L... allait souvent au théâtre ; les hommes l’embrassaient
LLAAIERe
Un artiste à qui elle portait une lettre chez lui la reçut très aimablement. Après quelques caresses, il passa sa main sous les jupes de la fillette. Elle se demanda « si c'était la même chose que son père » ; elle se laissa faire « pour savoir ». Il la coucha, introduisit son membre viril entre ses cuisses. Elle partit au bout d’un quart d'heure et ne retourna plus chez lui.
Autre attentat. L.. assistait au spectacle dans.une loge de scène, dite « loge du pompier ». Le nombre des sièges étant limité, un artiste lui offrit ses genoux. Il se livra à toutes sortes de caresses, lui passant la main sous les jupes et lui palpant les organes génitaux. Elle déclara qu’elle n’éprouvait aucune satisfaction physique, mais qu’elle était « énervée par un parfum qui endort et agace » dont l’homme était parfumé. Très flattée des attentions de l’artiste, elle se donnait de l'importance. Les gestes devenaient plus osés, il avait sorti sa verge et l’avait appliquée contre les organes génitaux de l'enfant. Elle savait fort bien où il voulait en venir, et se prêtait de bonne grâce à tous ses gestes. Elle n’éprouvait aucune sensation agréable, mais était flattée de devenir l’amie de cet artiste réputé dans ce milieu. Cela ne l’empêcha pas de lui jouer un bon tour : pendant qu’il avait sa verge dissimulée sous ses jupes, elle se leva d’un bond, se moquant de sa mine inquiète et de sa tenue trop libre. Les relations devinrent régulières, mais moins répréhensibles. Elle a rencontré cet artiste récemment, elle avoue qu’elle l’aurait suivi, s’il le lui avait demandé.
Ces déclarations n’ont jamais varié : sobres de détails, avec de la réserve dans les expressions.
On lui demande si elle n’a pas confié à d’autres le détail de ces relations. Elle répond ainsi : Il y a trois ans, sa tante, de mœurs légères, lui racontait ses relations coupables. L.. raconte qu’elle aussi a eu des relations avec des hommes. Elle inventa l’histoire suivante : chez un sieur B..., elle avait reçu de diverses personnes les caresses les plus intimes, elle avait même eu des rapports sexuels avec certaines d’entre-elles. Elle ajoute qu’elle a dissumulé sous ce récit imaginaire les relations que son père avait avec elle. |
À sa mère, inquiète de sa mauvaise tenue, elle aurait insinué l'histoire de ces attentats. À des amis du Conservatoire, elle
es AR
raconte des relations anciennes avec des hommes. Avertie de la gravité de ses déclarations, elle ne s’est jamais troublée ni démentie.
En ce qui concerne ses déclarations dans l'affaire actuelle, L.…. doit être suspectée, parce que, malgré une précocité spéciale, elle doit être considérée comme une enfant, parce que dans ses dires on retrouve certains traits qui appartiennent aux menteurs pathologiques ; elle est suspecte parce qu’elle a déjà inventé un roman précis d’attentats à la pudeur pratiqués sur elle, incriminant certaines personnes ; parce qu’elle cherche à se grandir dans l'esprit d'autrui en s’attribuant des aventures masculines et génitales.
Ces constatations sont assez nombreuses et troublantes pour imposer la plus grande circonspection dans l’appréciation des déclarations de L...
w 4 VO) x S Pie . me “ L1 4 Jap EN L + ‘ j ' es * ' v “ : à s 54 à F (SC RAC è ce ë dr * L'Anc ds * Lane r L " AT: y ne, : > Li M . RÉ r UNS PRE EE PE
ET, Ve