‹ Les enfans voyageurs, ou les petits botanistes - tome secondChapitre 5 sur 15 · CHAPITRE X VIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE X VIT

Nous voici parvenus à la partie Ja plus brillante de la botanique, dit Philippe à ses anis, qui se lrouvèrent en même temps que lui au rendez-vous; celle où nous tracerons les différentes parties des fleurs. Elles renferment tous les organes de Ja fructification; elles se composent de

me é Hocptrit

1 le Néneçon, 2 le Chardon, 3 le orand Soleil des Jardins,

4 l'dllet. 5 la Bourache, 6 la Fleur de Saule

six articles, savoir : 1° le réceptacle; 2° le calice ; 3° la corolle; 4° les étamines; 5° lé pisiil; 6° lé fruit. Toutes ces parties constituent Ja fleur. Quand elles y sont toutes, on lesnomme complètes ; s'il en manque, incomplètes. Le calice et. la corolle ne sont pas nécessaires à la fructificalion : il naît de bonnes g

ines pro duites par les fleurs qui n'ont ni calice ni corolle.

Onnomme réceptacle lasomimité évasée du pédoncule ; on appelle ainsi la queue qui attache la fleur au rameau, sur laquelle reposent immédiatement la fleur et le fruit. ï

Le réceplacle se divise en -réceplacle propre el en réceptacle commun.

Le réceptacle propre ne porte qu’une fleur.

Le réceptacle commun porte plusieurs fleurs, dont l'assemblage forme une leur aggrégée où une fleur composée.

Le corps charnu que l’on mange dans es l'artichaut est le réceptacle,

La forme du zéceplacle varie beaucoup; il est convexe dans le chardon., sphérique dans. la boutlctie, concave dans l'artichaut , plane dans le grand soleil des jardins, mamelonné dans le.cacatte fileinia.

Le réceptacle est appelé:

1° Nu, quand il n’est couvert que par les fleurs; le pissentit, le séneçon, la daituc.

2° Gavni de soies, quand de petits filamens grèles sont interposés entre les fleurs ; c’est ce qu’on appelle le foin dans l'artichaut, la centaurée, le chardon.

3° Garni de pailleltes, paléacé, quand au lieu de soies il est garni de paillettes ou de petites lames aplaties, disposées dans l'intervalle desfleurs ; la camomitte, le grand soleil des jardins, la millefeuille, etc.

2 la Paquerette, 5 FŒllet de Poete,

4 l'Ollet des Jardins 6 L'Aruehaud

Alvéolé ,creusé de cellules ou d'alvéoles plus où moins profondes.

Le réceptacle dans l’œillet est cylindrique, droit, libre er, central: Dans.les cruciféres, ilest sur ichacun.des. bords de la cloison et'sur la. base renflée:du style; dangiles boraginées..….

Dans les amentacées, le réceptacle est une sorte de filet d'axe, ou-de poinçon, imitant, lorsqu'il est couvert de fleurs, la queue d’un chat. On nomme, chaton les fleurs qui n'ont pour sRYelepre que des écailles,

. Le calice, est un prolongement de ie corce qui entoure les parties dela fructificalion, ainsi que Linné l'a défini avec justesse. 5 : Cette enveloppe, tantôt verte, LanLÔt colorée, double l'espèce de rempart que la corolle forme autour des parties faibles ‘et délicatés de Ja fructification ; elle sou- ‘tient quelquefois Les étamines : Lesecours qu’elle prête au jeune fruit est même

communément plus durable que celui de Ja corolle.

cLinné a distingué'sept espèces de calices :

1° La glume: c'est le calice des graminces, dont les balles ouécailles s'embrassent; savoir : l’avoine , le froment.

2° La spathe: autre calice membraneux, quelquefois coloré, enveloppant Ja fructification , s’ouvrant naturellement 1 4 : 4 4 dre ou'se déchirant par les progrés du‘déve- Toppement de la fleur; l'oignon: La spathe est presque toujours monophylle; elle se dessèche aussitôt après la sortie des et dure

fleuis; dans l'ail, la narct aussi lons-temps que, la fleur, dans l’a-

rum.

5° Involucre : c’est un calice ou collerelte, qui se trouve 4 la base des rayons des ombelles ; le panais.

