BuU, Soe. géol, 3* sér., XVIII, S7S
deux grandeurs difiërentes , simulant les deux temps de consolidation des andésites (porphyrites) amphiboliques filoniennes anciennes {camptonites). Ces cristaux nets d'amphibole, associés à un peu de sphène, de pyroxëne, de biotite et de magnétite, sont englobés par de grandes plages de sanidine et quelquefois de feldspath triclinique (oligoclase ou andésine).
Certains échantillons sont riches en grands cristaux d'olivine, minéral qui, de même que la hornblende, existe aussi dans la phonolUe englobante du Puy Gnou.
Très fréquemment, il existe dans la roche de petites plages globulaires, presque exclusivement constituées par du feldspath, avec un peu de sodalite calcifiée ou transformée en zéolites. Dans d'autres cas, on voit se former des nodules ou des trainées dans lesquelles Torthose domine en grands cristaux aplatis suivant g^ (010), englobant des dodécaèdres d un minéral incolore du groupe haûyne-sodalite. Ces cristaux de feldspath s'enchevêtrent et leurs intervalles sont remplis par de la néphéline, par le minéral dodécaédrique dont il vient d'être parlé, et enfin par de l'œgyrine, qui n'existe pas normalement dans la phonolite du Puy Griou.
Le premier type décrit ressemble aux enclaves diabasiques des trachytes du Mont-Dore. Les zones feldspathiques que je viens de décrire sont, sur une petite surface, identiques aux véritables syénites néphéliniques trouvées en enclaves dans les phonolites d'autres gisements.
Il y a passage insensible de ces deux types entre eux et avec la phonolite englobante. Les relations intimes que j'avais supposées autrefois entre ces enclaves et la phonolite existent donc bien, mais il me semble aujourd'hui nécessaire d'admettre, en outre, que ces roches ont cristallisé
dans la phoaolite par ségrégation de quelques-uns de ses éléments.
J'ai recueilli à Valette des enclaves à apparence de diabase : elles sont plus riches en feldspath triclinique qu'en éléments colorés : ces derniers sont constitués presque en égale partie par de Taugite, de la hornblende et de la biotite. Ces enclaves à grands éléments sont tellement zéolitisées que leur étude devient peu intéressante.
Des enclaves du même genre, mais riches en sphène, apatite et hornblende se rencontrent dans la phonolite de la Roche Sanadoire au Mont-Dore. Enfin, dans la même région, à la Malviale, M. Michel Lévy a trouvé des enclaves identiques au premier type du Puy Griou : ce sont elles que j'ai plus particulièrement étudiées dans le mémoire cité plus haut. Leurs cavités sont remplies par de la calcite sphérolitique, de Taragonite et de Tanalcime.
Hôhgau. — Les phonolites du Hôhgau m'ont fourni un très grand nombre d'enclaves grenues que j'ai déjà brièvement décrites ^ Tous les pitons phonolitiques de la région en renferment, bien qu'en nombre variable. Les gisements les plus spécialement intéressants à ce point de vue sont le flan(; sud du Hohentwiel et la petite carrière de Gennersbohl, près Hilzingen. A Màgdberg et Hohenkrâhen, j'en ai recueilli quelques-unes aussi.
Gomme dans les autres gisements, ces enclaves peuvent se diviser en deux groupes.
Sur le flanc sud du Hohentwiel et à Gennersbohl, le type dominant est une roche très feldspathique pauvre en éléments colorés, dans laquelle on distingue à l'œil nu de la mésotype jaune, rougeàtre, moulant des sections allongées de feldspath. Ges roches ressemblent beaucoup aux enclaves de Brocq décrites plus haut. Elles atteignent par-
i. C. Rendus, CXII, 1323. 189t.
fois deux décimètres de plus grande dimension. Sur le flanc nord du Hobentwiel, ainsi qu'à Mâgdberg et à Hohenkrâhen, les enclaves sont, en général, de petite taille et de couleur très foncée ; l'examen microscopique montre que le feldspath manque en général ; elles sont à comparer aux enclaves du type dominant à Oberbergen dont elles n'atteignent jamais la grande taille.
Les minéraux constitutifs de toutes ces enclaves sont les suivants : apatite, zircon, pyrrhite, sphène, rinkite(?), pyroxènes (augite et œgyrine), biotite, sodalite ou noséane, néphéline, orthose, mésotype, wollastonite, calcite.
