LE MONITEUR
• Jamais l'oisiveté près d'eux oe vient s'asseoir ;
Un noble guide ^ un seul, au sentier du devoir,
Conduit en souriant cette douce jeunesse ,
Sans châtiment, sans criS) sans morgue, sans rudesse. »
(Saintine.)
« Hélas I vous si heureux , vous entourés de tant de soins et de tant d'amour : vous qui , en vous couchant le soir, trouvez un Ut bien doux ; qui» en vous réveillant Jeiàatin , trouvez votre repas tout préparé, vous ne vous doutez pas que tout près de vous , là haut peut-être, au dernier étage de la maison que vous habitez , une famille indigente manque de feu et de pain ; là haut peutêtre, une pauvre mère, forcée de sortir de chez elle tout le jour, pour gagner du travail de ses mains le pain de sa famille , se trouve embarrassée de ses enfans. Qu'en fera-t-elle tout le long du jour ? Qui en prendra soin, si elle les abandonne ?
» L'enfant ne peut rester seul. C'est un petit être sans prévoyance et sans force qu'on ne saurait abandonner à lui-même.... Comment venir au secours des enfans du pauvre, qui, chez eux , n'ont ni feu, ni pain , ni personne pour les aimer, les instruire et les secourir tant que dure le jour? Rassurez-vous, enfans, la charité est ingénieuse. La bienfaisance est une bonne gardienne du pauvre I »
(J. Janin.)