N. Jahrb. Beil. Bd. VII
Le premier type, dépourvu d^haûyne, est tantôt à très grands élémentSi pouvant atteindre plusieurs centimètres, tantôt à très petits grains ne dépassant pas 0°*°^ 10. Il esiste des bombes uniquement constituées par de Taugite en cristaux à formes nettes, par de la hornblende ou du mica. Ces trois minéraux en s'associant donnent naissance à des agrégats de composition variée. Ils viennent d'être énumérés dans leur ordre de consolidation relative ; ils sont souvent riches en inclusions vitreuses. Dans beaucoup d'échantillons, on observe en abondance de rapatite, de la magnétite ou de Tilménite, et plus rarement un peu d'olivine.
Ce dernier minéral, au contraire, est abondant dans des bombes très micacées, qui sont sans doute celles que M. Deecke signale sous le nom d!Olivine Bombe et dans lesquelles il décrit de la bronzite, minéral que je n'ai pas trouvé dans les échantillons que j'ai examinés.
Les bombes à grains fins sont surtout formées par de l'augite, de la biotite et de la magnétite, on y voit fréquemment se développer de grands cristaux d'augite donnant à la roche une texture porphyroïde.
Dans un échantillon à grains fins, dépourvu de cristaux porphyroïdes d'augite, j'ai rencontré en grande abondance des plages de pérowskite jdLune foncé, montrant nettement les phénomènes biréfringents et les macles habituelles. Cette pérowskite, associée intimement à Tilménite ou à la magnétite, est tout à fait identique à celle de rOberwiesenthal dont il a été question plus haut.
L'apparition dans ces roches à grains fins de cristaux porphyroïdes d'haûyne conduit au second type, dans lequel ce minéral est très abondant. L'hailyne y forme des grains blancs ou verdâtres dans lesquels on perçoit quel*^ quefois les formes du rhombododécaèdre. Elle est dépour-
vue des inclusions en grille qui sont si caractéristiques de la baiïyne bleue du haûynophyre de Melfi : elle contient parfois des inclusions globulaires, noires et opaques, et surtout des inclusions vitreuses avec bulle : ces dernières sont souvent extraordinairement abondantes.
Dans ces roches, Taugite est plus ou moins fréquente, très pléochroïque dans les teintes verte et jaune : elle est en partie postérieure à la haûyne qu*elle enveloppe, bien que, dans quelques échantillons, le pyroxëne prenne des formes géométriques. Le mica et la hornblende, quand ils existent, sont fréquemment pœcilitiques, un seul de leurs cristaux englobant un grand nombre de grains des autres éléments. Il y a lieu de signaler, en outre, Texistence fréquente de Tapatite et de la magnétite. Quand Thatïyne est très abondante, on voit ses cristaux globuleuï pressés les uns contre les autres.
Un des échantillons que j'ai examinés présente des particularités intéressantes. Il est formé par une trame d'augite dentelliforme de couleur très pâle en lames minces, dont toutes les cavités sont remplies par de la haQyne. Il existe en outre de Tapatite, et, ça et là, les plages de pyroxène sont bordées par une mince couche d'un élément blanc qui semble être un feldspath, mais dont je n'ai pu déterminer la nature avec précision.
Iles du Cap-Vert. — San Antdo. M. Dœlter a décrit^ d'intéressantes bombes dans les tufs basiques de San Antâo. Les unes sont constituées par un agrégat grenu d'augite, de biotite et de sphène (Topo), d'autres contiennent de l'augite, de la hornblende brune, de la biotite, de la magnétite et du sphène avec un peu de verre (Pico da Cruz). Enfin, d'autres renferment de l'apatite,
\, Die Vulcane der Cap Verden, 149, 1882.
de Taugite, du sphène et de la haûyne avec un résidu vitreux.
Ces bombes sont généralement sans relation avec les blocs des roches volcaniques des tufs. M. Dœlter en a cependant trouvé un fragment, englobé dans une roche téphritique très vitreuse : elle contenait de Taugite, de rhaûyne, de la hornblende en voie de résorption, et de la biotite. Les inclusions vitreuses étaient abondantes dans les divers éléments.
M. Dœlter considère ces roches comme le résultat de cristallisations effectuées en profondeur dans le magma d^où proviennent les augitites et les roches basiques à néphéline qu'il a décrites dans la région. Je partage cette manière de voir.
Un échantillon, que M. Dœlter a bien voulu m*envoyer, est riche en apatite et en magnétite, englobées par de Taugite verdàtre : celle-ci renferme des inclusions vitreuses et des inclusions ferrugineuses rappelant celles du diallage. Ce pyroxène, en grains pressés les uns contre les autres, est parfois englobé par de grands cristaux poBcilitiques de biotite et de hornblende.
B. Nodules à divine.
Résumé et oonoluslons. — Les nodules à olivine de cette catégorie de roches ne diffèrent en rien de ceux des basaltes, il est donc inutile de les décrire à nouveau, rils sont parfois extrêmement abondants, on peut citer à cet égard les tufs de leucitite et de limburgite de quelques-unes des Maare de TEifel et particulièrem^t de TEtang de Dreis, les néphélinites méliîitiqites du Hohenberg, près Bûhne (Westphalie), récemment décrites par M. Rinne*, etc.