‹ Les encouragemens de la jeunesseChapitre 44 sur 66 · T I.ES PAPILLONS. JI · texte numérisé non relu

T I.ES PAPILLONS. JI

nombreux émigrés que le r^ime de la terreur lignait de leur malheureuse patrie. Boufflers cependant, maigre tous les avantages, toutes les consolations qu'il trouvait dans T^tranger , regrettait sans cesse le séjour de Pa-* ris, où la première moitié de sa vie s'était ëcoulée au sein des plabirs et de cette urbanité qu'il ne t^rouvait dans aucune capitale de l'Europe. Sa famille , ses amis , ses chères habitudes i tout le rappelait dans cette métropole des arts , des mœurs élégantes et de la véritable indépendance. Jamais on ne lurparlait de ses poésies , sans retracer à son souvenir les femmes charmantes qui, lui en avaient inspiré la plus brillante partie; jamais sur-tout il n'entendait prononcer le nom d'Aline , sans se reporter au séjour de Chanteloup , sanç honorer d'un soupir la mémoire de la duchesse de Choiseul , qui n'avait pu survivre que peu d'années à son époux.... , sans se rappeler enfin la jeune fille aux papillons.

La tourmente révolutionnaire s'étant apaisée, plusieurs familles proscrites obtinrent la permission de rentrer en France ; Boufflers eut le même avantage , et revint de la Polo*

Page 1