Le zircon, peu fréquent, a les formes et les dimensions de celui des enclaves de Brocq et de Menet (Cantal). La pyrrhite est très rare en octaèdres jaune d'or.
Le sphène, surtout abondant dans les enclaves non feldspathiques, forme des cristaux nets, parfois de grande taille.
J'ai observé dans plusieurs échantillons de petites baguettes d'un minéral incolore qui semble devoir être rapporté à la rinkite.
Les pyroxènes, comme dans les enclaves du Plateau Central et du Kaiserstuhl, sont constitués par de l'augite et de Tœgyrine. Ce dernier minéral y est très abondant ; on a vu plus haut qu'il se produit surtout par voie secondaire soit par épigénie de Taugite, soit par cristallisation directe au milieu de la mésotype. Dans les enclaves non feldspathiques, il existe un pyroxène violacé clair verdisr: sant par voie secondaire et identique à celui des enclaves similaires du Kaiserstuhl. Dans les enclaves feldspathiques, au contraire, le pyroxène est en général d'un vert foncé très pléochroïque avec les teintes suivantes :
llg =z= vert jaune.
nm = jaune vif.
Ilp =: vert d'herbe.
Llndkft Df fait avec l'axe vertical un angle variable avec les échantillons, mais atteignent 50*.
L*(Bgyrine est surtout abondante dans la mésotype ; ses cristaux sont nets, allongés suivant Taxe vertical. Ils présentent un pléochroïsme énergique dans les teintes vertes ou jaunes. Un même cristal est souvent inégalement coloré. Parfois la périphérie des cristaux est formée par des bandes à contours nets ayant une coloration différente de celle du cristal lui-même.
Je n'ai pu déterminer la véritable nature du minéral dodécaédrique (noséane ou sodalite) qui est constamment transformé en mésotype parfois fibreuse, mais le plus souvent floconneuse. Il renferme assez souvent de fines inclusions noires orientées suivant les axes ternaires du cube. Les cristaux de noséane de la phonolite sont souvent transformés de la même fagon. On voit distinctement ce minéral en lumière naturelle (PI. VI, fig. 4), grâce à ses inclusions, à sa forme [6^(111)]. En lumière polarisée (PI. VT, fig. 8), la mésotype secondaire fait disparaître la structure originelle. Dans plusieurs enclaves, j'ai observé des traces de néphéline également zéolitisée.
Le feldspath est une orthose sodique souvent très riche en inclusions gazeuses, comme tous les feidspaths chauffés, et parfois même en inclusions liquides à bulle mobile. Quelques échantillons sont remplis de produits d'altération colloïdes. Dans les enclaves riches en mésotype secondaire, ce même minéral se glisse dans toutes les fissures du feldspath et en isole des Ilots intacts.
Sauf le cas où il renferme des produits colloïdes, le feldspath est très limpide en lames minces et ce caractère permet de suivre facilement en lumière naturelle la structure de la roche, la sodalite transformée en mésotype étant jaunâtre et trouble.
Assez fjréquemmeot, la mésotype secondaire est mélangée de petites aiguilles assez réfringentes d'un minéral à allongement tantôt positif, tantôt négatif, à extinctions ordinairement longitudinales, minéral qui semble être de la wollastonite dont il possède la biréfringence.
Pour terminer cette énumération des minéraux constitutifs des enclaves, il faut citer la calcite toujours peu abondante formant de petits agrégats grenus.
Parmi les nombreuses enclaves que j'ai recueillies, il y a lieu de distinguer, comme on l'a vu plus haut, deux types principaux, Tun feldspalbique, l'autre dépourvu de feldspath; dans les deux types, le minéral du groupe sodalite-noséane est complètement transformé en mésotype et n'est plus reconnaissable qu'à ses formes.
a) Enclaves feldspathiques {syénites). — Le type domi* nant parmi cette catégorie d'enclaves est représenté par la fig. 12 de la PI. VI. Il est constitué par une roche à éléments feldspathiques, atteignant plusieurs millimètres ; le feldspath est de l'orthose sodique aplatie suivant g^ (010); les cristaux, en s'enchevêtrant, laissent entre eux des vides polyédriques remplis par la noséane. Ce minéral se trouve aussi, mais en moindres proportions, inclus dans les feldspaths. La roche renferme un peu de zircon, de sphène. La majeure partie du pyroxène se présente sous forme d'œgyrine en cristaux nets, contemporains de la mésotype secondaire qui les enveloppe dans les pseudomorphoses de sodalite. Ce type de roche est très analogue à celui des enclaves de Brocq. 11 domine à Hohentwiel et à Gennersbohl.
