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Torthose esC un trachyte^ alors qu'une autre à microlites de néphéline est une néphélinite.
Lorsque les microlites de feldspath sont accompagnés de microlites de mtca, d'amphibole ou d'augitCt la roche est dite micacée^ amphibolique ou augitique.
Quand elle contient des grands cristaux intratelluriques, ces derniers sont spécifiés dans la dénomination de la roche en ajoutant au nom de celle-ci rénumération de ces grands cristaux précédée de la préposition à.
C'est ainsi que la composition d*un trachyte micacé à biotite et augite sera facile à comprendre.
En ce qui concerne les roches à microlites de feldspath triclinique, il a été distingué deux séries, celle des andésites et celle des labradorites. La première est formée par toutes les roches dont les microlites feldspathi'ques s'éteignent à moins de 20^ dans la zone de symétrie, perpendiculaire à g^ (010), alors que les labradorites comprennent toutes, les roches dont les tnicrolites de feldspath ont des angles d'extinction supérieurs à 20^.
Conformément à l'usage, le nom de basalte a été réservé à celles des roches microlitiques qui sont riches en grands cristaux d'olivine.
Je n'ai inscrit dans le tableau de la page 549 que les grands groupes pétrographiques, sans m'occuper des nombreuses subdivisions que l'on peut y faire.
Quant aux roches quartzifères, dont je n'ai pas eu à m'occuper dans ce mémoire, sauf en ce qui concerne quelques rhyolites et dacites, je me contenterai de rappeler que c'est leur structure qui permet de les subdiviser en roches granitoïdes^ microgranitoïdes et porphyriques.
Les premières comprennent les granités (granité, granulite et pegmatite); roches holocristallines dans lesquelles les deux temps de consolidation sont peu distincts :
elles sont les homologues des roches granitoïdes sans silice libre.
Les secondes sont constituées par les microgranites (microgranite, microgranulite, micropegroatite) dans lesquels, au contraire, on peut distinguer nettement deux temps de consolidation. Ces roches sont également holocristallines.
Dans les roches porphyriques^ au contraire, il existe une quantité plus ou moins grande de verre : les deux temps de consolidation sont très distincts. Ces roches sont donc tout à fait homologues des roches microlitiques et sont désignées sous le nom de rhyolites ^ (R. à quartz globulaire, R. pétrosiliceuse, suivant la structure du quartz et la nature des sphérolites de la pâte). Les verres des roches porphyriques acides sont désignés sous le nom de pech^tein ou de perlite.
Les roches volcaniques, que je considère spécialement dans ce mémoire, comprennent toutes les roches microli^ tiques du tableau précédent et pour les roches basiques quelques roches holocristallines grenues ou ophitiques; j'y ai joint quelques documents, malheureusement très peu nombreux, sur les rhyolites et les dacites.
Divisions particulières établies parmi les roches volca^ niques en vue de V étude de leurs enclaves. — J'ai établi dans les roches volcaniques deux grands groupes, celui des roches trachytoïdes et des roches basalto'Uies, qui m'ont servi de divisions générales dans le cours de mon mémoire.
Je rappellerai que les roches trachytoides, généralement de couleur claire, renferment toutes les roches à orthose et les plus acides des roches à feldspath triclinique ; ce sont
1. Le nom de porphyre est généralement employé pour désigner les rhyolites antetertiftires, celui de dacite pour spécilier des microgranulites et des rhyolites tertiaires, riches en feldspath triclinique du second temps de consolidation.
donc les trachytes, les phonolites^ les leucitophyres, les andésites^ les téphrites et les leucotéphrites les plus acides^ avec, en outre, les rhyolites et les dacUes,
Les roches hasaltoides sont constituées par toutes les autres roches volcaniques, elles sont généralement de couleur foncée et dépourvues d'orthose microlitique.
Cette division est surtout utile pour T étude des enclaves énallogènes.
Dans le deuxième chapitre de ce résumé de mon travail, j^ai, en outre, établi une autre division permettant de mettre en lumière les analogies et les différences présentées par les enclaves homoeogènes des diverses roches. Cette division est basée sur la nature des éléments blancs de la roche volcanique ; la considération des roches trachytoïdes et des roches basaltoïdes n'intervient plus que comme distinction secondaire.
