‹ Les Endométriomes du Périnée: Contribution à l'Étude de la Pathogénie des EndométriomesChapitre 4 sur 19 · RE À · texte numérisé non relu

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tuméfaction d'aspect nodulaire qui se trouve en regard de la cicatrice. Elle se développe progressivement sans jamais atteindre cependant un volume très Considérable. Mais cette tuméfaction ne prend de caractère vraiment particulier que par sa participation au cycle menstruel. A chaque période menstruelle, elle s'accompagne de troubles fonctionnels de degré variable. C’est une simple gêne périnéale d'abord, puis des poussées congestives quelquefois très douloureuses qui ont leur acmé vers le deuxième jour des règles et qui se terminent deux ou trois jours après elles. Au cours de ces crises douloureuses la tumeur augmente sensiblement de volume et peut même, dans un certain nombre de cas, être le siège d’une petite fistule qui donne issue à un suintement hémorragique. Cet écoulement sanglant persiste pendant cinq à six jours et se tarie avec la cessation des phénomènes douloureux. Il réalise une véritable fistule cataméniale hémorragique, qui a dans l’histoire clinique des endométriomes du périnée et de tous les endométriomes sous-cutanés en général, une importance diagnostique primordiale. Il n’est relaté que sept fois sur douze observations, parce qu’il semble faire partie de l’évolution progressive de la tumeur qui se fistulise par distension et non par envahissement.

Ainsi l’aspect clinique de ces endométriomes se

résume-t-il à une petite tumeur nodulaire, développée

au niveau d’une cicatrice périnéale et qui subit au

MAS D ee moment des règles une poussée congestive et parfois hémorragique.

. Ïl est rarement donné de pouvoir suivre l’évolution spontanée de la tumeur tant il est normal, autant de désirer assurer le diagnostic par l’examen histologique, que d’essayer de soulager la malade. Cependant, l'exemple de la récidive après intervention, signalée dans l’observation de Palmer, vient confirmer, comme on pouvait s’y attendre, le fait que cette évolution reste liée à la fonction ovarienne. C’est ainsi que l’on püt constater, qu’au voisinage de la ménopause, les crises douloureuses diminuaïient d’intensité et de durée, et le volume de la tumeur présentait très nettement une tendance régressive.

Le pronostic des endométriomes du périnée ne comportent donc pas de véritable gravité. Il en serait tout autrement si la localisation périnéale allait de pair avec une endométriose pelvienne. Mais le fait n’est relaté dans aucune observation. On comprendra donc que l’on s’attache à la pathogénie de ces tumeurs

plus volontiers qu’à leur histoire clinique.

Diagnostic.

Le diagnostic ne pose, à vrai dire, qu’assez rarement de difficiles problèmes.

Les endométriomes du périnée siègent sous la peau

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entre 1x fourchette vulvaire et l’orifice anal. Ils ne sauraient donc être confondus avec les lésions chroniques où inflammatoires de la glande de Bartholin qui se trouve dans la base de la grande lèvre. Certains endométriomes peuvent se développer en cet endroit ; mais ils sont alors à rattacher aux endométriomes vaginaux ou aux endométriomes du ligament rond, et présentant au point de vue pathogénique une signification toute différente, ils doivent être éliminés. de cette étude.

Les symptômes fonctionnels à type de gêne, de pesanteur périnéale, sont plus souvent le fait de lésions inflammatoires que d’un endométriome. Il peut s'agir d’abcès de la partie antérieure de la fosse ischio-rectale pouvant donner lieu à des fistules assez persistantes, mais ces fistules ne sont nullement hémorragiques. Et si les différents symptômes peuvent se trouver légèrement accrus lors de la phase congestive des règles, ils n’ont jamais ce caractère régulièrement cyclique qui est le fait le plus remarquable de lhistoire clinique des endométriomes.

Plus souvent peut-être, du fait de la quasi-constance: d’une déchirure périnéale dans les antécédents, on seut être amené à penser que le petit noyau induré que l’on perçoit est lié à l'élimination d’un fil non résorbable employé pour la périnéorraphie.

Il existe, enfin, à côté des endométriomes, d’autres tumeurs du périnée également rares mais dont la morphologie est assez semblable : des lipomes, des:

fibromes, ou des adénomes sudoripares qui méritent

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