4 Involucelle : c’est un petit involucre qui ne se lrouve qu'à la base des ombellules ; la carotte.

5° Bourse : membrane qui recouvre extérieurement; les champignons.

Goilfe : c’est, comme vous Le-savez, le calice des mousses; il s'élève un filet surmonté d’une urne recouverte de haut en bas par une membrane en forme d’éteignoir, qui tient lieu de calice; c’est ce que l’on nomme coiffe.

On a conservé le nom de calices proprement dits à ceux qui ne se rapportent pas aux divisions précédentes.

Le calice, suivant sa durée, est caduc, c'est-à-dire tombant ou persistant; le fraisier, les cruciféres, le coquelicot.

Le calice peut avoir trois positions différentes.

1° Calice supère : c’est le nom qu’on donne au calice quand il est placé sur le sommet de l'ovaire ; l’épilobe, l'onagre.

2° Galice infère : celui quis’insère sous l'ovaire ; la pivoine, le pavot.

Calice attaché à l'ovaire: est celui

qui fait corps avec l'ovaire : alors il devient fruit; les campanules.

La forme du calice est irès-variée : les us sont cylindriques , renflés à la base; turbinés, prismatiques; d’autres sonL en soucoupe , etc.

Les calices ont été partagés en deux grandes classes, suivant qu'ils sont composés d’une ou de plusieurs pièces.

1° Calice monophylle, nom général donné à tout composé d’une seule pièce :

la rose, l'œillet.

2° Calice polyphylle, formé de plus d’une pièce ; le pavot, la jutienne.

Lorsque les folioles ou pièces qui composent le calice polyphylle , sont en nombre déterminé et peu nombreuses , il s'appelle diphylle, triphylle, tétraphylle, pentaphylle , bexaphylle, c’est-à-dire 1—2—3—4—5—6 phylles, selon qu'il est formé de 1—2—3—4—5 ou 6 de ces folioles.

Observez qu'il faut que les divisions

du calice se prolongent jusqu’à Ja base,

que ces pièces soient bien séparées ; car si

elles se tenaient seulement dans l'étendue

d’une ligne, le calice serait monophylle.

Le calice est appelé bifide, trifide, quadrifide, quinquefide, etc.; multifide quand il présente 2—3—4—5, ou un plus grand nombre de divisions peu profondes.

Les bords du calice peuvent être en seic, crénelés, cèliés, etc.

Calice dns prise: calice moncphylle, divisé jusqu'à moitié.

Calice partagé, calice monophylle, divisé plus profondément ; la finaire.

Le calice est simple, quand il n'y a qu'un rang de folioles ; la rose, la paquerette.

Le calice est appelé double quandil ÿ a deux rangées de folioles formant deux calices d’égale grandeur; la fefmic, Vœiltet de poëte.

Le calice caliculé, calice simple dont la base est ceinte d’un autre calice beaucoup plus court : le pissentit, lœilles des jardins.

Le calice imbriqué, formé d'écailles qui se recouvrent à leur base ct sont disposées comme les tuiles d’un’toit : le bleuet, le chardon , Partichaut.

Le calice n'étant qu'un prolongement de l'écorce, a la même organisation qu’elle.

La corolle est la partie de la fleur la plus brillante; elle est ordinairement composée d'un Lissu très-fin, et enveloppe immédiatement les parties essenüelles de la fructification. Elle a pour origine le liber , et c’est ainsi que Linné la définit: La corolte cest le liber présent à la fructification.

Le calice dont nous venons de parler, et qui a une autre origine, ne s'offre que rarement sous les mêmes couleurs que Ja corolle, et est d’un ussu moins fin;

cependant la nature n'o pas placé un point de séparation absolu entre celuici et la corolle. Quoiqu’on les distingue bien en général, il y a des cas où celte distinction n’est pas facile.

Il y a des plantes où le calice et Ja corolle sont entièrement unis en formant une rangée circulaire très-épaisse, verle au-dehors, colorée au-dedans : la dame d'onze heures en fournit un exemple.

Cette réunion du calice et de la corolle a lieu aussi dans le daphné.

Le calice est plus universel que la corolle; car il n'y a pas le cinquième des plantes sans calice , au lieu qu'il y en a le quart sans corolle.

