Oarte géoL détaillée de la France (feuille de Mauriac
pyroxènes [augiteet œgyrine)^ làvenite^ néphéline, soda^ lite, orthose et a/norlhose, des produits secondaires (mésoiype, calcite) et enfin un minéral associé à la lavenite que je n'ai pu déterminer, faute de sections conve* nables (rinkite?).
Le zircon est de grande dimension \ ses cristaux rouges rappellent ceux des enclaves d'Espaly et des sanidinites de Menet, ils peuvent atteindre 0'^'° 25 (Brocq). Ils sont allongés suivant la zone prismatique et présentent les faces m(llO), V(IOO), 6M^12), a^[Z\2). En lames minces, ils restent rosés; les clivages prismatiques sont très nets. Ils renferment en inclusions la biotite, la pyrrhite et quelques cristaux moulent même la sodaiite et l'orthose, ainsi que je Tai observé dans des syénites néphéliniques de Montréal et dans des granités sodiques à riebeckite du Colorado. Dans ces dernières roches, le zircon présente une forme très différente, il est constitué par des octaèdres obtus. La postériorité du zircon aux feldspaths semble être spéciale aux roches sodiques.
La pyrrhite forme des octaèdres a^ (111) ou des grains arrondis, atteignant 0 "" 5 (Brocq). Ils sont d'un beau jaune d'or, parfois tacheté de brun. Très réfringents, absolument isotropes, ils sont identiques à la pyrrhite des sanidinites des Açores. Ce minéral, qui est l'élément le plus ancien de la roche, se trouve inclus dans tous les autres éléments; il n'en contient jamais aucun en inclusions. La pyrrhite accompagne le zircon, elle disparait avec lui dans les enclaves qui en sont dépourvues.
Le sphène se rencontre en cristaux nets dans les enclaves contenant du pyroxène ; je l'ai observé entourant de la lavénite à la façon du rutile englobant de l'ilménite ou de la pérowskite.
La biotite est brune, très pléochroïque ; ses lamelles
sont incluses parfois dans le zircon (Brocq); elles sont quelquefois postérieures au feldspath avec lequel elles forment souvent une sorte de structure ophitique (PI. VII, fig. 4). Ce minéral se rencontre dans les enclaves dépourvues de pyroxène. Il est sensiblement à un axe.
Les pyroxènes n'existent que dans quelques-unes de nos enclaves (Pertuis). Ils sont constitués par de Tœgyrine ou par une augite vert foncé pléochroïque, analogue à celle qui sera décrite dans les enclaves du Eaiserstuhl, L*augite se transforme fréquemment sur les bords en œgyrine. Celle-ci n'a souvent pas de formes propres; elle est alors postérieure au feldspath avec lequel elle se dispose sous forme ophitique (PI. VII, tig. il). La magnétite se groupe quelquefois autour des pyroxènes.
La lavénite ne s'est rencontrée que dans une seule catégorie d'enclaves, celle qui est représentée par les fig. 2, 7 et 11 de la PI. VII. J'ai déjà signalé ce minéral dans plusieurs phonolites du Velay^ Il affecte ici les formes qu'il possède dans les sanidinites des Açores et dans les syénites néphéliniques du Brésil, etc. Les cristaux atteignent parfois 0"" 5; ils sont d'un beau jaune dor, doués d'une biréfringence maxima de n^ — Dp == 0,03 et présentent souvent des groupements à axes parallèles d'un certain nombre d'individus. Ils sont allongés suivant la zone verticale et présentent des pointements aigus; assez souvent ils forment des agrégats fibreux. La macie h} (100] est fréquente avec extinction symétrique d'environ 30® dans la face g^ (010), de part et d'autre de la ligne de macle. Le pléochroïsme est très intense avec suivant :
llg = jaune d'or nm = incolore Ilp = incolore