‹ Les Endocardites Typho-Paratyphiques: Contribution à l'Étude des Septicémies ÉberthiennesChapitre 5 sur 17 · UE · texte numérisé non relu

UE

lente, délire. Apparition d’un écoulement purulent de l’oreillette droite.

28 mars : température 38°4. Pouls incomptable. Reprise du syndrome méningé. Le frottement péricardique est plus net. Arythmie. Endomyopéricardite certaine.

Le 29 mars : le frottement diminue. On entend de nouveau à la base un bruit râpeux systolique, et, à la pointe, un autre souffle beaucoup plus doux. Température 38°1. Pouls 152.

31 mars : otite gauche. Chute de température à 37°. Agitation. Pouls misérable.

2 avril : la température remonte à 39° et le lendemain, à 40°. Délire. Amaigrissement intense. Aux poumons, on entend de gros râles humides, qui, le lendemain, donnent l'impression d’un gargouillement. Sérum, caféine, huile camphrée. Pâleur extrême. Extrémités froides. Pouls presque incomptable, 200 au moins. Glace sur le cœur. Digitale.

10 avril : amélioration.

Apyrexie. Pouls 120. Il n’y a plus de râles dans la poitrine. Le délire a disparu. Le souffle systolique, dans la région moyenne du cœur, est très net.

On découvre un phlegmon profond de la cuisse droite déjà collecté. Incision ; drainage. Dans le pus on ne trouve que du streptocoque pur, et pas d’Eberth.

23 avril : l’apyréxie est définitive.

Le frottement a disparu. Reste un léger frémissement systolique, à la partie moyenne du sternum. La matité du cœur atteint le bord droit du sternum. Le souffle systolique, assez fort, de même siège que le frémissement, paraît avoir pour foyer l’orifice aortique.

Pouls un peu tendu, mais sans les caractères du Corrigan.

Etre

14 mai: l’enfant quitte l’hôpital, guérie.

Octobre : on revoit l’enfant, en bon état.

Légère dyspnée d'effort. Les signes physiques n’ont pas varié. Souffle systolique dans toute la région précordiale, à maximum aortique. L’hypertrophie du cœur n’a pas augmenté.

Obs. IV (DEvris, Wiener Klinische Wochenschrift, juillet 1924).

RÉSUMÉ. — Paratyphoïide À. Endocardite apparue au dixneuvième jour. Séquelle : Insuffisance ({ricuspidienne.

Malade âgée de 19 ans, sans antécédents pathologiques, entre à l’hôpital le 10 août 1921, au cinquième jour d’un état fébrile avec céphalée, asthénie et douleur des extrémités.

À son entrée, la température axillaire est de 39°6. Herpès labial. L’examen de l’appareil circulatoire ne montre rien de particulier. Pouls : 84, bien frappé, régulier.

Grosse rate ; foie douloureux; quelques râles de bronchite.

Urines : ni albumine ni sucre. Diazo-réaction positive.

12 août : examen du sang : globules rouges 3.300.000; globules blancs 3.800; hémoculture: culture pure de para À.

15 août : séro-diagnostic positif à 1 p. 1.500 pour para A.

Tracé thermique irrégulier, à type rémittent ou intermittent.

24 août : température 40°-41°. Le malade se plaint de céphalée; nausées.

HR

Le pouls pour la première fois devient petit, rapide, 138, mais régulier.

L’auscultation fait percevoir un souffle systolique d’une grande intensité à la tricuspide, qu’on explique par une insuffisance fonctionnelle.

25 août : douleur précordiale, palpitations, dyspnée. Le souffle systolique, toujours intense, s'entend jusqu’à la ligne mamelonnaire droite ; le deuxième bruit pulmonaire est sourd.

Hémoculture : para A.

27 août : température 39°. Les signes cardiaques n’ont pas changé.

L’injection intra-veineuse d'un colloïdal (1 cc.) est suivie d’un collapsus grave qui est enrayé immédiatement par une injection intra-cardiaque d’adrénaline et une injection intra-veineuse de strophantus.

Hémoculture: para A.; à l’état pur.

16 septembre : malade apyrétique. Les signes d’auscultation persistent.

Revue un mois après, la malade présente toujours le souffle d'insuffisance tricuspidienne, ce qui témoigne d’une lésion constituée.

Obs. V (NOBÉCOURT, Journal des Praticiens, 27 avril 1929);

RÉSUMÉ. — Fièvre typhoïde d'intensité moyenne. Rechute. Endocardite mitrale pendant la rechute (au 22° jour). Séquelle : Insuffisance mitrale.

Il s’agit d’une fillette de 5 ans et 11 mois. Antécédents: père et mère bien portants, une sœur bien portante, une sœur jumelle tuberculeuse. Antécédents personnels: rougeole, bronchite, coqueluche.

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