‹ Les enclaves des roches volcaniquesChapitre 63 sur 206 · Bull, Carte géoL de la France, II · texte numérisé non relu

Bull, Carte géoL de la France, II

vitreuse de Lipari, recueillie autrefois par M. Fouqué. Cette roche présente une assez grande analogie de composition avec celles du Gap de Gates. Les microlites d'hypersthène y sont très abondants. Les cristaux du stade intratellurique sont constitués par de Tapatite, de Thyper* sthène, de Taugite et de Tandésine, riche en inclusions de verre brun (le verre de la roche est incolore). Les bisilicates sont souvent comme vermiculés à leur périphérie, rappelant ce qui se produit dans les nodules à olivine en voie de fusion.

Les enclaves consistent en cristaui de cordiérite, en grains de grenat rose pâle, en andalousite et sillimanite.

La cordiérite présente les mômes formes qu'au Capucin; tantôt les cristaux sont isolés, tantôt ils sont groupés en grand nombre à axes parallèles ; les mades prismatiques sont fréquentes. Ils sont localement riches en spinelle vert, en inclusions vitreuses.

Le grenat est arrondi ; dans ses fentes se forment de fins microlites d'hypersthène.

L'andalousite, intimement groupée avec de grands cristaux de sillimanite, est, par places, creusée de cavités que remplissent la cordiérite et un peu de quartz. Les silicates d'alumine sont entourés par des grappes de spinelle vert secondaire.

Toscane. — Aux environs de Gampiglia Marittima, à San Vincenzo, se trouvent des rhyolites à cordiérite qui ont depuis longtemps appelé l'attention de divers savants. Vom Rath * a fait remarquer que la cordiérite s'y trouve souvent en agrégats grenus, semblant constituer des

1. V. Rath, Geogn. Min. Fragm. aus Italien II Theil. Zeitschr. d. d. geoL Gesell. XX, 327, 18G8. Voir aussi d'Achiardi, AU. delL Soc. Tosc. di Se. nat. VII, fasc. 1, 1885, ainsi que les travaux de Vo^elsanç, Lotti, f>tç.

enclaves. (Val délie Rochette}. M. Dalmer y a recueilli * aussi des agrégats grenus de grenat, d'augite et de feldspath tridinique.

Le quartz y est abondant, ainsi que la cordiérite en cristaux distincts, offrant les macles en roue ; la sillimanite, le spinelle vert et le grenat s'y rencontrent aussi. Peut-âtre, faut- il considérer tous ces minéraux comme des débris d'enclaves imparfaitement résorbées. Dans un des échantillons que j'ai recueillis en 1887 j'ai observé, en outre, un fragment d'orthose en voie de résorption offrant les divisions rectangulaires si fréquentes dans les feldspaths placés dans de semblables conditions.

La roche volcanique est très vitreuse, riche en cristal li tes et en microlites d'hypersthène, en grands cristaux de biotite, d'andésine, d'augite, d'hyperslhëne. Elle offre une certaine analogie avec la perlite de Santorin décrite plus haut. M. Dalmer signale dans ces roches, après Vogelsang, une scapolite que je n'ai pu y trouver.

M^ Amiata. — L'existence d'enclaves schisteuses, riches en graphite, a été signalée par tous ceux qui ont étudié les trachytes du M^* Amiata et notamment par MM. Lotti '^ F. Williams^ et C. de Stefani^. Je ne crois pas qu'aucune étude minéralogique en ait été faite.

Je dois les échantillons que j*ai étudiés à MM. Chaper, I^tti et de Stefani. Ils proviennent de points divers de la région- et notamment des environs de Pian Castagnajo, de Bagnolo, des ravins de la Senna, de Santa Fiora, d*Arciddsso, de Gastel del Piano, enfin des pentes et du sommet du M'* Amiata.

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