1® Famille des roches à feldspaths seuls.
a) Série trachytoïde. — Trachytes, andésites acides.
b) Série basaltoïde. — Andésites augitiques, labradorites, basaltes.
2® Famille des roches à feldspaths accompagnés de feldspathoïdes.
a) Série trachytoïde. — Trachytes sodiques à haUyne, sodalite ou leucite, phonoliles, leucitophyres, téphrites et leucotéphrites acides.
b) Série basaltoïde. — Téphrites et leucotéphrites basiques.
3® Famille des roches à feldspathoïdes seuls. a) Série basaltoïde. — Néphélinites, leucitites, basaltes mélilitiques.
4^ Famille des roches sans éléments blancs.
a) Série basaltoïde, — Augitites, limburgites, etc.
Divisions établies parmi les enclaves des roches volcaniques. — J'ai montré en commençant que les enclaves des roches volcaniques pouvaient être divisées en deux groupes distincts, les enclaves énallogènes et les enclaves homœogènes^.
Les premières sont constituées par des fragments de roches quelconques, arrachées aux cheminées souterraines par le magma volcanique au moment de sa venue au jour. Leur étude permet de faire Thistoire du métamor^ phisme des roches volcaniques. C'est la question que je vais résumer dans le chapitre premier.
Les secondes sont formées par des produits généralement grenus, en rapports étroits avec la roche volcanique englobante. La discussion des relations existant entre les enclaves homœogènes et les roches qui les renferment constituera mon second chapitre.
Divers genres de gisements des enclaves. — Toutes les catégories d'enclaves peuvent se rencontrer dans deux conditions diSérentes. Ou bien ces enclaves sont englobées dans la roche volcanique massive en place (dykes, filons coulées, etc.), ou bien elles se rencontrent en blocs détachés au milieu des tufs de projection.
Dans ce dernier cas, tantôt on les trouve sans relations apparentes avec les fragments de roches volcaniques, de ponces ou de scories qui les entourent, tantôt, au contraire, on les voit intimement associées avec eux. Dans les tufs des roches basiques, ces enclaves sont souvent entou-
1. U y aurait lieu de tenir compte des enclaves de roches volcaniques provenant d'éruptions antérieures à celle qui a amené au jour la roche englobante : ces roches volcaniques peuvent être semblables à cette dernière, ou en être différentes. L'intérêt qui s'attache à ces enclaves concerne surtout la géologie locale, aussi ne les ai-je considérées qu'au point de vue des modifications qu'elles ont pu subir de la part de la roche englobante et, par suite, je les ai rattachées aux enclaves énallogènes.
rées d^uDé couche de matière fondue et forment fréquemment le centre d'une bombe volcanique.
Quand les enclaves sont sans relations de contact avec des fragments des roches volcaniques des mêmes tufs, il peut en résulter de grandes difiScultés d'interprétation si ces tufs contiennent en forte proportion des roches volcaniques de composition différente. Les tufs leucitiques et trachy tiques de l'Italie méridionale et centrale en sont un exemple.
D'une façon générale, les gisements les plus riches en enclaves sont les tufs résultant de violentes éruptions, qui ont permis la sortie rapide d'une grande quantité de matériaux amenés de la profondeur et ont en même temps énergiquement raboté les parois des cheminées volcaniques (les tufs basaltiques du Velay, ceux des Maare de l'Ëifel, par exemple) : ces tufs renferment d'ordinaire à la fois des enclaves énallogènes et des enclaves homœogènes.
Cette règle souffre des exceptions , parmi lesquelles je citerai le volcan basaltique de la Denise, près du Puy, qui est le gisement le plus riche que je connaisse en enclaves énallogènes (gneiss, granulite), et qui, cependant, ne renferme pas d'enclaves homoBOgènes (nodules à olivine), si fréquentes dans tous les gisements analogues de la même région.
Dans un même gisement, les enclaves recueillies présentent des modifications d'une intensité très variable : je donnerai plus loin l'explication de ce fait.