‹ Les encouragemens de la jeunesseChapitre 31 sur 66 · A£ BERNARDIN. %^S · texte numérisé non relu

A£ BERNARDIN. %^S

waiA h poine ont-ils parcouru quelque» seu-» tiers, qu'ils aperçoivent de loin, dans la grande allée qui alx)utit au village d'EtioUe ^ la marche triomphale qui s'approchait^ Ella cause au premier aspect une vive inquiétude z chacun , en voyant Bernardin de Saint-Pierre porté sur un brancard , le croit blessé 9 mou-» rant , peut-être déjà privé de la vie ; on n*avs^nce qu'en tremblant , on craint de &ire la moindre question; mais bientôt lesi cris do joie des nègres , et l'ivresse empreinte sur la. figure de leur vénérable ami , font passer dans l'ame de tous ceux qui marchent à sa rencon* tre, un ravissement qu'il serait difficile d'ex-»^ primer. Lui-même, trop ému en ce moment pour proférer une parole, s'empresse de leç rassurer du geste de la main , leur désignant ces bons noirs couverts de sueur , qui n'avaient voulu céder à personne le bonheur de le porter ainsi pendant deux lieues entières , et qui vinrent enfin le déposer au château d'EtioUe où se réunirent tous les habitans du VÎUage , qu'avait attirés ce délicieux spectacle* Bernardin de Saint-Piefre , trouvant alors la force de s'exprimer , raconta ce qui lui était

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