Quelques échantillons de Gennersbohl sont plus grenus, le pyroxène est très vert; le feldspath constitue les 9/10 de la roche ; la noséane est rare et souvent manque complètement. Les feldspaths renferment fréquemment à leur
centre des taches d^altératioa, rappelant celles des orthoses des roches anciennes ; des produits colloïdes seuls se forment dans ces conditions. Quand la roche ne renferme pas de noséane, il n'existe pas de mésotype secondaire. Ces roches rappellent comme structure certaines syénites néphéliniques du Brésil (PL VII, fig. 5).
Une variété de ce genre d'enclaves offre la même structiire, mais les feldspaths sont franchement grenus et de petite dimension (PI. VII, fig. 9); çà et là, on observe de petits paquets de biotite et de pyroxène avec apatite et sphëne qui est, du reste, rare comme dans les roches précédentes. Cette enclave est une syénite aplitique, analogue aux roches filoniennes que Ton observe dans les massifs de syénite népbélinique de beaucoup de régions. Il s*y développe parfois des cristaux porphyroïdes d'orthose^ donnant à la roche la structure d'une microsy&iiite tout à fait homologue des microsanidinites étudiées plus haut.
b) Enclaves non feldspaihiques. — Les enclaves de ce groupe sont moins abondantes que les précédentes et dépassent rarement la grosseur d'une forte noix.
L'une d'elles, provenant du flanc nord du Hohentwiel, est constituée par du pyroxène violacé, verdissant sur les bords et par de la noséane ou sodalile, épigénisée par de la mésotype. Elle est riche en apatite et en sphèue. Le pyroxène est automorphe formant des cristaux atteignant 0 ^ 05, parfois creusés de cavités et dentelliformes (PL VI, fig. 7).
Une enclave noire d'Hohenkrâhen renferme comme élément dominant de la biotite accompagnée d'un peu de pyroxène, d'apatite et enfin de la nosane ou sodalite toujours zéolitisée. La biotite est par places dentelliforme; elle est remplie de magnétite s' accumulant surtout à la périphérie des cristaux et tout à fait identique à celle que Ton
voit se produire dans les biotites chauffées. Le pyroxène est contemporain du mica, tantôt englobé par lui, tantôt te moulant. Il en est de même de la sodalite ou noséane qui se présente en rhombododécaèdres nets quand elle est incluse (PI. III, fig. 3) dans la biotite.
Le contact de Tenclave et de la phonolite se fait par une zone composée de pyroxène; il semble que ce soit les microlites de la phonolite qui sont venus se grouper autour de Fenclave et qui ont alors pris des dimensions plus grandes que dans la roche normale.
Ce second type d'enclaves doit être considéré comme l'équivalent des enclaves à haûyne (ittnérite) non feldspathiques d'Oberbergen décrites plus loin ; elles ont dans les gisements du Hôhgau une importance beaucoup moindre que dans le Kaiserstuhl.
De même que ces dernières, elles passent aux enclaves feldspathiques par l'introduction dans leur composition minéralogique d'une quantité plus ou moins grande de feldpath. Ces roches de passage existent notamment à Hohentwiel.
Dans cette dernière localité, j'ai rencontré aussi de petites enclaves noires constituées par une quantité considérable de microlites d'œgyrine, disséminés au milieu de quelques plages d'orthose et de beaucoup de mésotype. Elles ressemblent beaucoup aux filonnets que l'on rencontre parfois dans les syénites néphéliniques et notamment dans celles de Montréal. Toutefois, il n'est pas impossible qu'elles ne soient ici que des concentrations dos éléments ferrugineux microlitiques de la phonolite.
En résumé, les phonolites du Hôhgau renferment de nombreuses enclaves grenues dans lesquelles on peut retrouver, avec quelques variations minéralogiques, les deux types existant dans les phonolUes du Plateau Central
de la France et du Kaiserstuhl, des enclaves feldspathiques dominantes et d'autres non feldspathiques entre lesquelles existent de nombreux passages.
Le cachet spécial des enclaves grenues du Hôhgau consiste dans Tintensité des modifications secondaires qui ont zéolitisé le minéral dodécaédrique.
