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de champagne. Le corps utérin est légèrement augmenté de volume, de forme irrégulière, facilement mobilisable. Les annexés droites sont empâtées, légèrement douloureuses. Les annexes gauches ne sont pas perçues.
Par hasard, notre attention a été attirée par un petit orifice hémorragique, à bords rouges, situé au niveau du périnée, un peu à droite de la ligne médiane, équidistant de l'anus et du vagin. On apprend par l’interrogatoire, qu’elle connaissait l'existence de cette fistule pour laquelle on lui avait déjà proposé une intervention. Elle existait en effet, depuis quinze ans et ce qu’il y avait de particulier, c’est qu’elle donnait issue à du sang noir pendant toute la durée des règles. En dehors de cette période, elle n’en était par contre nullement incommodée.
A l’aide d’un petit stylet, on vérifie que l’orifice conduit à une petite cavité isolée entourée de tissus durs. On porte le diagnostic clinique d’endométriose périnéale. La malade fut réexaminée au moment des règles. Nous avons constaté l'augmentation de volume de la néoformation et l’évacuation du sang noir visqueux par la fistule. Malheureusement la malade n’a pas accepté l'intervention et l'examen histologique ne put être pratiqué ; ce qui dans une certaine
mesure rend ce cas assez discutable.
Obs. VII. — Micnorrrscx (Vienne) (Viener Med. Wochenschrift, L. XXXHI, n° 26, 24 juin 1933, p. 725).
Il s’agit d’une femme de 28 ans qui, quatorze mois auparavant, a eu un accouchement difficile ayant nécessité l'application d’un forceps et une épisiotomie. A la suite de quoi, elle a présenté, pendant trois semaines, de la rétention d’urine.Quelques semaines après l'accouchement
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elle a senti, dans la cicatrice, avant guérison complète de la plaie un petit nodule douloureux qu’elle a attribué à un fil. Le nodule a augmenté progressivement de volume et a pris une coloration bleue noirâtre, qui l’a déterminée à consulter.
A l'examen dans une cicatrice un peu déhiscente on trouve, à la surface de la peau, un nodule rond, violacé de la taille d’un petit pois qui, d'après sa situation, semblait correspondre à un point de la suture d’épisiotomie. Cette petite tumeur était relativement mobile, située immédiatement sous la peau, qui n’était pas modifiée à sa surface : la coloration bleue-noire étant réalisée par transparence et non par envahissement.
Les organes génitaux sont normaux. L’utérus un peu mou et un peu gros correspond à une période prémenstruelle.
Le 26 janvier 1932, excision de la cicatrice, ce qui a permis d'enlever le nodule en tissu sain. {l a été pratiqué enfin, une révision de la cavité utérine dans le but de com-
parer la structure histologique des produits de desquamation utérine et du nodule.
Examen histologique: a} La muqueuse ultérine : on voit de larges travées de muqueuse utérine, dont le stroma est très large, et qui montre une transformation déciduale. Les glandes sont augmentées, souvent dilatées. Leur épithélium forme une petite saillie régulière, de sorte que la paroi interne des glandes, apparaît dessinée en dents de peigne.
b) Nodule périnéal : l'épiderme est d'épaisseur normale. Le chorion est formé d’un tissu très compact et contenant par place, surtout à sa partie supérieure, d'importants amas de lymphocytes. À peu près au centre de la prépara-
tion, existe dans le chorion, une grosse cavité kystique
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flanquée de plusieurs petites cavités voisines contenues dans un tissu cellulaire lâche. La cavité kystique est tapissée d’un épithélium cubique dont les cellules deviennent petites et cylindriques par place. Les plus petites cavités ressemblent absolumentaux glandes dela muqueuse utérine. De même, le riche tissu cellulaire situé entre elles et qui estnettement séparé du tissu conjonctif environnant, montre la même structure que le stroma décrit plus haut pour la muqueuse utérine. Dans toutes les cavités ontrouve des restes de sang coagulé.
Il s’agit donc d’une endométriose.
Obs. VIEIL. — MALIPHANT (Journal of obstetrics and Gynecology of British Empire, octobre 1933).
Il s’agit d’une femme de 28, ans admise au Royal Infirmery de Cardiff en novembre 1932, pour une tumeur située entre l’anus et l’orifice vaginal. Elle a deux enfants de 7 et 10 ans. Elle a commencé à être réglée à l’âge de 12 ans, les règles duraient six jours et survenaient régulièrement chaque mois, jusqu’à la naissance de son second enfant, il yaseptans. Depuis, elles sont devenuesirrégulières et d’une abondance anormale. Les règles durant six à sept jours et survenant tous les seize à vingt jours. Par contre, la dysménorrhée existe depuis l’adolescence. La douleur apparaît avec les règles et dure quarante-huit heures. Cette dysménorrhée ne fut en rien modifiée par les deux accouchements. La malade a subi diverses interventions : elle a été opérée en novembre 1922, pour thrombose vulvaire ; en décembre 1993, l’appendice a été enlevé ; en juin 1929, elle a subi une colpopérinéorraphie postérieure et enfin en janvier 1930, elle a été curettée. Depuis {2 mois environ,
soit 2 ans et 4 mois après la colpopérinéorraphie la malade a constaté une tuméfaction entre le vagin et l’anus, au niveau de la cicatrice. Au début elle était petite, mais bientôt, elle augmenta de volume et devint tendue et douloureuse au moment des règles. L’augmentation de volume se manifestait surtout vers le deux ou troisième jour pour atteindre son maximum vers la fin des règles. Il était alors très douloureux ; il devenait ensuite progressivement plus petit et était absolument indolore en dehors des périodes menstruelles.
Quand je vis la malade, elle présentait une tumeur, de la taille d’une cerise, située sur la ligne médiane du périnée, un peu plus près de la commissure postérieure du vagin que de l’orifice anal. La masse était arrondie dans l’ensemble, et mesurait 2 cm. de diamètre. Elle faisait une saillie à la surface de la peau du périnée, comme un nodule kystique et présentait une teinte bleuâtre. Elle était adhérente à la peau qui la recouvrait, et la cicatrice à direction antéro-postérieure était visible à sa surface. La tumeur fut enlevée le 29 novembre 1932. Elle était assez bien limitée et en partie encapsulée, mais la capsule était solidement adhérente aux tissus environnants. Un kyste se rompit au cours de manœuvres opératoires et contenait du sang.
Examen histologique : macroscopiquement on décrouve à la coupe un kyste, de 1 cm. 5 de diamètre, partiellement rempli de sang. A l'examen microscopique, on constate que la paroi du kyste est constituée par des tissus fibro-musculaires denses, et que sa surface interne était limitée par des restes de caillots sanguins en voie d'organisation. Les éléments épithéliaux ne purent être
mis en évidence à l’intérieur du kyste, mais dans la paroi,