‹ Les enfans voyageurs, ou les petits botanistes - tome secondChapitre 9 sur 15 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Evnx, dit Fonsfrède, quand le comte * el le marquis de... el leurs jeunes compagnes eurent quitté Montignac, nous allons pouvoir reprendre nos leçons. Oui, dit Paulin, pour ne plus les discontinuer; rien d'aussi mauvais que d’interrompre les études; la suite dans les idées peut seule mettre de l'ordre dans la tête, et Yordre est le premier besoin de l’homme raisonnable; sans Jui rien n’est vraiment beau : la symétrie, qui en est une parlie, charme toujours. La chaumiëére où tout est en place offrira un aspect plus agréable qu’un palais en désordre.

PHILIPPE

Tlen est de même de l'esprit: j'aime

mieux la conversation d’un homme d’un génie médiocre, mais d’un sens droit, qui ne passe pas d’un objet à l'autre, par des transitions incohérentes, que celle d’un homme d’une érudition profonde, mais mal digérée, qui me conduit à Ja Chine parce que je lui ai offert une tasse de thé, et qui toul-à-coup, prenant une cuiller de vermeil, me raconte les travaux des mines, qu'il interrompt par une diatribe sur les maux dont l'or et l'argent ont été causes.

MATHILDE

Mon cher ami, pardonnc-moi, mais il me semble que sans l'en apercevoir La tombes dans le défaut que tu veux signaler , et que tu l'es un peu éloisné des péricarpes dont tu devais nous parler.

PHILIPPE

J'en conviens, et je te remercie de m'en avoir fait apercevoir : r'evenons-yÿ promptement.

Le péricarpe est, à proprement parler,

ce qui sert à élever Ja jeune plante; les animaux, et surtout l’homme, se sont emparés de cette substance pour s’en nourrir , sans cependant détruire les espèces, parce qu'il y en a toujours beaucoup plus qu'il n’en faut pour reproduire la plante; ainsi ilest aisé de penser que Dieu a destiné, dès le commencement du monde, la plus grande partie des fruits pour la subsistance des hommes et des animaux ; car comment imaginer que des milliers de cerises portées par un seul arbre eussent dû produire autant de cerisiers, ce qui au bout de dix ans aurait produit des milliards d'arbres d’une seule espèce? alors que deviendraient les autres? il n’y aurait plus de place pour elles sur la terre.

Les péricarpes se divisent en deux classes: en péricarpes secs, et en péricarpes mous ou charnus. Les péricarpes secs sont de sept sortes : 1° la capsule, telles sont celles du in, de la tutipe,

du pavot; 2° la follicule ou coque péri- Carpe, qui Souvre d’un seul côté dans sa longueur : les graines sont allachées aux paroïs le long de la sutnre, tels que l’opocin, la pivoine; ou à un placenta, comme dans le {aurier-rose et l’asclépias; 3° la gousse, composée de deux valves oblongues, sontles légumineuses :

les graines sont attachées à une des sulures; 4°silique, ses graines sont attachées alternativement de l’un et de l’autre côté de la suiure : 5° silicule, petite silique :

elle convient à plusieurs crucifères, tels que les thlaspics; 6° cône, les pins, sapins, mélèzes, cyprès, thuya; mais ces formes varient, et elles sont plus ou moins arrondies; 7° la noix, qui est composée de deux pièces osseuses: la noiselte est d’une seule pièce; Les lobes de la noix sont partagées par une pelite membrane qu'on appelle zeste. Les péricarpes mous ou charnus se divisent en :

iois espèces: 1° bayes; 2° drupes ou

à de

ae

1 la Fruuboise, 2 la Prune + l'Abnicol, à la Pomme

l à, ui sh à 4 ”

fruits à noyaux; 3° pommes où fruits à pepins : les groscitles, les grains de genièvre, les müres , les framboises , sont des baies où la graine est implantée dedans.

