TROISIÈME PARTIE
CONCLUSIONS AUXQUELLES CONDUIT L'ÉTUDE DES ENCLAVES DES ROCHES VOLCANIQUES
AVANT-PROPOS
Afin de faciliter au lecteur la compréhension de la nomenclature pétrographique dont j'ai fait usage dans mon mémoire, je crois devoir en exposer ici brièvement les grands traits.
Le tableau ci-après donne une idée de la classification des roches éruptives non quartzifères dont j'ai eu Toccasion de parler dans mon travail. Cette classification, à quelques modifications près, que j'ai introduites dans mes conférences de pétrographie du Collège de France et dans mon cours du Muséum d'histoire naturelle, est celle de mes maîtres, MM. Fouqué et Michel Lévy^ J'ai notamment fait disparaître complètement la notion d'âge qui, dans plusieurs des classifications actuelles, intervient pour faire désigner sous des noms différents une même roche, suivant qu^elle est ante ou posttertiaire.
Il semble utile, aujourd'hui que la détermination des éléments des roches est devenue facile et précise, de baser la classification des roches éruptives exclusivement sur les caractères minéralogiques qui permettent d'arriver à la détermination d'un échantillon à laide de ses caractères
l. Fouqué et Michel Lévy, Minéralogie micrographique, Paris, 1878* Michel Lévy, Structure et classification des roches éruptives, Paris, 1889.
inirioâ^ues, sans qu'il mAi nécessaire de £nre i]ileri>enir aucune notion d'âge ou de gisement géologique.
U est kiisiMe» one fins les roches minéralogiqoeaK&t Sfiécifiées, d*en (aire des familles géologiques dont il est intéressant d*étadier les rariations dans le temps et dans Tespace S ou de les grouper par Cunilles chimiques, en se plai]^nt à des points de rue difESrents de celui qui sert de base à la classification minéralogique dont il vient d'être question. J^aurai Toccasion au cours des chapitres suivants de Caire plusieurs de ces groupements, permettant de mettre en lumière les faits généraux qui découlent de Tétude & laquelle je me suis livré.
MM. Fouqué et Michel Lévy ont choisi pour premier caractère distinctif la sirueturef divisant les roches en roches granitoïdes et en roches microlUiques.
Les premières sont holocristailines et ne présentent pas d^arrét apparent dans le développement de leur cristallisation ; les secondes sont le plus souvent semicristallines et montrent d'ordinaire dans leur développement deux temps distincts ayant donné naissance à des grands criS' taux d'origine généralement intratellurique et à des microlites formant avec le résidu vitreux la pâte de la roche.
Le second caractère spécifique est tiré de la nature des éléments blancs, les feldspaths jouant parmi ceux-ci un rôle prépondérant. Dans les roches granitoïdes, les divisions secondaires sont empruntées à la nature de l'élément ferromagnésien. Dans les roches microlitiques, c'est l'élément blanc (feldspath ou feldspathoïde) en microlites qui sert à dénommer la roche. C'est ainsi, par exemple, qu'une roche dont les microlites sont constitués par de
1. Tels sont, par exemplOi le groupe des porphyntes mieacéts de M. Miohel Lévy, celui des lamprophyres de M. Rosenbusch.
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