Prusse rhénane. — Région du lac de Laach. M. Fouqué m'a remis une petite enclave micacée grenue qu'il a recueillie dans les tufs leucitophyriques de Rieden. Elle est constituée par les minéraux suivants : augite, biotite, hornblende, apatite, sphène et noséane. L'amphibole est peu abondante ; elle joue le même rôle que la biotite qui moule et remplit toutes les cavités du pyroxène. La noséane est nettement postérieure aux éléments colorés. Une des particularités intéressantes de cette enclave réside dans les teintes de pléochroïsme des éléments ferrugineux. Le pyroxène originellement violet est plus ou moins coloré en vert, suivant n^ et Tip ; la biotite est d'un brun presque noir suivant ngOt nm; l'amphibole d'un jaune vert également très foncé suivant ng et Tim ; mais ces trois minéraux prennent une couleur jaune d'or identique lorsque les rayons qui traversent la plaque vibrent suivant n^ dans le pyroxène, suivant n^ dans l'amphibole et la biotite.
Cette enclave présente une certaine analogie avec le type non feldspathique des enclaves du Kaiserstuhl ; elles ont) suivant toute vraisemblance, la même origine.
Tout récemment, M. K. Busz, dans un intéressant mémoire sur les tufs de leucitophyres, de la région du lac de Laach, a signalé* quelques enclaves analogues.
L'une, provenant de Weihiey, est à grands éléments de l. Verhandl, naturh. Vereins Bonn. XLVIII, 238 et 256, 1892.
sanidine et de noséane, avec du grenat mélanite, de la magnétite, de la biotite et du sphène.
Une autre, provenant du Nudenthal, près Obermendig, contient de la sanidine, de la noséaue, de Taugite, de la biotite (avec inclusions de rutile], du sphène, de Tapatite et de la magnétite.
M. Busz considère ces roches comme résultant de cristallisations effectuées en profondeur dans le magma leucitophyrique.
Kaiserstuhl. — Les leucitophyres et les phonolites du Kaiserstuhl sont connus depuis longtemps pour les blocs à ittnérite qu'ils renferment et qui ont été décrits en 1822 par Gmélin.
Ces blocs constituent dans les roches volcaniques des enclaves analogues à celles que nous avons étudiées jusqu'à présent dans ce chapitre, mais elles sont d'une très grande richesse en haûyne et en grenat.
M. Rosenbusch, après avoir énuméré leurs éléments constitutifs (haùyne, mélanite, augite verte, souvent néphélineet feldspaths), à structure grenue, ne se prononce pas sur la question de savoir si elles constituent des roches anciennes arrachées à la profondeur ou des concrétions intratelluriques du magma phonolitique ^
C'est à cette dernière hypothèse que s'est rallié M. Graefî^ dans son guide des environs de Freiburg ^.
1. Mikroskop. Physiographie der massiven Gesteine^ 1887, 623.
2. Steinmann, u. Graeff, Gcolog. Fûhrer der Umgebung von Freiburg, Freiburg, 1890109.
3. M. Graeff a publié récemment (Mittheil. Grosh. Bad. geol. Landesanst.y II, XIV, 1882) un important mémoire sur le Kaiserstuhl dans lequel il s'occupe longuement des enclaves des roches volcaniques de cette région. U me reproche (p. 161) de n'avoir pas tenu la promesse faite de ne pas publier le résultat de mes recherches sur les enclav^'S du Kaiserstuhl avant la publication d'un travail qu'il préparait sur ce sujet. Ce reproche est motivé par le passage suivant d'une note préii-
le grenat est souvent nettement cristallisé, à contours nets bien qu'englobant de nombreux cristaux des autres éléments de la roche. Dans d'autres cas, il ne possède pas de formes propres, il se glisse dans l'intervalle de tous les autres éléments, même dans Tittuérite. Il rappelle par cette structure et par sa couleur, le grenat des syénites néphéliniques de Montréal (Canada) et de celles de Magnet Cove (Arkansas). Ce grenat, de même que celui de Magnet- Gove, est parfois accompagné de pérowskite. La haute teneur en acide titanique de ces grenats est peut-être parfois liée à l'existence d'inclusions de pérowskite dans les échantillons analysés.