Les fraises sont une espèce à part, parce que la graine se Lrouve à la surface; c’est Le réceptacle de la fleur qui se gonfle et qui porte la graine, qui, au lieu d’être enveloppée comme dans tous les autres fruits, est placée extérieuremenL sur Ja pulpe.

Les prunes, les pêches, les abricots, elc., sont des drupes. Ceux qui, au lieu de noix, car noix ou-noyaux en botanique sont la même chose , onL des pepios , s'appellent péricarpes pommeux ; non qu'ils soient lous des pommes, car on y comprend les poires, mais parce que pommeux est le nom géné que de ces péricarpes; ils ont une capsule au milieu qui contient les pepins, dont l’enveloppe est lisse; les graines sont nues

dans les composées; dans les graminées elles sont renfermées dans les valves du calice, jusqu’à ce qu’elles se détachent du réceptacle pour se semer. La substance farineuse est celle que nous mangeons , et lorsque le blé vient à germer, il perd sa qualité nutrilive et en conlracite même une fort mauvaise, parce que la jeune plañte attire à elle tout ce qui contient un principe de vie.

La semence ou la graine est cette partie du fruit qui renferme les principes ou rudimens d’une nouvelle plante ; c’est l'œuf végétal fécondé par le pollen, couvé pour ainsi dire et animé par lu chaleur du globe , et qui doit reproduire constamment une espèce semblable à celle dont il est issu.

Les graines peuvent être attachées aux sutures Le cloisons , aux parois, à la base de la capsule, ou an réceptacle; leur forme et leur grandeur varient bea ucoup.

A Grace :

= Je Coco des Maldives, 2 TEpernere, 3 la Lutue,

4 Scorsoncre, 5 Grane de Lapin, 6 les Anémoñes.

La plus grosse que l’on connaisse est le coco des Maldives.

Les graines des fleurs ‘composées sont quelquefois surmontées d’une aigrette qui est sessile dans l'épervière ; simple et portée sur un pivot, comme dans la laîtue; plumeuse dans la’ scorsonère, portée sur un pivot dans le pissentit.

La semence ailée est celle qui porte une membrane saillante plus où moins ferme, et bien remarquable dans les graines des sapins et de quelques ombelifères. Dans l'érable ce n’est point la graine qui est ailée, c'est la capsule.

Les semences des anémones, des clématiles, eic., sont terminées par un appendice soyeux, auquel on a donné le nom de queue. La graine est recouverte d’une pellicule ou robe plus où moins épaisse , ressemblant à lépiderme. Elle se détache par une simple ébullition ; au mi- Lieu ou à l'extrémité de la graine est une

cicatrice; un faisceau de vaisseaux com:

munique à celle cicatrice.

Eu enlevant la peau des haricots on trouve deux lobes et deux feuilles roulécs; on leur donne le nom de cotylédones ou feuilles séminales.

Iln°y a point de temps déterminé pour la germination des plantes: il y en a, comme la cressonnette, qui lèvent deux à trois jours après qu’elle est semée. Les autres sont quinze jours, un mois, six mois, et jusqu'à deux ans, sans donner aucun signe de vie. }

PAULIN

Je ne me sens pas la patience d’atten-

dre si long-temps le fruit de mes peines.

PHILIPPE,

C'est le génie qui fait les découvertes ; c’est la patience qui, par des expérienves muluipliées, en assure le succès, eLen recueille la récompense. Malgré tout ce que tu peux dire, je crois que Loi et nos anus avez plus de palience que vous ne

pensez, car voila six semaines que vous m'écoutez.

FÉLINA.

Et avec un grand plaisir, je vous assure.

Ce mot paya les peines du jeune maitre, qui offrit son bras à sa jolie cousine Pour se rendre avec ses amis à l'entrée du bois, où leurs parens les attendaient Pour une partie de chasse.

SÉIR SIIEILITAS SLA LA RAR A LE ALI AAAR AURA AT ARS Lane

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