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fillette ne présentait aucune manifestation infectieus récente, Elle avait eu la rougeole à trois ans, la coqueluche à 3 ans 1/2, la varicelle à 8 ans. Elle n'avait jamais eu de rhumatisme articulaire aigu.
Dès son entrée, on notait un souffle systolique de la pointe; l’état général était très satisfaisant.
Dix jours après son entrée, l’état général s'aggrava subitement, la température s’éleva à 40°, le visage devint pâle et plombé. On constata en même temps l’apparition de symptômes à type scarlaiineux : pouls rapide, vomissements, exanthème scarlatiniforme du tronc TOUgeurs bucco-pharyngées.
Le lendemain la malade mourut, deux mois et 10 jours après le debut de sa chorée.
Autopsie. — Cœur mou: Endocardite récente et végétante de la valvule mitrale sur sa face auriculaire; pou- . mons hourrés de noyaux apoplectiques.
(BoucauT, Gazette des Hôpitaux, mai 1869. — Résumée).
Cet auteur rapporte l’histoire d’une fillette de 8 ans 1/2 atteinte d’une chorée intense généralisée dont le début remonte à 13 jours. Cette malade ne présentait aucun antécédent morbide. A l'examen on constata, dès son entrée, un faible bruit de souffle dans la région du cœur au-dessous du mamelon. L'état général était excellent.
Quelques jours après son entrée, la malade présenta un accident d'apparition inopinée : une hémiplégie gauche, avec perte de la sensibilité du même côté, apparut subitement sans qu’il y ait eu perte de connaissance. On constatait de la déviation conjuguée des yeux à droite et une hémicranie douloureuse droite. L’auscultation du cœur dévéila une augmentation d'intensité du souffle systolique de la pointe; à la base il y avait un souffle
diastolique rude. Le pouls était à 120. Aucune manifestation {hermique.
L'examen ophtalmoscopique révéla la gêne de la circulation encéphalique droite; la pupille droite était œdémateuse, à contours plus flous.
Deux jours après cet accident la petite malade mouftut, moins d’un mois après l'apparition de sa chorée.
Autopsie. — Cœur : Léger épaissisement des valvules tricuspides, les valvules sigmoïdes aortiques sont saines. Les valvules mitrales sont très altérées. Enorme épaississement de ces valvules et des cordages tendineux. Elles présentent sur une des valves une énorme végétation fibrineuse, pédiculée, longue de 1 em. 5 et large de 2 cm. Cette végétation polypeuse, adhérente à sa base et frangée à son bord libre, bien qu’assez résistante a été entamée par les mouvements de va et vient auxquels elle a été soumise. L'autre valve présentait une végétation ayant les mêmes caractères physiques mais de dimensions beaucoup plus restreintes.
Vaisseaux : Oblitération complète de l’artère sylvienne droite avec ramcllissement de tout le territoire vasculaire correspondant (couche optique et corps strié droit).
Noyau d’apoplexie pulmonaire, infarctus rénaux et intestinaux. Un caillot au point de bifurcation de l'aorte abdominale, ne créant pas d’oblitération complète.
(C. DE Boyer, Service de M. Bouchut. — Résumée).
C. de Boyer rapporte l’histoire d’une fillette de 7 ans atteinte de chorée depuis trois semaines. Cet enfant n’a jamais eu de rhumatisme ni de fièvre éruptive. Elle a présenté en tout et pour tout une première attaque de chorée depuis laquelle lenfant se plaint de palpitations.
Actuellement, la fillette présente une hémichorée
Le 40 ee
droite d'intensité moyenne, sans troubles mentaux. Il n'existe aucune manifestation d’ordre général. L'examen du cœur montre un frémissement sus-apexien; à l’auscultation il y a un souffle svstolique de la pointe.
Un peu moins d’un mois après son admission, alors que l’évolution semblait être dans la meilleure voie, la malade fut prise subitement d’une dyspnée considérable. avec angoisse, douleur précordiale et petitesse du pouls. La température était de 37°5. L’auscultation du cœur révélait, en plus des signes stétacoustiques signalés plus haut, un bruit râpeux, superficiel, aux deux temps.
Dans les jours qui suivirent apparurent des signes d’épanchement péricardique. Ceux-ci rétrocédèrent d’ailleurs assez rapidement puisque, dès le 10° jour qui suivit la complication, on pouvait percevoir les bruits du cœur avec assez de netteté pour saisir une modification des signes stétacoustiques d’origine valvulaire, consistant dans l’augmentation de l'intensité du souffle systolique de la pointe et dans l'apparition d’un souffle au premier temps au foyer ao'tique.
D'autre part, la palpation montrait une sorte de frisson du plastro sterno-costal contemporain de la systole ventriculaire.
Par la suite, la malade se comporta comme une véritable aortique. L'examen physique révéla d’ailleurs une aggravation considérable du processus frappant les sigmoiïdes de l'aorte. La malade, qui n’avait aucun signe .d’insuffisance ventriculaire droite, tant physique que fonctionnel, se plaignit de douleurs dans le plexus bra- * chial gauche de tendance syncopale, son faciès était d’une pâleur de cire. |
La malade mourut subitement cinq mois après le début de sa chorée, trois mois après le début des complications endopéricardiques.
Autopsie. — Pratiquée 24 heures après la mort, ne
ce FES
montra aucun épanchement des cavités séreuses. On notait une légère hypertrophie du ventricule avec symphyse péricardique totale dont les feuillets adhérents circonscrivaient de petites cavités aréolaires remplies d’un liquide sañguinolent et peu abondant.
La valvule mitrale, insuffisante, était le siège d’une endocardite végétante très élégante dont les productions festonnées s’étendaient jusque sur les cordelettes tendineuses. Les valvules sigmoïdes aortiques sont très altérées; l’endocarde droit présente aussi des végétations sur le bord Ibire de la valvule tricuspide et l’inflammation était aussi très prononcée sur l’endocarde pariétal auriculaire droit dans la région de la fosse ovale.
Aucune lésion apoplectique dans les différents organes.
Aucune lésion histologique des pédoncules cérébraux de la couche optique, des corps striés, du lobule de l’insula, des tubercules quadrijumeaux du bulbe.
OBSERVATION N° 17 (ROGER, Arch, générales de Médecine, 1868. — Résumée).
Il s’agit d’une fillette de 7 ans atteinte d’une chorée intense généralisée depuis.5 jours. Cet enfant n’avait jamais présenté de manifestations infectieuses ou rhumatismales auparavant. Dès son entrée, elle présentait des symptômes cardiaques : matité considérable de la région précordiale, souffle au premier temps à la pointe.
L'épanchement augmente considérablement les jours suivants, en même temps qu’on perçoit un frémissement de la région précordiale.
La malade suecomba en quelques jours dans un accès de suffocation.
Autopsie. — Symphise péricardique presque totale antérieure, d'installation récente. Cent grammes d’épanchement dans la partie postérieure de la cavité péricar-