‹ Les Enfants AccusateursChapitre 18 sur 19 · I. — En clinique, comme en médecine légale psychiatrique · texte numérisé non relu

I. — En clinique, comme en médecine légale psychiatrique

lauto-accusation pure est très rare chez l’enfant :

Parce que l'enfant accuse plus volontiers autrui que lui-même, et quand il lui arrive de s’accuser, il se donne souvent des complices ; l'enfant est, en effet, plus souvent hétéro-accusateur ou auto-hétéro-accusateur que simplement auto-accusateur ;

Parce que le délire mélancolique avec idées d’autoaccusation est très rare chez l’enfant ;

Parce qu’enfin l'enfant est assez rarement intoxiqué

par l’alcool, qui est le facteur morbide de beaucoup le plus important de l’auto-accusation chez l’adulte.

INR L’auto-accusation de l’enfant est due :

A une suggestibilité toujours très grande chez l’enfant normal comme chez l'enfant débile d’esprit. Suivant le sens des questions, on peut faire dire à l'enfant tout ce qu’on veut, surtout sous l'influence de la peur ;

A l’activité mythique de l’enfant normal qui, chez l’enfant déséquilibré, devient de la mythomanie ;

À une insuffisance du jugement relative à la gravité des faits et aux conséquences qui peuvent résulter de l’accusation.

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