LE JEUNE ACTEUR
« Tout de suite , il me fallut para!tre derant le public qui me couvrit d'applaudissemens. Les suffrages cliatouillent le cœur, et je conçois aujourd'hui rénivrerocnt du succès chez les comédiens. Si, pour eux, la gloire était constante, ce serait la plus belle carrière dans le monde des arts ; mais elle a ses retours comme la fortune. >
(A. Jal.)
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ipPELEz-voHs qu'ea terminant le i'a/ftmbanque, je tous disais que nous retrouveriom bientôt notre ex-Jocrisse au Tkéâ- . Ire des Jeunes Élèves; peut-être m'eût-il ■ été fort difficile de tenir ma promesse , ^ si nous n'eussions été en vacances. Comg ment, en effet, dans le courant de l'anpnée, auFai»-je trouvé le moyen de m'informer assez eu détail, pour en faire le sujet d'un numéro de notre publication, de ce qu'était devenu notre petit Saltimbanque et de s» nouvelle existence; mais vous savez que j'ai un oncle , ce brave contre-maître que mon père retrouva si singulièrement à Marseille, le Mousse de la Badine, qui m'aime presque autant que mon père, et me gftte beaucoup plus ; je comptais un peu sur son secours pour mettre h fin mon entreprise : il est si bon , si complaisant pour
moi I J'avais eu soin au préalable de le préparer à la prière que je voulais lui adresser, en lui racontant, aussi éloquemment qu'il m'avait été possible, le commencement de l'histoire de Batiste Guirot; j'étais même parvenu à l'intéresser assez pour lui inspirer quelque peu le désir de connaître la suite de ses aventures. Depuis que je savais que le jeune Saltimbanque devait débuter chez M. Comte , je lisais souvent les affiches ; mais^ ne voyant jamais son nom, je commençais à désespérer de son avenir, et pensais que peut-être son nouveau patron, ne lui trouvant pas assez de dispositions pour le théâtre , l'avait rendu à son père. Quelle ne fut donc pas ma surprise et ma joie, lorsque, passant un jour rue du Bac, je lus une affiche ainsi conçue:
TH^TRK DES JEIHVES lÉliÊVEil.
Maedi 45 Sept. On commencera à 6 h. i/2.