LS CU
A Pexamen histologique, se trouvent révélés les caractières anatomiques spécifiques des endométriomes. L'élément fondamental est le tube épithélial. Seul, dit Jayle, il est constant, seul il est absolument nécessaire pour porter un diagnostic. Ce tube épithélial est constitué par une seule rangée de cellule cylindriques souvent ciliées, disposées en un cercle complet à la coùpe. Ces cellules cylindriques sont généralement hautes et tassées les unes contre les autres. Leur protoplasme est faiblement acidophile. Cependant si le tube se dilate et devient kystique, l’épithélium qui le tapisse a tendance à s’aplatir et à s’effacer. Les tubes glandulaires affectent des formes diverses. Ils peuvent être droits ou sinueux. Souvent ils se divisent en trois ou quatre branches ; parfois ils prennent la disposition en peigne ou le type arborescent. Certains possèdent des dilatations localisées ampullaires qui ont pu faire parler de pseudo-glomérules. Assez souvent, peut-être en raison des manipu- Jations que subit la préparation, les coupes .des tubes et des cavités kystiques sont vides mais on peut parfois y trouver du sang.
A vrai dire, si le tube épithélial est l’élément essentiel des endométriomes, il ne semble pas qu’il faille dénier au tissu cytogène qui l’entoure une valeur à peu près égale. Ce tissu cytogène ou chorion est fait de.cellules connectives, trapues et anguleuses, à noyau central ovoïde, riche en chromatine, à protoplasme rameux, formant avec les expansions des cellules
voisines des mailles serrées ou claires, ponctuées de
vaisseaux capillaires sanguins jeunes et de lymphatiques. Ce tissu connectif jeune est presque toujours. abondant au contact d’un tube à épithélium cylindrique cilié. Mais il arrive que la gaine conjonctivovasculaire soit réduite d’épaisseur ; minime à l’extrême. Ce fait s’observe surtout lorsque la dilatation des tubes glandulaires a abouti à la formation des kystes. Il y a volontiers un parallélisme remarquable entre la transformation cubique et l’aplatissement endothélioide des parois épithéliales d’une part, et la réduction et l’amincissement du stroma d’autre part.
A ces deux éléments s’adjoint, plus inconstamment, un tissu musculaire lisse qui souvent se dispose en anneaux concentriques à la tumeur conjonctivo-épithéliale et dont la périphérie va dissocier, sans les envahir, les tissus environnants.
Ainsi se trouve réalisé, comme on l’a si souvent dit, un véritable utérus en miniature. Il y a certes là une très grande ressemblance morphologique qui, à elle seule, serait néanmoins susceptible d’être trompeuse. Mais les réactions physiologiques des endométriomes prouvent une similitude plus troublante encore. La muqueuse subit à l’occasion des périodes menstruelles, des variations structurales identiques et parallèles dans le temps, à celles de la muqueuse utérine. Ils sont également soumis aux modifications gravidiques et subissent pendant la grossesse la transformation déciduale.
Ajoutons, enfin, que l’ovariotomie double ou, ce
qui revient au même, la castration radiothérapique
DROLE ECS
amène la disparition de tous les phénomènes pério-. diques au niveau de l’endométriome en même temps. qu’au niveau de la muqueuse utérine. C’est là une: notion dont l'importance thérapeutique n’échappera pas.
Exposé des différentes théories pathogéniques.
Il est nécessaire d’envisager le chapitre dans son.
ensemble avant de rechercher, à la lumière des différentes observations, quelles théories peuvent être invoquées pour les endométriomes du périnée et quelles conclusions on peut tirer de l’existence de ceux-ci, en ce qui concerne la pathogénie générale des tumeurs endométriales.
La multiplicité des théories proposées vient de ce qu'aucune d'elles ne peut, à l’analyse, donner une explication suffisante pour tous les endométriomes quelle que soit leur localisation.
Et pourtant tous constituent une entité anatomoclinique suffisamment nette, pour que l’unité dans la conception pathogénique, soit presque nécessaire à la. satisfaction de l'esprit.
Ces théories pathogéniques peuvent être classées.
en deux groupes essentiels :
Mo 1° D'une part, celles qui cherchent à faire admettre ‘que l’endométriome résulte de la transformation de tissus préexistants en un tissu semblable à celui de la muqueuse utérine. HORS 2° D’autre part, celles qui soutiennent que le point de départ de l’endométriome est un fragment de la muqueuse utérine elle-même, se développant à dis-
tance, pour des raisons et par un mécanisme variable.