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Une nouvelle crise d’hypertension paroxystique survient à nouveau, au début de la nuit, en plein sommeil. Le malade pousse un cri d'angoisse et présente une agjitation désordonnée, avec délire ambulatoire : malgré son état de tuphos, il est difficile de le maintenir sur son lit, le facies est vultueux et angoissé, le regard remarquablement fixe.
Ces phases d’agitation se renouvellent, en alternant avec des périodes de dépression et de pâleur, pendant lesquelles on peut prendre le pouls, qui est très rapide et irrégulier, et ausculter le cœur dont les bruits sont assourdis, avec extrasystolie. Tension artérielle : 18,5-11. Le paroxysme tensionnel est donc moins net que la veille.
Ces périodes de dépression côtoient la lipothymie.
Le malade, somnolent et indifférent, présente des soubresauts des membres. Bientôt surviennent des sueurs profuses, avec refroidissement des extrémités, et le cycle des manifestations précédentes se reproduit plusieurs fois. Pendant cette période la température est voisine de 38°7.
Une injection de morphine calme progressivement tous les phénomènes d’excitation, et une injection intraveineuse d’ouabaïne améliore les troubles circulatoires.
Progressivement le malade reprend sa lucidité, peut s’endormir, et à ce moment la tension artérielle n’est plus que de 15-10.
Le 2 août, le malade a retrouvé son calme, la température est 38°5, le pouls oscille entre 100 et 120, la tension reste à 14,5-10. Les bruits cardiaques restent assourdis ; disparition des extra-systoles ; embryocardie.
Dans la soirée, apparaît une ébauche de crise : légère agitation, facies vultueux, crise sudorale, mais sans modification du pouls ni de la température.
Le 3 août, amélioration manifeste. Somnolence avec un peu de carphologie, mais le facies est bon ; la langue se