‹ Les enclaves des roches volcaniquesChapitre 123 sur 206 · Ntues Jahrb., 1883, II · texte numérisé non relu

Ntues Jahrb., 1883, II

3. Recherches micrographiques sur quelques roches des Açores, LisboDoe, 1888, 63.

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Li5 feldic^:h es: eitr?nieineat riche en icrlusioiis ritrtc^ei : il existe ca résida ritrecx arec qTie!:jn«?s micro- Ltes feliîpaiiqries. Les pUzes feiispaihijues ca bordure snr le Terre ont des formes géociétrijues, ce qui serait nn argument en faveur de l'origine primaire de ce Tcrrc, mais, par places, celui-ci semble avoir rempli des cassures mécariirfues du felisf*alh, et renfermer des plages otMrrodées d'a'i^ile. Il est donc possiLle que l'on soit ici en présence de phénomènes de corrosion dus à faction du magma basaltique* Celle roche est grenue, bien que le pyroxëne ait une tendance à présenter, avec le feldspath, la structure ophitique.

2* Enr.lazet non f^ldrpathiqua.

Les enclaves non feldspathiqucs des roches basaltoîdes peuvent être divisées en deux catégories. Elles se rencontrent dans les types les plus basiques Jbasalies),

i. Geol. Beschreib. d. Insel Tenerife, !868, 401.

L'une est formée par les nodules à hornblende^ augite, etc., sur l'origine desquels il me semble que tout le monde est d'accord. L'autre est constituée par les nodules à oli^ vine^ qui donnent lieu encore aujourd'hui à des controverses nombreuses ; aussi ai-je cru devoir les étudier dans un paragraphe spécial.

A. Nodules à hornblende et pyroxène.

Résumé et conolusions. — Les basaltes et surtout les tufs basaltiques renferment très souvent, en grande abondance, des cristaux et des fragments brisés d'augite et de hornblende ; dans un grand nombre de gisements, on y rencontre, en outre, des bombes constituées par les mêmes minéraux seuls ou associés, il existe parfois, en outre, de l'olivine, de Tapatite, de la magnétite ou du fer titane, très rarement de la biotite. La hornblende basaltique est généralement postérieure aux autres éléments.

La dimension des divers éléments varie avec les échantillons : ceux-ci sont quelquefois finement grenus, souvent, au contraire, les cristaux de hornblende atteignent plusieurs centimètres de plus grande longueur.

Ces agrégats ne sont pas toujours holocristallins, ils renferment souvent de la matière vitreuse, soulignant les formes géométriques des éléments qu'elle entoure.

Des inclusioDS gazeuses ne se rencontrent que dans les minéraux des bombes de quelques gisements ; les inclusions vitreuses sont, au contraire, abondantes dans beau-* coup d'entre eux.

Les cristaux isolés des tufs, aussi bien que ces nodules cristallins, sont constitués par les minéraux que l'on observe, dans la roche volcanique, en grands cristaux de la phase intratellurique.

Il est donc logique de considérer les uns el les aatres comme le résultat de cristallisations effectuées en profondenr dans le magma basiqoe.

De même que pom* les encla?es feldspatbiqnes. lorsque ces nodales à hornblende sont englobés dans une lare masslTe, on peut observer les phénomènes de fusion el de recristallisation dont il a été question plus haut.

La composition minéralogique de ces nodules étant toujours la même, il me parait inutile de multiplier les descriptions et les citations de gisements, je me contenterai de signaler quelques-uns des échantillons du Plateau Central de la France que j'ai eu l'occasion d'étudier pins particulièrement.

Notons en passant que ces nodules à hornblende accompagnent généralement les nodules à olivine.

Plateau CSentral de laFrance. — Puy-de-D&fne. — J'ai recueilli en assez grande abondance dans le basalte de Montaudou près Royat des nodules à augite, hornblende, olivine, etc. , présentant des passages avec les nodules à oliTine qui seront étudiés plus loin. Ils sont à plus grands éléments que ces derniers, et de teinte plus foncée, verte ou noire; ToliTine y est souvent rare ou même disparaît complètement, aussi les produits de décomposition y sont-ils peu abondants. Tantôt les divers éléments atteignent 1 ^", tantôt, au contraire, ils n'ont qu*une fraction de millim^re.

Le pyroxène est vert très clair ou incolore; la hornblende brune est parfois accompagnée de biotite de même couleur. Ces deux minéraux sont postérieurs au pyroxène et à Tolivine.

Ces nodules présentent toujours des phénomènes de fusion plus ou moins intenses.

Le pyroxène se charge d'inclusions vitreuses, puis se

creuse de cavités irrégulières et curvilignes qui se remplissent de matière vitreuse. L'amphibole et la biotite sont corrodées d'une façon irrégulière et se transforment en squelettes de baguettes de pyroxène, toujours accompagnées d^une quantité considérable de lamelles brunes d'ilménite (?).

Ce pyroxène néogène est cristallographiquement orienté sur le minéral aux dépens duquel il s'est formé , de telle sorte que lorsqu'on éteint ce dernier en lumière polarisée parallèle, on voit apparaître avec tous leurs détails les squelettes pyroxéniques.

Il est possible de suivre pas à pas la transformation de ces minéraux jusqu'à leur résorption complète. Le pyroxène étant le moins fusible, reste souvent attaqué; la roche est alors constituée par de grands cristaux de pyroxène intacts ou en voie de transformation, englobés par ces moules étranges que représente la fig. 12 de la PI. VIII. Ce mode de résorption de l'amphibole et du mica est tout à fait identique à celui dont il a été plusieurs fois question dans ce mémoire, (fig. 31); dans la plupart des cas, il est dû à la seule action de la chaleur.

