LA CHIENNE DE FLORIAN
JUATHABtz autetik* de cette collectibti., 01 re^ icherchëé (liar totfs ceUx ^lii , dans leurs lectii;^ res , aim^tà trouver la grâce unie aiu denti^ ment", Florian , qui lut le plus habile traduor» teur de'Mîdxel Cervantes, et fit parler avec tant d*esprit et de naturel lés Arlequins et U$ bergers , se procurait souvent lés plus douée* jouissances qu-oii puisse obtenir dans la car-, riëre des lettrés. Honoré de la confiance et de lamitié du vertueux d»c de Penthiëvre , dc«it il était le premier gentilhomme , il trouvait amplement dans les honoraires que lui faisait accepter ce prince , de quoi pourvoir à ses be? soins. Tout ce que sa plume élégante et féconde pouvait lui produire , était employé secrètement à des i>ienfaits, dont il jouissait avec d'autant plus de sécurité , qu'il Jeiguait ^ de les répandre au nom du duc qui chacjpe jour l'envcyait distribuer dans Paris la ma* s jeure partie de ses richesses.
. Déjà Galatéè avait sauvé plus d'une jolie
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orpheline, en lui procurant un ëtat quî mettait sa jeunesse et ses charmes à l'abri des pîë^ ges adroits de la séduction. De'jà les nombreuses éditions ô^ Estelle avaient doté plus d'une jéuiie villageoise qu'une disproportion* de fortune eût empêchée de s'unir à celui qui possédait son cœur ; les Deux^ Billets etk avaient acquitté bien d'autres auxquels des malheurs imprévu* ne permettaient pas de Ikife honneur ; le Ban Ménage empîêchadt îK>uvent que la gêne et le besoin* ne trouldas^
' sent la paix de celui qui habite sous le chaume ; et la Bonne mète , qui , à cette époque , faisait courir tout Paris , partageait entre ses semblables le produit de son succès* En un mot , Florian pouvait compter plus d'un heureux par chacun de ses ouvrages.
Un jour qu'il était chez son Khrafre , homme probe, mais sévère dans le commer-w ce , le commis de ce dernier , qiii- avait été
^ toute la matinée en recette , eâtre dans son cabinet , et , après lui avoir rendu compte de sa tournée, lui remet un billet à ordre de six cents livres , que le débiteur s'était trouvé dans l'impossibilité d'acquitter» «c Ëh bien ,
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{eûtes protester ; dit brasquement le libraire^ à^ Ah , monsieur ! na ai^iste malade* depuis plusieurs mois, sa femme enceinte, et trois enfans. — J'^n suis bien fâche ; mais il faut fue je me mette en règle. — Quel est donc ce dâ>iteur qui irous intéresse tant ? demande au commis* le chantre i Estelle et de Ga« laiécm — C'est un Languedocien , homme d*hoiM>eur; mais un peu trop facile à obli^ ger des amis dont il est dupe. -— Un Lan« guedocien ! repfend Florian ; il m'intéresse comme vous, en qualité de compatriote, et je meichsMTge de sa de^« Elle est de six cents livres , si j*ai bien entendu ? -^ Oui , répond le libraire : c'est un emprunt qu'il â ^t par im biUet |i ordre , tombé dans mes mains* — » Eh bien '^ retenez ces six cents hvres sur )e pris du manuscrit de Numa^ que je vous Xemi^ l'autre jour. Si l'artiste paye la somme, v(His m'en ferez compte ; mais vous me pro* mettez bien de ne jamais la lui demander , et fiur-tout dé lui taire mon. nom. — En ce cas je vais mettre mon acquit au billet et vous le rendre* — Non ^ non : je ne veux aucunement connaître ce débiteur ; il suffit t 5. '