DB COLLIN-D HARLEVILLE. IQJ
forent enleva , et les plus gros arbres dé-^ raeiiiâ. Il s'^evait des tourbillons affreux , qui dévastaient tout ce qui se trouvait à leur portée. La lierre était jonchée de fleurs et.de feuilles , qui n'avaient pu résister h. la foreur des vents, à la violence de la grêle. Partout on en venait la trace et les effists affligeans r il n'y avait pas une seule chaumière qui ne fut endommagée; les ruisseaux étai^t débordés , emportant dans leur cours rapide des gerbes , des berceaux et des débris de tcnite espèce ; on ne rencontrait dans les champs que des troupeaux égarés et des agneaux bêlans, des oiseaux écrasés ou noyés dans leurs nids ; tout ^i un mot présentait Timage de la terreur , du désespoir et de la destruction.
Le bosquet de G>Uin-d*Harleville ne fot pas garanti de cette horrible ten^éte. Tout ce que put faire le prudent et fidëi e Marcelin , ce fut d^abriter les bustes qui le décoraient , ainsi qu'il avait coutume de le faii*e à Tapprodie de l'hiver ; mais pendant qu'il se livrait h cette importante occupation, la majeure partie des lilas fut dévastée : ils ne formèrent plus qu'une masse informe de bran- I i8.