Quelques échantillons sont en outre pénétrés par le verre basaltique. L'intervalle existant entre les cristaux récents d'augite et d'ilménite est alors rempli par du feldspath, auquel se mêlent de longues baguettes d'olivine allongées suivant l'axe vertical.

La fig. 3 de la PI. VIII montre une enclave dans laquelle le pyroxène est lui-même en partie fondu et a recristallisé. Il présente des groupements réguliers avec de l'amphibole brune.

Les nodules à hornblende sont assez abondants dans les pépérites du Puy-de-Dôme. Je dois à l'obligeance de M.P, Gautier des échantillons provenant de diverses localités;

ceux du Yennilier, près Sogêres, soot («esque laitièreiiiail fonnéd par de grands cristaux de hombleade, aTCcfort pea d'aogite.

Ua échaotillon, recueilli à Thinlhat, est composé d'un pyroxèoe très pléochroîque [n^ = jaune, n^=n^= bnm lîolacé), et doué d'noe forte dispersion, accompagné de beaucoup d apatite et de magnédle. L'apatite renferme des incluaions liquides à bulle et des inclusions ritrenses. Ces dernières abondent dans le pyroxène. Un bloc trouvé dans les pépérites de la même localité, à Touest du Petit Turluron, ne contient pas d^ apatite, mais renferme un peu de hornblende et de grands moules calcifiés d'olivine. Il existe de la matière vitreuse brunâtre, chaînée de calcite et de christianite. Le pyroxèoe violacé est à peine pléochroîque, il renferme des inclusions vitreuses.

Un autre fragment d'une enclave du même genre provenant de la partie supérieure des pépérites du château des Granges, près Saint-Jean d'Heurs, au lieu d'être formé, comme les deux précédents, par renchevétrement de petites plages d'augite, est constitué par d'énormes cristaux du même minéral, faculés de hornblende brune. Ce pyroxène est creusé de nombreuses cavités de corrosion remplies de verre brunâtre en partie calcifié.

Cantal. — J'ai étudié un échantillon du basalte de Ghavaroche, près du Puy Mary, contenant par places des enclaves de hornblende avec un peu d'augite et d'apatite. Au contact de l'enclave et du basalte, on observe d'intéressants phénomènes de résorption et de pénétration du verre basaltique dans le nodule. La hornblende est en voie de transformation en grands cristaux et en microlites d'augito à groupements cristallitiques.

Dans une excursion faite avec MM. Fouqué et Boule, au suc de Védrine, près Molompize, nous avons recueilli.

dans les tufs basaltiques, une grande quantité de fragments de nodules identiques à ceux de Ghavaroche, ainsi que de gros fragments de hornblende et d'augite englobant des prismes d'apatite.

HautC'Loire. — Les scories basaltiques du Velay sont assez riches en bombes à hornblende et augite, accompagnant les nodules à olivine. On peut citer notamment à cet égard les gisements de Tareyre, d'AUeyraSi de Saint-Anne, de Taulhac, de Bilhac, de Sainzelle, etc. Plus nombreux encore sont les fragments épars d*augite et de hornblende.

Outre la hornblende et Taugite, ces nodules sont riches en apatite, ilménite; ils contiennent parfois de Tolivine.

J'ai eu Toccasion d*en étudier un assez grand nombre d'échantillons recueillis par moi ou provenant de la collection de L. Pascal, conservée au Muséum d'histoire naturelle.

Les nodules à augite sans amphibole paraissent plus abondants que dans les gisements précédents. On rencontre parfois des nodules de la grosseur du poing, qui sont constitués par Tagrégat d'un très grand nombre de cristaux d'augite de taille très variée, mais possédant une mâme orientation cristallographique.

En lames minces, le pyroxëne varie du vert bouteille au vert extrêmement pâle; de même que Tapatite et la hornblende, il est criblé d'inclusions vitreuses.

Quelques échantillons sont pénétrés de verre basaltique, noir, opaque, ne contenant que de rares microlites de labrador; à son contact, l'augite est sur quelques dixièmes de millimètre creusée de cavités de corrosion remplies de verre opaque. Cette bordure festonnée de noir donne un curieux aspect aux grands cristaux d*augite.

Les phénomènes de corrosion et de recristallisation

ti

existe daDS d'autres points de l*échantillon, du verre qui renferme des cristallites ferrugineux et des microUtes d'augite. L'abondance de l'apatite, la nature du pyroxène (augite verdâtre), les formes nettes que prend, par places, la hornblende, enfin, l'existence de la matière vitreuse ne permettent pas de ranger cet échantillon parmi les nodules à olivine.

Ardèche. — Les tufs basaltiques et l^sbasaltes des Coiron? sont également riches en nodules à hornblende et augite renfermant parfois des prismes d'apatite. Faujas de St-Fond^ a, du reste, depuis longtemps signalé ces gisements. J'en ai examiné plusieurs échantillons provenant des environs du château de Rochesauve. Ils sont formés d'augite violacée et de hornblende brune très pléochroïque et très biréfringente, comme celle qui existe toujours dans c^s nodules : elle est accompagnée de magnétite. Les inclusions vitreuses sont extraordinairement abondantes, aussi bien dans Taugite que dans la hornblende.

M. Gaubert en a recueilli d analogues dans les projections basaltiques de Ghenavari près Rochemaure.

Hérault. — J'ai eu l'occasion d'exdminer des nodules à augite et à hornblende des tufs basaltiques de Montferrier, près Montpellier, et des environs d'Agde; ils ne présentaient aucune particularité digne d'être notée.

B. Nodules à olivine.

Résumé et conclusions. — Les plus abondantes des enclaves que l'on trouve dans les basaltes et les tufs basaltiques sont, sans contredit, les nodules à olivine. Dans certaines régions, ils se rencontrent en quantité con-

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