‹ Les enfans d'EdouardChapitre 39 sur 106 · ACTE I , SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE I , SCENE IX

Vraiment?

ÇrLOCESTER.

Pauvre Angleterre !

Pour elle un tel travail sera sans résultat : On a troublé Sa Grâce.

ÉLISABETH

Allons^ homme d'état^ D'un rendez-vous qu'on prend pensez qu'on est esclave, Au lieu de réfléchir sur quelque rien.

LE DUC D YORK

Très-grave ; Sur cette question que je roule à part moi : Est-il jamais permis de manquer à sa foi ?

ELISABETH

Est-ce une question? Suivez-nous, tête folle.

GLOCESTER

L'honneur fait un devoir de tenir sa parole -, J'ai la vôtre : partons.

LE DUC d'yORK.

Mais j'ai la vôtre aussi; Vous la tiendrez, milord; ou bien je reste ici,

GLOCESTER

Comment ?

LE DUC D YORK

Sur mon coursier je veux traverser Londre; Vous niez mon adresse^ et je vais vous confondre. Est-il en bas?

GLOCESTER

Plus tard vous aurez ce bonheur.

LE DUC d'yORK.

De vos bontés trop tôt peut-on se faire honneur?

GLOCESTER

Demain.

LE DUC d'yORK.

Dès à présent.

GLOCESTER

Ce soir^ je vous l'atteste ^

LE DUC d'yORK.

S'il arrive^ je pars; s'il ne vient paS;, je reste.

ELISABETH

Au duc d'York , en lui parlant a l'oreille.

Il s'assied. — Allons donc! je vous le dis tout bas : Mais je rougis pour vous; mais vous n'y pensez pas ; Vous viendrez, Richard.

Non.

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