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vième temps qu'une teinté de tristesse âait répandue sur ses traits , et que son ame ëtait occupée secrètement de quelque objet qui infkudt sur ses destinées. EDe croyait retrouver rimage vivante de cet Oswald , de ce lord Nelyil, que son imagination brillante avait créé dans son admirable ouvrage sur Pftalie. On peut juger de tout l'intérêt qu'elle pormit au comte deRànçay. Les visitfô qu'il faisait an château de Ghàumont, n'étaient jamais assez fréquentes pour Tatiteiir de Corinne. Elle apprit qu'il habitait là moitié de l'année sa terre d'OnÈaiii , et qu'il employait l'autre à voyager ; elle sut que jamais il n'avait accepté , ni désiré d'autre titre que celai de maire de son village , dont il était le bienfaiteur révéré; dtte* af^rit enfin qu'au mmnent de s'unir à une jeime étrangère aussi remarquable par sa beauté qiie par ses talens et son rare mérite y il avait craint de ne pas trouver dans cet hymen tout lé bonheur qu'il ambitionnait ; et qu'effinayé de Tédat que répandait autour d'elle cette personne si séduisante,, il avait rompu des nœuds que l'aiiiGlùr avait déjà fôr-^ mes. Tous ces rensèigneinens ne firent qu'auge a 21. ••
246 MAPAME BE STAML ,
menler la prëdilectioii qo*ii^iiirait le comte \ madame de Staël. N(m-ae«km«jeal son âge , sa figure et sa touchaqte mâancolîe lui rappe^ laieot le J^ieo-aimé <le Coriwte ; asaîa sa po* sition morale deve^ai^ ah^okimjeiit la flaéaie, BieQtdt le biHift sa véf^ndtt que monsîevir de Rançay, ciéd^mit w§x y<»uii de sa âiimiUe, et aux demiàrea volpii^ d'im père doot il clié* rissaît la mémoire , ae pressait d'^umaer k fille uniqijiede k barûD^e deMontsaux, fenuna adroite , impértens» , dont k terre joûpaît celle dX>E>2ain^ ce q^ deivatt rendis le o^te propriëtJBkf de.vasies ^ièméùùpiét lui^piooQ-. rer le mo^iien de feiire enicona plus d'beuveuz^ Madcuoe de Staël . vetrou^ratt! pour ainsî dire tous les personoagescn^s par dk dans le^hefr d'oeuvre de ses piKuhmtîoBS s ool^ bsproniie 4^ Monteapx ëtait F^Kbitiense , l'anslère Am^ Edgermond; sa fiifek, ^\m <fisa^t ètpé %éD de seite ans^ et poan^er ^ plus cekstefigort, «ëtaît oefcte pare et confiante Luûile^ dont k tendre amour et les vertus aimables , ne pu* rent jamais remplûrk coeor c^iin ^ponx adf>^ vé. n ne manquait pkis à ipadane de Staat, pour eœnpièter ses cb^es iHusions , que 4e
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çonoattre celle que le courte de Rançay sa.crifiait à des convenances de fortune, à des craiu'» tes chimériques* Le hasard lui pr^nta cette nouvelle Çqrifme dans une de Sf3s pri^nenades sur l^s bord^ d^ la {joi^e , cpi.'elle disait être la décoraldoTk de tejaii* Un jour qu'elle layait rçinqifiti^ Iç o^irs <;l^ ce 9euve , pisqu'pu vil- Uge de Qc^Qdëy^cjUe e^ten^it de Ipin Içs sQns ^Vi?uç h^j^ , çorUr d^doujon d'un \im% çhâtec(u 4^atJ[ç& murailles, créi^t^ et Tjaptiqiie pont'levis ^^nnpn^i^nt U9f d^ c^ fovteres^s f^n^eM^es.çl^l^I^.guf^ce^.d^, U En
«Japprodj^if^ dp plus près.,, n^adame de Staël fut frappée des son^ F%v^|^aji& d*upe y^oi^ qui s'unissakï aux; m/^piii^if. aopoi^ de t'ijugtiuxnent , et i^écilaiit plusi^^iiE^ ^Vw^eps de^ pensées et deS; io^ifQi^sf^tipnft de. Corinne. Elle jugea façi^pi^t.cpw la. p^lismafs qui cbànMit ces f ra^jipçns , e^ iip^^^p^^^s^t aja hasard Tac- GQf^paf^emej^t s^iç k^ h^rpe? etu^tait ce q^s^ PR^^S^it jsa,c>^WMre., spps resservir ^1, ]fhjthiB»Ç;po!^tiqup* Plj^s d'UPjS i^d vaême,^ die entendit proférer sans auQUi^ cba^t, quet ques, phrases d^ s^te 5 . qu^ sQiphl^U annon« içer une musique expressive » ainsi que Ta fait
!iiS MADAME DE STAËL ,
J. J. Rousseau dans Tadmirable scène de P/gmaHon. D'abord on prélude mélancolique se fît entendre et précéda ces paroles :
tt Pourquoi me dire que fêtais charmante, » si je ne devais plus être aimée ?.. . pourquoi » m'inspirer si douce confiance , si je devais » être trompée ?••.. Coàiinent se peut-il que » deux cœurs qui se sont unis , enlacés par » tout ce qu'il y a d'honneur , d'amour et de n bonne foi sur la terre , deviennent tout-à- » coup étrangers l'un à l'autre ? »
Bientôt une harmonie plus sombre accom« pagna cette plainte si légitime d^une jeune beauté que le chagrin dévore.
« Ges nobles traits dont fêtais si fière, cette » fp£ucheur dont j'étais si vaine , tout cela se » âétrir chaque jour. . . ... Mes yeux éteints ne
» peindront plus mondaine, ils n'ajouteront » plus h l'expression de ma voix...* Charmes » de la jeunesse , émotions du cœur , élans de i> la pensée, gaîté , grâce, imagination , droits y si précieux d'int^ess^ et de plaire : tout » ^est anéanti. »
Tout-à-coup «ne musique vive , animée se faisait entendre et préparait ce dernier élan