La pérowskite n'avait, jusqu'à présent, jamais été signalée dans ce gisement. Elle forme des cubes noirs de fer, atteignant 1"" de côté, au milieu des géodes de grenat que met à nu l'attaque de certaines enclaves par les acides. Dans les roches qui la renferment, elle forme, en outre, des grains irréguliers, brun rouge foncé, se distinguant du grenat en lumière naturelle parleur réfringence beaucoup plus grande et leur aspect chagriné très net. En lumière polarisée parallèle, on observe les propriétés optiques bien connues dans ce minéral : elles se manifestent par une biréfringence faible et des bandes hémitropes croisées à angle droit dans les sections parallèles aux faces du cube.
La pérowskite est incluse dans tous les éléments de la roche; elle est très souvent entourée d'une zone de sphène secondaire, identique à celle que l'on observe autour de l'ilménite et du rutile d'uu grand nombre de roches. Ces couronnes de sphène sont surtout abondantes quand la pérowskite est englobée par rhaiiyne.
Le sphène n'a été trouvé que rarement en cristaux indépendants.
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Le pyroxène le plus abondant est Taugite, très variée de couleur; sa couleur la plus habituelle est, en lames minces, un brun jaune clair, avec parfois une teinte violacée, bien distincte toutefois de celle des augites titanifères de la limburgite de Limburg. Le pléochroïsme est toujours net et inégal dans les facules de nuances variables. Ce pyroxène est accompagné d'un autre de couleur vert clair avec polychroïsme assez fort suivant :
llg = vert clair à vert brun clair.
nm = vert jaune.
Ilp = jaune plus ou moins clair.
Il est probable que la couleur verle n'est pas primordiale et que de même que dans le pyroxène des syéniles néphéliniques du Canada, la variété verte dérive de la première par un léger changement dans le degré d'oxydcV tion du fer. Comme la première, en effet, elle est souvent faculée et les petites variations dans les angles d'extinction du cristal central et des facules sont du même oixlre dans les deux variétés. Dans un échantillon j*ai pu, du reste, observer les deux variétés réunies dans un cristal unique. La coloration en vert semble être, comme dans les pyroxènes des phonolites, la première étape de la transformation en œgyrine. L'augite est tantôt automorphe, tantôt dépourvue de formes propres et moule alors rhaiiyne. Les angles d*extinction dans^* (010) atteignent 45®.
Souvent la couleur verte et la biréfringence augmentent sur les bords, le pléochroïsme s'accentue, puis Tangle que fait Ug avec Taxe vertical augmente brusquement jusqu'à 85®. L'augite est alors transformée en œgyrine à extinction jiroisine de Taxe vertical. Ce minéral se produit aussi en abondance en petits cristaux aciculaires indépendants, particulièrement abondants au milieu de la méso-
type secondaire. L'augite renferme souvent des inclusions vitreuses.
La biotite ne forme pas de grands cristaux dans la majeure partie de ces enclaves; elle se développe en petites lamelles qui tapissent les cavités du pyroxène ou les vides laissés entre eux par ces minéraux ; elle forme sur eux des placages peu épais et leur est très nettement postérieure.
L'ittnérite et le scolopside ont été pendant longtemps considérés comme des minéraux spéciaux ; ils se présentent en grandes masses violacées (ittnérîte) ou verdâtres (scolopside) à éclat gras et clivages dodécaédriques. Quelques échantillons présentent des géodes remplies pardelacalcite secondaire. En dissolvant cette calcite par un acide faible, on met facilement à nu des rhombododécaèdres 6^ (110) qu'il est impossible d'avoir intacts, Tacide acétique, même très étendu, les rongeant superficiellement et les couvrant d'une couche blanche rugueuse. Les cristaux les plus nets que j'ai obtenus ainsi sont accompagnés de pérowskite. Le musée de l'Université de Freiburg possède un énorme cristal de ce minéral. M. van Werweke a montré * l'identité de ces minéraux avec l'haûyne.
L'examen microscopique des enclaves fait voir que l'ittnérite est formée par des cristaux globuleux pressés les uns contre les autres et ayant, parfois, des formes nettes. Us sont, en général, ponctués d'un nombre considérable de petits grains de calcite secondaire qui s'alignent dans les clivages M (110) du minéral. Tantôt, il n'existe |
pas d'autres inclusions, tantôt, au contraire, on observe i
des inclusions ferrugineuses constituées par des grains ou de petits bâtonnets ferrugineux rappelant ceux de la