‹ Les enclaves des roches volcaniquesChapitre 122 sur 206 · Bull. Carte géol. de France, n* 28, t. III · texte numérisé non relu

Bull. Carte géol. de France, n* 28, t. III

nique. Ce verre secondaire parait dû, au moins en partie, à la fusion partielle des minéraux de la roche : il se trouve en effet surtout à la ligne de jonction des plages feldspathiques et à leur contact avec Tamphibole dont les bords sont alors corrodés : ce minéral ne présente pas de phénomènes de résorption.

Les minéraux ferrugineux de l'enclave d*Ardes sont moins grands. Â Tœil nu, on y distingue les mêmes éléments : Taugite forme quelques gros cristaux raccourcis m (110), h^ (100), j* (010), ft*'^ (ÏU), la hornblende, très abondante, est allongée suivant la zone verticale, elle possède les mémos faces que Taugite avec, en outre, p (001); la magnétite forme des cristaux nets a^ (111) avec traces de b^ (110). Tous ces cristaux sont identiques à ceux que Ton rencontre dans les tufs basaltiques de nombreux gisements du Puy-de-Dôme.

Au microscope, on constate, comme dans Téchantillon précédent, une grande quantité d'apatite.

Le feldspath est à plus grands éléments que dans la roche de Perrier, il englobe tous les autres minéraux, ses grandes plages offrant ainsi la structure pœcilitique. Gà et là, s'observe un peu de verre brun primaire, clair, très riche en longs microlitesplumeux de feldspath triclinique, donnant un cachetassezcurieux à cette roche presque holocristalline : ce genre de structure que j'ai retrouvé dans des enclaves de Roccamonfina et de la Somma n'est évidemment pas celui d'une roche consolidée dans des conditions normales.

Ardèche. — Les basaltes des Goirons contiennent parfois des enclaves feldspathiques dont j'ai étudié quelques bons échantillons provenant de Rochemaure. La roche englobante est un basalte porphyroïde, renfermant des microlites de hornbLende et de biotite.

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nant de Pico Alto, Punta da Ferraria, Pico das Camariuhas, et associées à des basaltes. Elles ont été décrites par HartungS par MM. Mûgge^ et Pacbeco do Ganto^. Ce dernier savant les a considérées comme des enclaves de roches étrangères, alors que M. Mûgge les a regardées comme liées au basalte par les mêmes relations qui unissent les sanidinites de Lagoa do Fogo aux tracbytcs à CBgyrine. G*est de cette façon que je crois devoir les interpréter.

Les échantillons que j'ai étudiés ont été recueillis par M. Fouqué à Ferraria, les uns étaient isolés dans les tufs, les autres, englobés dans le basalte. Au point de vue de la composition chimique, ils sont tout à fait comparables à la roche de Rochemaure décrite plus haut. Il existe de Tapatite, de la magnétite, d'énormes cristaux de hornblende et du feldspath triclinique (labrador ou bytownite) parfois englobé par Tamphibole, mais la moulant le plus souvent. Les inclusions vitreuses sont très abondantes.

La hornblende présente des phénomènes de résorption très intenses (PI. VIII, fig. 10). Elle se transforme en microlites d*augite, orientés sur le minéral ancien et formant des squelettes de grands cristaux. Ils sont mélangés de magnétite, d'un peu de hornblende de nouvelle formation et d'un minéral brun foncé, pléochroïque, lamelleux, dont je n'ai pu avec certitude déterminer la nature. M. Pacbeco do Ganto a décrit des types très micacés, provenant de Pico das Gamarinhas.

Canaries. — G'est sans doute à cette catégorie d'enclaves homœogènes qu'il y a lieu de rattacher au moins une partie des dolériies holocristallines décrites par

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