‹ Les Enfants AccusateursChapitre 11 sur 19 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

Observation IV. — Inédite.

(Due à l’obligeance de M. le Professeur ABADIE, d'après un rapport médico-légal.)

Auto-hétéro-accusation de vol. — Récits mensongers de l'enfant normal, sous l'influence de la peur, de sentiments de vengeance et du désir d'aller dans une colonie d'enfants.

G..., apprenti fumiste, 14 ans.

Antécédents héréditaires. — Père et mère bien portants, sobres. trois frères et une sœur, tous bien portants. Pas de maladies nerveuses ou mentales dans les antécédents ou les collatéraux.

Antécédents personnels. — Enfance chétive. À 11 ans, perte incomplète de connaissance. A 12 ans, perte brusque et incomplète de connaissance. Huit jours après, nouvelle crise semblable, accompagnée de convulsions. Dans l'intervalle des crises, pas de vertige ou d’absence.

De tout temps, G... fut un enfant docile, doux, craignant toujours d’être grondé pour son retard ou son application au travail. On lui confiait de l’argent, on ne s’est jamais plaint qu’il ait commis une indélicatesse ou le moindre vol. Pas de tendance au mensonge ou à la dissimulation.

A l’examen physique, aucune malformation, encore aucune trace de développement pubéral. À l’examen mental, léger retard du développement des facultés cérébrales. Facultés affectives normales. Notions scolaires limitées.

Exposition des faits. — Alors que des ouvriers travaillaient chez M. X..., celui-ci s’aperçut de la disparition d’une robe de bal, placée dans un placard resté ouvert en raison de travaux effectués. La robe, d’une valeur de 1.200 francs, a été recherchée partout par les soins de la police sans aucun résultat.

Le jeune G.., au service de M. M... entrepreneur de fumisterie, fut conduit devant le commissaire de police par un inspecteur et un agent de la sûreté. Il leur avait avoué être l’auteur du vol. Il avait dit avoir remis la robe à un compagnon de travail B..., qui ne fut pas retrouvé.

Devant le juge d’instruction, G.. dit avoir pris la robe sur

les instigations de B..., et l’avoir donnée à B.., qui lui remit

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