IT
loin, phénomène qu'il faut attribuer au dessèchement du péricarpe , qui, en se desséchant, devient élastique, et pousse les graines au dehors.
Le fruit du sabticr est ligneux , obicuaire, comprimé aux deux bouts; il est composé d'environ douze loges, en forme de douze arcs tendus, et disposés circulairement à côté Les uns des autres.
Lorsque le péricarpe se dessèche, les arcs se détendent, et les graines volent au loin avec les débris du péricarpe luimême.
’ PAULIN
Oh'je connaissais d'avance celte particularité. Je me rappelle que M. Desfontaines nous a dit qu'il y avait dans le cabinet du roi un sablier qui avait éclaté avec tant de force, que plusieurs bocaux dans l'armoire où il était furent cassés ; “pour prévenir cet accident, on les entoure d’un cercle de fer.
PHILIPPE
Les coques des noix, des noïsetles, des amandes, sont aussi des valves , mais ligneuses ; les crucifères ont des siliques qui s'ouvrent comme celles des haricots, mais ils ont une cloison sur laquelle les graines s’attachent. Le plus grand soin de la nature est la conservation des espèces; elle ne paraît s’occuper que de l'éducation de la jeune plante, et de la manière de semer ses graines.
I y a un fruit que l’on nomme le cocoticr des Maldives, qui est d’une grosseur prodigieuse; ce fruit, que l’on appelle ainsi parce qu’on le trouve sur le bord de cesîles, n’y croît pourtant pas. L'on sait à présent que c’est le fruit d'un palmier qui existe à plus de quatre cents lieues de ces parages, et que c’est la mer qui l'apporte.
Un autre aussi fort curieux, est celui de l'arbre à pain, sauvage et cultivé. Le fruit du sauvage est gros comme un cœur
de bœuf, dont il a un peu la forme ; son écorce épineuse ressemble à celle de nos marrons, el'on trouve dans l’intérieur de celle coque des graines grosses comme des marrons, et séparés de leurs enveloppes ; au lieu que le fruit de l'arbre à pain cultivé esL gros comme un gros melon , et, par l'effet de la culture, les enveloppes des graines se détruisent , et toute la capacité du fruitse remplit d’une pulpe nourrissante.
Le coco est un fruit gros comme une pelte citrouille; son enveloppe séchée ressemble à du parchemin. Dans lintérieur du coco se trouve une liqueur laiteuse, el une pulpe d'an goût fort agréable. La première , fermentée, devient trés-acide. À
IL ÿ a aussi le fruit d’une sensitive, dont la fleur n’est:pas plus grosse qu’une tête d’épingle, eL qui a trois pieds de long. Cette gousse, plate et large de quatre doigts, est d’un brun foncé.
Messieurs de Kibemon et d'Ermilly, qui revenaient de la chasse, entrèrent dans la grotte; ils voulaient que l’on continuât la séance; mais Philippe, intimidé par la présence de son pére et de son oncle, assura qu’elle était finie, et qu'on allait retourner au château, quand ces messieurs élaient entrés. Jl: remit promptement ses cahiers dans son portefeuille, et prit le bras de sa cousine. Mathilde et Béatrix prirent ceux deleur oncle et de leur père; Paulin et Fonsfrède se chargérent de leurs fusils et de leurs carnassières, eL ces deux familles, qui n’en faisaient qu’une, revinrent avec plaisir se réunir à mesdames de Ribemon et d'Ermilly. Celles-ci accouraient au-devant de leurs enfans pour leur faire partager la joie qu’elles ressentaient d’avoir reçu des nouvelles d’une de leurs tantes :
elles croyaient lavoir perdue depuislongtemps; elle leur annonçait le mariage de Sa file avec un homme fort riche, mais
encore plus estimable; Félicie ( c'était le nom de mademoiselle d'Ormoise), cou- .sine germaine de ces dames, leur avait envoyé une relation exacte de tout ce qui avait précédé cet heureux évènement, et il fut convenu qu'on la donnerait à Mathilde pour la lire le lendemain, avant la séance botanique. On ne parla toute la soirée que du bonheur d’avoir retrouvé des parens aussi intéressans, ct di plaisir que l’on se faisait d'entendre l’histoire de Félicie.