I. — En clinique, comme en médecine légale psychiatrique
lauto-accusation pure est très rare chez l’enfant :
Parce que l'enfant accuse plus volontiers autrui que lui-même, et quand il lui arrive de s’accuser, il se donne souvent des complices ; l'enfant est, en effet, plus souvent hétéro-accusateur ou auto-hétéro-accusateur que simplement auto-accusateur ;
Parce que le délire mélancolique avec idées d’autoaccusation est très rare chez l’enfant ;
Parce qu’enfin l'enfant est assez rarement intoxiqué
par l’alcool, qui est le facteur morbide de beaucoup le plus important de l’auto-accusation chez l’adulte.
INR L’auto-accusation de l’enfant est due :
A une suggestibilité toujours très grande chez l’enfant normal comme chez l'enfant débile d’esprit. Suivant le sens des questions, on peut faire dire à l'enfant tout ce qu’on veut, surtout sous l'influence de la peur ;
A l’activité mythique de l’enfant normal qui, chez l’enfant déséquilibré, devient de la mythomanie ;
À une insuffisance du jugement relative à la gravité des faits et aux conséquences qui peuvent résulter de l’accusation.