‹ Les enclaves des roches volcaniquesChapitre 72 sur 206 · American Journal of Sciences, XI · texte numérisé non relu

American Journal of Sciences, XI

Il est iDiéressant de trouver associés, comme dans ces deux derniers gisements, des minéraux de basicité aussi différente.

Riveau Grand. — Les enclaves sont d'une abondance extrême dans le ravin du Biveau Grand ; lorsqu'on remonte le lit du petit ruisseau, on trouve dans les blocs éboulés des hauteurs, des milliers de fragments de roches étrangères au trachyte qui les englobe. Ces enclaves sont arrondies comme si elles avaient été fondues superficiellement. Tantôt elles font corps avec le trachyte et ne peuvent en être séparées, tantôt, au contraire, le choc du marteau permet de les isoler et on les obtient alors avec leur surface arrondie. J'ai vu un de ces blocs mesurant 50^ environ de diamètre. Leur nature est plus variée qu'au Gapucin.

On peut distinguer plusieurs groupes parmi les enclaves du Riveau Grand ; il est probable que des recherches plus approfondies sur le terrain permettraient d'y trouver des types plus nombreux encore que ceux que j'ai pu recueillir et étudier. J'ai observé les roches suivantes :

Des andésites à grands microlites d'andésine passant à des roches granitoïdes et ne différant en aucun point de celles du Capucin sont peu nombreuses.

Les géodes sont assez rares. Le minéral qui y domine de beaucoup est le pyroxène vert clair ou jaune d'or ; il offre les mêmes formes qu'au Capucin. Il faut signaler encore Thypersthëne beaucoup plus rare, la magnétite a* (111), l'oligiste en jolis petits cristaux a* (0001), p (1011) et Torthose qui est peu abondante.

Une variété intéressante de ces enclaves est une roche très huileuse, d'un gris violacé. Les grands cristaux de labrador y sont peu abondants ; l'amphibole y est d'un qnm rouge foncé extrêmement pléochroïque, très biréfrin-

gente ; le pyroxône devient jaune d*or sur les bords, cette \

coloration atteint parfois le centre du cristal. Enfin, la roche est imprégnée de produits ferrugineux récents parmi lesquels domine la pseudobrookite à peine translucide en lames minces. Les minéraux drusiques de cette roche sont rhypersthène et la pseudobrookite ; c'est même dans cette roche que se trouvent les meilleurs cristaux de cette dernière espèce minérale. L'hypersthène est d'un vert olive un peu jaunâtre ; ses cristaux rappellent ceux des enclaves volcaniques du Capucin, leur couleur est plus jaune, leur pléochroïsme plus intense; ils ne diffèrent que par leur couleur de ceux dont nous parlerons plus loin. Les uns et les autres ont été pour la première fois signalés par M. Gonnard en même temps que la pseudobrookite ^ Ce savant a fait remarquer leur analogie avec la szaboïte (hypersthène) qui venait d'être découverte par Eoch dans les trachytes de l'Aranyer Berg, en Transylvanie ou dans leurs enclaves.

La pseudobrookite forme des cristaux très nets, noirs de fer. M. OEbbeke^ a décrit les formes suivantes : A* (100), g^ (010), A^(210), a' (101), a^(l03), b^'^ (113), e' (011), (^1.2 6^.4 ^d.3) (133) (v)^ ^^^ (123) (^). Les cristaux sont apla-

tis suivant h^ (100). Les faces de la zone verticale sont striées parallèlement à l'axe vertical ^.

Dans les plaques minces de la roche, on voit fréquemment sur le bord des géodes des cristaux des minéraux précédents dont une extrémité est engagée dans la roche et dont l'autre fait saillie dans la cavité.

L'hypersthène est incolore en lames minces; il se déve-

1. Gonnard, Bull. Soc. miner., II, 150. — V. Lasaulx, Zeitschr. /*. KrysL, III, 293.

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