Il ya des corolles qui ouvrent et se ferment à des heures fixes du jour : les unes s'ouvrent le matin el se ferment le soir; d’autres ne s'ouvrent que le soir el se ferment le matin.

Le pissenlit s'ouvre à six heures du

Matin et se ferme À neuf : il en est de même du lys asphodèle.

La belle de nuit reste fermée pendant le jour : elle s'ouvre le soir, et répand une odeur douce.

La dame d’once heures s'ouvre vers les onze heures du matin, etc.

Il y a des plantes qui peuvent servir d'hygromètres. On trouve au Cap de Bonne-Espérance un souci qui veille depuis six ou sept heures du matin, jusqu'à quatre heures du soir, si le jour doit être sans pluie; s'il ne veille point, c’est la preuve qu'il pleuvra ; mais il n’annonce pas les pluies d'orage.

Si te laitron de Sibérie se ferme pendant la nuit, le jour suivant sera serein; si au contraire la plante s'ouvre, le jour sera pluvieux.

Linné disait qu’on devrait, dans chaque climat, composer une horloge de Flore, réglée sur les veilles des plantes, afin

que chacuneüt, sans montre , l'heure du jour.

La corolle, selon sa durée, est caduque: la vigne est tombante; la rose marescente. : :

Marescente, quand la corolle se flétrit et se dessèche sur son support, sans s’en détacher : les érès, les campanules.

Les corolles se divisent en monopétale, ou corolle d’une seule pétale; eten polypétale, corolles qui ont plusieurs pétales.

Les monopétales se divisent en trois sortes :

La monopélale proprement dite , comme les libacées. Les monopétales irrégulières, dont toutes les divisions ne sont pas égales, telle que la gueule de loup, quiadeux divisions plus courtes que l'autre. Les labiers sont aussi monopétales irrégulières, Nous reviendrons sur les caractères dés labiers, quine varient jamais.

Enfin ,il est une troisième espèce de monopétales qui ont alternativement des di-

visions plus grandes et plus petites, com me dans le rulomus ou jonc fleuri : on les nomme inégales.

Béatrix qui dessinait d'aprés nature une tulipe, voyant que les feuilles de la corolle étaient séparées, dit avec un certain air docte : N’est-il pas vrai, mon frère, que la tulipe est polypétale?

PIILIPPE.

Oui, tu as raison ; c’est la plus belle fleur de cetie division; elle nous vient de l'Inde, ainsi que la renoncule; mais la tulipe est surtout l'objet de la curiosité des Hollandais.

- FONSFRÈDE.

Güi, j'ai entendu raconter, pendant que nous étions en Hollande, un fait qui prouve , disait papa , jusqu'où les hommes peuvent être conduits par l'envie de primer , quelque chose qu’il en coûte, soit par eux-mêmes ou par ce qui leur appartient.

I} y avait à Paris ün homme fort riche, et dont la manie était de posséder

cn

les choses les plus rares, et surtout que personne ne pût dire én avoir de sen blables. Une coquille, une médaille, un manuscrit, qui ne se. trouvaient dans aucun cabinet, dans aucune bibliothèque, était pour lui une jouissance au-dessus de tout ce qu'on pouvait imaginer. Ayant épuisé toules celles que les arts et la liérature pouvaient lui offrir en ce genre, il en chercha de nouvelles dans Ja nature. IL avait fait plusieurs voyages à Harlem, et avait: apporté à grands frais des oignons de tulipes d’une rare beauté. Il se flattait d’en avoir d’une espèce qui ne.se trouvait dans aucun autre jardin. Une, entre les plus belles, faisait son admiration, quand un amateur vint Le voir et lui porta le coup le plus sensible, en l’assurant qu’il avait vu dans un village, entre Amsterdam et Harlem , une tulipe absolument pareille à la sienne.

« Vous êtes sûr? —Oh! parfaitement pa reille, je vous le jure. » Notre fou na

plus de repos; un autre a la plus belle de ses tulipes! il ne peut plus dire à ceux qui viennent admirer ses fleurs : Celle-ci est unique en Europe. Comment supporter un semblable malheur ? Aussi dès le lendemain, à la pointe du jour, ilmonte en chaise de poste, et, sans s'arrêter en chemin, il arrive chez le propriétaire de la tulipe, dont l'existence le rend si malheureux.

