Bull. Soc. miner., VIII
3. Ces cristaux sont également comparables à ceux dos laves du Vésuve (éruption de 1872).
loppe plus rarement que la pseudobrookite dans la roche elle-mâme. Il y est fréquemment accompagné de mica blond pâle. Enfin quelques sections nous ont montré de petits nids de pyroxène allongés suivant A* g^ (iOO) (010), pressés les uns contre les autres : ils semblent être le produit du remplissage complet d'anciennes cavités de la roche.
Un autre type d'enclave est une trachy andésite noire ou gris noir à longs microlites. Cette roche est très riche en cavités huileuses que tapissent de longs cristaux de hornblende.
En lames minces, on voit que cette enclave, riche en apatite, renferme des cristaux d*andésine, d'olivine, de pyroxène, d'amphibole brune en partie résorbée. Uapatite est riche en inclusions noires qui, disposées suivant les faces du prisme, donnent aux sections voisines de p (001)» Taspect de la noséane. Le magma microlitique est formé par de longs microlites de feldspath, présentant les uns des angles d'extinction voisins de 0*^ et les autres de 20°. 11 y a en outre du pyroxène et une amphibole récente^ brun clair à peine colorée en lames minces et peu pléochroïque. Cette amphibole, qui n'est autre que celle des druses, vient parfois mouler l'amphibole brune ancienne, en voie de résorption, ou s'oriente géométriquement sur Taugite ancienne^. L'orientation optique de ces deux amphiboles
1. Cette imbibition de ;renclave par des -minéraux néogènes pénétrant les minéraux préexistant, s'observe fréquemment dans les roches soumises aux émtnations volcaniques. On peut citer à cet égard le développement du grenat dans les laves du Vésuve (éruption de 1822), signalé par M. A. Scaochi. Dans un échantillon que j*ai trouvé récemment au Muséum, on voit les parois d'une cavité de la lave leucitique garnies de cristaux de grenat rouge : la roche est jaunie sur près d'un centimètre et criblée de cristaux de grenat, et de petits nids d'augite Jaune d'or.
2. Vom Rath a décrit dans les enclaves des laves de l'éruption du Vésuve de 1872, des groupements à axes parallèles d'augite et homblendOj mais dans lesquels les deux minéraux étaient néogènes.
est la même. Mais tandis que dans g'^(OlO), Tamphibole ancienne s'éteint presque à 0^, Tamphibole récente s'éteint à 20** environ, de plus sa biréfringence est plus faible. Cette amphibole est souvent accompagnée de mica blond clair. Cette roche rappelle certaines andésites de filons.
Le seul minéral drusique que j'ai observé dans ces enclaves est de la hornblende en longs cristaux grêles quelquefois filiformes et qui ne présentent pas de pointement mesurable ; leur couleur est le brun rougeâtre. Elle est identique à la hornblende des laves du Vésuve (éruptions de 1822 et 1830). Les parois des drusessont tapissées d'orthose.
Quelques échantillons de cette roche présentent des cristaux de feldspath atteignant 3 ou 4 ™™ ; ils sont en partie frittes et transformés en un mélange miarolitique d'orthose et d'augite.
Une roche i*ouge brique clair avec grands cristaux de sanidine est fréquente en enclaves à Biveau Grand. C'est un trachyte augîtique à pyroxène. Il est imprégné d'hématite et de pseudobrookite. Il correspond à un type connu en place dans la vallée du Mont Dore. Il en diffère par ses minéraux drusiques, par la couleur jaune de son pyroxène et par les minéraux ferrugineux secondaires.
Les cavités, en général allongées, sont tapissées de petits cristaux de pseudobrookite et d'hypersthène colorés en rouge par un peu d'oligiste. Ce pigment ferrugineux est localisé sur les bords des cristaux ou également réparti à leur surface. Les formes sont les mêmes que celles qui ont été énumérées plus haut. Les cristaux de pseudobrookite décrits par M. OEbbeke provenaient de cette roche.
 son contact avec le trachyte et parfois aussi dans la masse môme de l'enclave , on trouve, par places , de petites masses blanches, à apparence scoriacée; elles
sont formées par des débris des grands cristaux de feldspath de la roche, cimentés par un agrégat d'orthose récente avec cristaux nets de tridymite et d^oligiste se développant dans les druses. Au microscope, on constate que la structure de ces agrégats minéraux est holocristalline et rappelle en petit celle des sanidinites.
Une roche de composition voisine de la précédente, bien que d'aspect différent, est également abondante à Riveau Grand. Elle est grise; on y distingue à Toeil nu des baguettes noires d'amphibole et des cristaux blancs de feldspath. De nombreuses soufQures sont tapissées de cristaux de biotite blond clair et de hornblende, c'est un trachyte augitique à olivine.
Les druses sont tapissées d'un enduit d'orthose en cristaux indistincts et d'un peu de tridymite. Deux sortes d'associations minérales s'y rencontrent :
1^ Hornblende et biotite.
La hornblende forme des cristaux atteignant 1^*°, brun noir, à faces nettes. Ils sont allongés suivant Taxe vertical ; M. OEbbeke ^ y a signalé les formes suivantes : m (11 0), A^(210), /(OiO), A* (100), (/V130), p(OOl), 6*'^(lll), e*''(021), (d*** b^'^g^) (131). On observe la macle habituelle suivant A* (100).
L'angle d'extinction dans ^*(OtO) est d'environ 20*. Comme il a été dit plus haut, cette même amphibole imprègne l'enclave elle-même. Quant à la biotite, elle pst de couleur blond clair; elle forme de petites lamelles empilées, parfois postérieures à la hornblende. Examinées sur la face p (001), ces lamelles laissent voir un pléochroïsme net, avec jaune d'or suivant rig et brun rouge clair suivant rim. Le plan des axes est parallèle à g^ (010).