Ihepôv, aile ; ïx&ùt, poilton · texte numérisé non relu

Ihepôv, aile ; ïx&ùt, poilton

ainsi : <■ II est impossible de rien voir de plus bizarre dans toute lu création que le genre dont nous allons nous occuper. Le même êtonnement qu'éprouva Cuvier en examinant pour ta première fois les plésiosaures qui semblaient porter un défi à toutes les lois de l'organisation, je l'ai éprouve moi-même,

lorsque M. II. Miller me fit voir les échantillons qu'il en

avait ramassés'.* Les Pterichlht/s se trouvent abondamment

ru. 334. - neriohUp co, Pour faire ce dessin, l'a ri empreinte. *• Dévonien d

un! de l'Ëcu:

deur, vu sur la face ventrale, l'empreinte et de h conlrei, Collection du Muséum.

dans certains gisements, notamment à Lethen-Bar, dans le nord de l'Ecosse. On en voit de nombreux échantillons dans les musées de Londres, d'Edimbourg, d'Elgin et de Forres. Pour faire saisir de suite leur bizarrerie, je dirai qu'à l'origine on a attribué leurs carapaces, tantôt à des insectes, tantôt à des crustacés, tantôt à des tortues.

Je conçois qu'on ait eu quelque peine à reconnaître en eux de vrais poissons, car, bien qu'on les range parmi les vertébrés, ils n'ont aucune partie de leur colonne vertébrale qui soit

I. Agassii, Monographie des poisnons fossiles du fieux grès rouge o dévonien, p. G, in-i'.KoochàlcI, 1844.

FOSSILBS l'RIMAIIIES.

endurcie. L'ossilication, au lieu de se produire à l'intérieur, s'est portée vers la surface, de sorte que plus de la moitié du

corps

on Ce ri

? et en pai

lie immobilisée dans une cuirasse, comme chez les crustacés ; les membres antérieurs sont euxmêmes cuirassés et articulés à la façon de ceux d es écrevisses ; ils semblent avoir élé faits, non pour nager comme ceux des poissons, mais pour sauter ou marcher. La partie postérieure du corps est mobile , porte de petites écailles et des nageoires. Ainsi, on peut dire que le Plericklhys est partagé en deux portions : une antérieure par laquelle il se rapproche des invertébrés, et une postérieure par laquelle il appartient aux vertébrés.

Le Coccosteus ' (fig. 235) se rencontre dans les mêmes gisements que le Pterùhlkys ; comme il est bien plus grand et armé de dents aiguës (fig.

236), on suppose qu'il en faisait sa proie. Je donne ici un essai de restauration de cet animal d'après les dessins d'Agassiz, Miller, Pander, M. Huxley et d'après ce que j'ai vu dans les musées d'Ecosse (fig. 237). Je n'ai pas mis de nageoires pectorales, parce que je ne connais pas leur forme; mais,

entourée d\irca r Orcujcs. Coll. du

it In piirtie du corps n arrière le corps avec lu riolocordc

i StromnesB,

suivant M. de Trautschold 1 , des échantillons trouvés dans le dévonien de Ssjass indiqueraient que le Coccosteus avait de très puissantes nageoires pectorales.

Ce poisson rentre plus franchement dans le type vertébré que ceux dont j'ai précédemment parlé ; il présente des com-

tf ; ,-irC=*T-r*i£S»

Fig. 236. — Mâchoire inférieure de Coccosteus decipiena, grandeur naturelle, d'après un échantillon que j'ai trouvé dans le dévonien moyen de Lethen- Bar, nord de l'Ecosse.

mencements de vertèbres. Chacun sait que, de nos jours, les vertébrés adultes ont une colonne vertébrale formée de petits os c. appelés centrum ou corps de vertèbres (fig. 238), qui supportent en-dessus un arc neuraP n. servant à protéger la

Fig. 237. — Essai de restauration du squelette de Coccosteus dccipiens, au 1/3 de grandeur. — Dévonien moyen d'Ecosse.

moelle épinière, et en dessous un arc hémal 3 h. servant à protéger deux grands vaisseaux sanguins. Lorsque nous suivons dans un aquarium le développement des jeunes poissons, nous voyons des individus où il n'existe pas encore de vertèbres ; on remarque seulement une corde blanche qui indique la future colonne vertébrale ; cette corde on l'appelle la notocorde 4 ou

1. Ueber Dendrodus und Coccosteus, in-8° avec 8 planches. Moscou, 1879.

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