C'était un ministre luthérien qui, sans attacher un aussi grand prix à la rareté des fleurs que notre tulipomène, les cullivait avec plaisir, et les regardait comme un délassement agréable. Il est étonné de voir arriver chez lui un inconnu qui, dés les premiers mots, lui demande un important service. « Que désirez-vous, monsieur ? — Que vous ayez la complaisance de me montrer vos tulipes?— Je ne demande pas mieux, dit le ministre ; elles sont effectivement assez belles pour méritér votre curiosilé, » Il

mène noire Français dans son jardin; celui-ci reconnaît la fatale tulipe, « O ciel! dit-il, on ne m’a pas trompé, c'est bien là ma tulipe.—Votre tulipe! reprend le ministre étonné de l’apostrophe; elle est bien à moi, je vous le jure; elle me vient de mon père; mes soins l’ont embellie. — Eh! monsieur, qui vous dit le contraire ! aussi mon projet est-il de vous l'acheter , à tel prix que vous vouliez me Ja vendre.— Je ne veux point vendre celte tulipe; j'ai tous les ans un plaisir infini À la voir : ma femme, mes enfans, se réjouissent quand elle fleurit, et je ne la vendraisärementpas.— Quoi, monsieur, vingrcinq louis nelapayeraïent pas?—Elle ne vaut pas vingl-cinq Jouis: mais je ne veux pas la vendre. — Cinquante ?— Pas plus.— Soixante?—Non plus.— Quatrevingts?— Pas davantage. » À ce moment on vint avertir le ministre que la femme d’un de ses paroissiens le demandait; il s'excusa auprès de l'amateur de tulipes,

de le quitter un instant, et l'engagea, s’il voulait se reposer un moment, à Väccompagner dans‘la salle basse de sa maison, où il le rejoindrait. Le Français le suivit eL trouva dans cette salle la famille du ministre qui le reçut avec beaucoup de politesse; le Hollandais, après avoir été absent environ un quart d'heure, rentra , et dit à sa femme et à ses enfans:

« Mes amis, vons connaissez bien notre tuhpe, que vous nommez la reine?

Eh bien! que lui est-il arrivéf— Rien; monsieur veut l'acheter. — Oh! ne la vendez pas; elle est unique. Nous l'avons refusée au jardinier du stathouder.—Monsieur m'en donne quatre-vingts louis. — Qu’avons-nous besoin de cette somme?

—Il cest vrai que nous n’en avons que faire; mais la femme de Thomas Werman m'a dit qu'on vient d’arrêler son mari pour la valeur de deux mille quatre cents francs, argent de France, dont il a imprudemment répondu pour un homme

qui se trouve insolvable : s’il reste en prison , elle et ses enfans seront réduits à la plus affreuse misère , et cela sera d'autant plus malheureux que ce sont les plus honnêtes gens de la paroisse. J'avais pensé que si-monsieur voulait payer la tulipe deux mille quatre cents francs, nous pourrions les donner à cette pauvre.

femme pour tirer son mari de prison. — Oh! vous avez raison, dirent à-la-fois sa femme et ses enfans.— Soit, cent louïs , »

dit le Français. Il ira de sa poche une bourse qui les renfermait ; on les compta, la femme du ministre les prit, et se hâta de Les porter à celle de Thomas, Le pasteur conduisit l'amateur dans le jardin ; il lui remit cette fleur qu'il payait si chèrement ; à peine en est-il possesseur, qu'il la jette à terre et Ja foule aux pieds, en s’écriant : « Enfin, la mienne est unique. » Le ministre crut qu'il avait perdu la tête ; et, en effet, if fallait être fon pour se conduire ainsi. La femme du ministre

entra un moment après, apportant à son mari les bénédictions de la famille Thomas; elle ne put voir sans étonnement et sans chagrin les débris de la pauvre tulipe. « Qui donc a causé ce malheur! »

Alors le Français lui raconta le sujet de son voyage. La femme du ministre ne se permit pas de lui dire ce qu’elle pensait, mais son mari, devinant ses réflexions , Jui adressa ces mots: « C’est ainsi que la Providence se sert de toules choses pour arriver à ses fins. Si monsieur n’eût pas eu un désir extrème de ma tulipe, et n’eût pas voulu l'avoir à quelque prix que ce fût, le pauvre Thomas serait reslé en prison. » L'homme à la tulipe s'embarrassa peu de Ja morale. Tous les travers qui ont leur source dans l’orgucil, sont incorrigibles, disait le ministre, en racontant à mon père celte pelile anecdote. »

Nos jeunes gens remercièrent Fonsfréde de la leur avoir.apprise.

Philippe continua ainsi : la corolle a

trois positions différentes : elle est allachée sous l'ovaire, comme dans les liserons , les bourraches, les chévres-feuilles , les garances, les ombelliféres, etc.; ou bien au calice, comme dans les campanules, les fraisiers, les roses, les poiriers, etc. Elle est monopétale où polypétale. On la nomme monopétale, quand ses divisions sont unies les unes aux autres; exemple: le lilas, le jasmin. Elle est polypétale, quand elle est composée de plusieurs parties qui n’ont point d’adhérence entre elles ; telle est celle des rosiers, des pavots, des crucifères. Les corolles se divisent encore en régulières et irrégulières. On appelle régulières celles dont les divisions ou les pétales ont la même configuration et la même grandeur, eLirrégulières celles dont les divisions ou les pétales n’ont ni la même forme, nila même grandeur; la corolle du lilas, du troëne, de la rose, est régulière. Celle du pied -d'alouette, du

haricot, de la fève, de l’aconit, est irrégulière, Enfin on a donné le nom d’incomplètes à toutes les fleurs qui n'ont pas de corolle; exemple: les gramens, les amentacées, ete.

Les plantes, comme les animaux, sont mâles et femelles : assez ordinairement les deux sexes se Lrouvent sur le même sujet réunis dans les mêmes fleurs, ou bien ils y sont chacun dans des fleurs séparées ; quelquefois aussi ils sont sur des individus différens, comme dans le chanvre.

C’est au centre de la fleur, au milieu du calice de la corolle et des étamines, qu'existe le pistil, ou partie femelle de la fleur, peut corps diversement conformé ; la partie inférieure est le plus souvent la plus renflée de ce corps, ct est appelée ovaire.

Lorsque l'ovaire se prolonge sensiblement au-dessus de sa cavité, ce prolongement prend nom de style, et son extrémité supérieure, entière ou divisée , prend celui de stigmat.

Souvent l'ovaire fait entièrement corps avec le calice :'si donc, en ouvrant une fleur, on n’y trouve que le style, on examinera si la partie inférieure du calice offre un certain renflement, ou'unc cerlaine durelé qui indique la présence de l'ovaire ; on s’en assurera encore par la coupe transversale de cette partie, qui doit montrer une ou plusieurs cavités, renfermant un ou plusieurs rudimens de graines. Cet ovaire, portant les autres parties de la fleur , est appelé ovaire infère.

Le stigmat recoit le pollen ; ou lasubstance fécondante.

Le style s’élève ordinairement du sommet de l'ovaire; quelquefois il part de la base, comme dans laphanes , l’alchimille, ou, latéralement, comme dans l'aylante et la sibbatdic ; dans ce dernier cas, on l'appelle style latéral.

Lesligmatest posé sur la pointe dustyle sous Ja forme d’un petit mamelon; mais

ce dernier manque quelquefois, comme dans le pavot et la chétidoine ; alors le stigmat appliqué immédiatement sur l’ovaire, est dit sessèle.

Le style n’est donc point essentiel au pistil ; mais celui-ci n’est jamais dépourvu de stigmat ni d’ovaire.

Le style présente à-peu-près les mêmes variétés de forme que les filets des étamines.

Le stigmat varie beaucoup dans ses formes : arrondi dans le chèvre-feuille, terminé en lle dans la pervenche, sphérique dans la primevère , en boucle dans le pavot, en croix dans le scarcolier, en hamecon dans la violette , creusé en entonnoir dans la pensée, en couronne dans la pyrole, en pinceau dans la pariétaire ; et ses divisions sont capillaires dans l’oscille, roulées en dehors dans l'æillet, etc.

Je crois, dit Mathilde, qu'it est em de retourner au château, car il est tard,

Tout le monde se leva; Philippe donna le bras à la charmante Félina et à sachère Mathilde ; les autres enfans les suivirent.

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